Bonne fête aux Aimé
Les évènements notables
1994 – 1er vol du Béluga d’Airbus, l’avion gros porteur le plus volumineux au monde
Le 13 septembre 1994, l’Airbus A300-600ST, surnommé “Beluga” en raison de sa silhouette particulière, effectue son premier vol. Conçu pour transporter des sections entières d’avions et des charges volumineuses, il devient un élément essentiel de la logistique aéronautique européenne. Sa capacité hors norme en fait un avion unique au monde, utilisé également pour des missions spéciales de transport.
1923 – Instauration de la dictature de Primo de Rivera en Espagne
Le 13 septembre 1923, le général Miguel Primo de Rivera prend le pouvoir en Espagne par un coup d’État, avec le soutien du roi Alphonse XIII. Il instaure une dictature militaire destinée à restaurer l’ordre face aux crises sociales, politiques et coloniales. Son régime autoritaire durera jusqu’en 1930, affaiblissant la monarchie espagnole et préparant la voie à la Seconde République en 1931.
1848 – Phineas Gage subit un traumatisme crânien, ce qui améliore la compréhension du cerveau
Le 13 septembre 1848, l’ouvrier américain Phineas Gage survit à un accident spectaculaire : une barre de fer traverse son crâne et détruit une partie de son lobe frontal. Bien qu’il conserve ses facultés physiques, sa personnalité change profondément. Ce cas devient une référence majeure en neurologie et psychologie, démontrant le rôle du cortex frontal dans la régulation du comportement et des émotions.
1598 – Couronnement de Philippe III d’Espagne
Le 13 septembre 1598, Philippe III est couronné roi d’Espagne à la mort de son père Philippe II. Son règne (1598-1621) est marqué par une délégation du pouvoir à ses favoris, comme le duc de Lerma, et par une politique extérieure prudente. Si son règne voit un relatif apaisement en Europe, il correspond aussi au déclin progressif de la puissance espagnole.
1515 – Bataille de Marignan
Les 13 et 14 septembre 1515 se déroule la bataille de Marignan, en Lombardie, opposant l’armée française de François Ier aux mercenaires suisses. La victoire éclatante du jeune roi, obtenue grâce à l’appui de l’artillerie et de la cavalerie lourde, consacre sa gloire militaire et lui ouvre la conquête du duché de Milan. Marignan devient un symbole fondateur de la Renaissance française.
Un peu de bonne humeur
Prêt entre amis
Deux couples d’amis jouent aux cartes.
Claude fait tomber ses cartes par terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s’aperçoit que la copine de David, Jessica, n’a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.
Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande : As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?
Claude dit : Oui, ça m’a plu !
Elle lui fait un clin d’oeil, sourit et dit: Tu peux l’avoir pour 100 euros.
Après une ou deux minutes d’hésitation, Claude répond qu’il est intéressé. Elle lui dit que puisque David travaille les vendredis après-midi et pas Claude, qu’il vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu’il fit bien sur.
Après avoir payé les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l’amour dans toutes les positions pendant 2 heures puis Claude s’en va.
David rentre vers 18h00 et demande : Est-ce que Claude est venu cet après-midi ?
Choquée, Jessica répond : Oui, il est passé quelques minutes.
– Et est-ce qu’il t’a donné 100 euros ?
(Elle pense: « Zut, il est au courant ! »)
A regret : Oui, il m’a donné 100 euros.
– Très bien, dit David, Claude est passé à mon bureau ce matin et m’a emprunté 100 euros et il a dit qu’il passerait chez nous pour me les rendre. C’est super d’avoir des amis honnêtes !
Femme qui pète – Anonyme
Femme qui pète... est bien à son aise.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Un peu de français
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
