Bonne fête aux Michel
Aujourd’hui
Les évènements notables
1964 – 1ère publication de Mafalda
Le 29 septembre 1964, la bande dessinée Mafalda, créée par l’Argentin Quino, est publiée pour la première fois dans l’hebdomadaire Primera Plana. Cette fillette au caractère bien trempé devient rapidement une icône mondiale. À travers son humour et ses réflexions, elle critique la politique, la société et le monde des adultes, marquant durablement la culture populaire hispanophone et internationale.
1957 – Catastrophe nucléaire de Kychtym
Le 29 septembre 1957, une explosion survient dans un site nucléaire secret près de Kychtym, en URSS, dans le complexe de Maïak. L’incident, classé niveau 6 sur l’échelle INES, entraîne une contamination radioactive massive sur plusieurs centaines de kilomètres. Tenue secrète pendant des décennies, cette catastrophe est considérée comme l’une des plus graves avant Tchernobyl.
1941 – Début des massacres de Babi Yar
Le 29 septembre 1941, près de Kiev, les troupes nazies commencent les massacres de Babi Yar. En deux jours, plus de 33 000 Juifs sont exécutés dans le ravin, avec la complicité d’auxiliaires locaux. Les tueries se poursuivent ensuite contre d’autres groupes. Babi Yar deviendra un symbole de la Shoah par balles et de l’extermination de masse à l’Est.
1668 – Début de la construction de la Citadelle de Besançon
Le 29 septembre 1668 débute la construction de la citadelle de Besançon, conçue par Vauban sur ordre de Louis XIV. Édifiée pour défendre la Franche-Comté et consolider la puissance française, elle domine la ville depuis le mont Saint-Étienne. Considérée comme un chef-d’œuvre d’architecture militaire, elle est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
1567 – Début de la Michelade de Nîmes
Le 29 septembre 1567, à Nîmes, des protestants attaquent les catholiques lors d’un épisode de violences religieuses connu sous le nom de Michelade. Des ecclésiastiques et notables catholiques sont exécutés sommairement. Cet événement, survenu pendant les guerres de Religion, aggrave les tensions entre communautés et provoque une reprise rapide des hostilités.
1364 – Bataille d’Auray
Le 29 septembre 1364 a lieu la bataille d’Auray, en Bretagne, opposant les partisans de Jean de Montfort à ceux de Charles de Blois dans la guerre de Succession de Bretagne. La victoire de Montfort, soutenu par les Anglais, entraîne la mort de Charles de Blois et conduit au traité de Guérande. La Bretagne passe alors durablement sous influence montfortiste.
Un peu de bonne humeur
Au tribunal pour vol de manteaux
Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.
Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !
– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…
Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Un peu de français
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
Savais-tu que...
Le fleuve Mississippi
Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.
Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.
Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.
