Bonne fête aux Elodies
Sommaire
Aujourd’hui
Les évènements notables
2019 – Couronnement de Naruhito, 126ème empereur du Japon
Le 22 octobre 2019, Naruhito est officiellement couronné comme 126ᵉ empereur du Japon lors d’une cérémonie solennelle à Tokyo. Succédant à son père, Akihito, qui avait abdiqué en avril, il inaugure l’ère Reiwa. Son intronisation, marquée par des rituels traditionnels shinto et la présence de dignitaires étrangers, symbolise la continuité millénaire de la dynastie impériale japonaise.
1975 – La sonde soviétique Venera 9 se pose sur la planète Vénus
Le 22 octobre 1975, la sonde soviétique Venera 9 devient le premier engin spatial à transmettre des images depuis la surface de Vénus. Elle révèle un paysage rocailleux et confirme des conditions extrêmes : une température avoisinant 460 °C et une pression 90 fois supérieure à celle de la Terre. Cette mission constitue une avancée majeure dans l’exploration planétaire et la conquête spatiale soviétique.
1946 – Opération soviétique Osoaviakhim
Le 22 octobre 1946, l’Union soviétique lance l’opération Osoaviakhim, équivalent de l’opération américaine Paperclip. Des milliers de scientifiques, ingénieurs et techniciens allemands, principalement spécialisés en aéronautique, armement et fusées, sont déportés en URSS. Cette vaste opération de transfert forcé vise à renforcer la recherche militaire et technologique soviétique au début de la guerre froide.
1941 – 48 otages sont fusillés à Nantes, Châteaubriant et au mont Valérien
Le 22 octobre 1941, 48 otages français, dont des militants communistes et syndicalistes, sont fusillés par les nazis en représailles après l’assassinat de l’officier allemand Karl Hotz à Nantes. Parmi eux se trouve le jeune Guy Môquet. Ces exécutions, ordonnées par Hitler, marquent un tournant tragique de l’Occupation et symbolisent la brutalité de la répression allemande en France.
1941 – Guy Môquet est fusillé avec 26 autres otages, à Châteaubriant
Le 22 octobre 1941, le jeune résistant communiste Guy Môquet, âgé de 17 ans, est fusillé avec 26 autres otages au camp de Châteaubriant. Arrêté pour ses activités militantes, il laisse une célèbre lettre d’adieu à sa famille, devenue un symbole de courage et de patriotisme. Son exécution, avec celles d’autres otages le même jour, incarne la barbarie de l’occupation nazie en France.
1797 – 1er saut en parachute de l’histoire, par André-Jacques Garnerin
Le 22 octobre 1797, l’aérostier français André-Jacques Garnerin réalise au parc Monceau, à Paris, le premier saut en parachute de l’histoire. Il s’élance d’un ballon à 1 000 mètres d’altitude, utilisant une voile sans armature. Bien qu’il atterrisse brutalement, il sort indemne. Cette prouesse pionnière marque le début de l’aviation expérimentale et ouvre la voie aux futurs développements du parachutisme.
Les naissances et décès notables
1980 – Naissance de Enora Malagret, chroniqueuse, comédienne et animatrice
1952 – Naissance de Jeffrey Lynn « Jeff » Goldblum, acteur et chanteur de charme jazzy américain
1948 – Naissance de Lynette Fromme, issue de la « famille » américaine de Charles Manson
1943 – Naissance de Catherine Deneuve, actrice française
1921 – Naissance de Georges Brassens, auteur, compositeur, interprète guitariste et chanteur français
1987 – Décès de Angiolino « Lino » Ventura, acteur et ancien catcheur français
1941 – Décès de Guy Môquet, fusillé avec 26 autres otages à Châteaubriant
Humour
🤔 Si le ski a le pain,
qui a la confiture et le beurre ?
Un peu de bonne humeur
La puissance de la pensée
Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.
Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.
Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
