Bonne fête aux Théodore
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1989 – Chute du Mur de Berlin
Symbole de la division Est-Ouest depuis 1961, le Mur s’ouvre sous la pression populaire et l’affaiblissement du régime est-allemand. Des milliers de Berlinois se rassemblent et traversent librement. L’événement marque la fin de la guerre froide en Europe et amorce la réunification allemande, achevée en 1990, transformant durablement l’équilibre continental.
1965 – Panne d’électricité générale sur la côte est des États-Unis
Une défaillance technique dans un poste au Canada provoque une coupure massive, affectant des dizaines de millions de personnes sur plusieurs États. Transports, communications et services publics sont paralysés durant des heures. Cet incident entraîne d’importantes révisions des normes de sécurité électrique et une prise de conscience de la fragilité des réseaux.
1943 – Publication du Faux Soir par la Résistance belge
Le Front de l’Indépendance édite une fausse version du journal Le Soir, contrôlé par l’occupant allemand. Diffusé clandestinement, il ridiculise la propagande nazie et remonte le moral de la population. L’opération, brillante sur le plan logistique, entraîne de fortes représailles. Elle reste l’un des plus audacieux coups de la presse résistante.
1938 – Nuit de Cristal
Pogrom organisé par le régime nazi contre les Juifs du Reich : synagogues incendiées, commerces détruits, maisons pillées, milliers d’arrestations. Les violences marquent une escalade décisive dans l’antisémitisme d’État, annonçant l’horreur de la Shoah. La passivité internationale face aux événements renforce le régime dans sa politique de persécution.
1924 – 1ère grille de mots croisés dans la presse française
Inspirée de la vogue anglo-saxonne, la première grille paraît dans Le Journal. Rapidement, le jeu conquiert le public, devenant une tradition quotidienne des journaux. Il stimule langage, culture générale et logique, donnant naissance à des formes variées. Le succès perdure et inscrit durablement les mots croisés dans le paysage éditorial.
1888 – Meurtre de Marie Jane Kelly, 5ᵉ victime reconnue de Jack l’Éventreur
Assassinée à Londres dans Whitechapel, Kelly est la dernière victime officiellement attribuée au célèbre tueur en série. La violence extrême du crime choque l’opinion et intensifie la peur urbaine. L’enquête échoue, alimentant mythes et théories. L’affaire deviendra emblématique du mystère criminel et de la naissance de la criminologie moderne.
1799 – Exécution du Coup d’État du 18 Brumaire
Porté par Bonaparte, le coup d’État renverse le Directoire et instaure le Consulat, mettant fin à l’instabilité révolutionnaire. Napoléon concentre progressivement le pouvoir exécutif et prépare les réformes qui structureront durablement la France. Cet événement marque le tournant décisif entre la Révolution et la naissance de l’Empire.
Les naissances et décès notables
1970 – Décès de Charles de Gaulle, militaire, résistant, homme d’État
1933 – Décès de Louis Lépine, avocat et homme politique français
Un peu d’humour
« Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain. » – Alphonse Allais
Un peu de bonne humeur
La puissance de la pensée
Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.
Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.
Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !
Esclave et travail – Anonyme
Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Un peu de français
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
