Bonne fête aux Hubert
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1978 – Indépendance de la Dominique
Ancienne colonie britannique des Caraïbes, la Dominique devient un État indépendant au sein du Commonwealth. Le pays adopte un régime parlementaire et cherche à développer son économie autour de l’agriculture et du tourisme. La transition politique est pacifique. La Dominique affirme progressivement son identité nationale tout en conservant des liens institutionnels avec le Royaume-Uni.
1963 – 1ère diffusion de Thierry la Fronde
Cette série télévisée française, diffusée sur l’ORTF, raconte les aventures d’un héros fictif résistant à l’occupation anglaise au Moyen Âge. Son succès populaire marque l’essor des programmes familiaux en France. Les enfants imitent le héros avec fronde et cape. La série influence durablement la culture télévisuelle française des années 1960 et révèle son interprète, Jean-Claude Drouot.
1957 – L’URSS lance Spoutnik 2 avec la chienne Laïka à bord
Deuxième satellite artificiel, Spoutnik 2 transporte le premier être vivant en orbite. Laïka devient symbole de la conquête spatiale, mais périt rapidement en raison de conditions extrêmes. L’événement démontre la supériorité technologique soviétique dans la course à l’espace. Il suscite débats éthiques sur l’expérimentation animale et accélère les programmes américains.
1946 – Promulgation de la Constitution du Japon
Adoptée après la Seconde Guerre mondiale sous influence des Alliés, la nouvelle Constitution installe une monarchie constitutionnelle, garantit les libertés fondamentales et impose le renoncement définitif à la guerre. Elle redéfinit le rôle de l’empereur comme symbole. Ce texte fondateur structure durablement la démocratie japonaise et marque la reconstruction politique du pays.
1906 – Adoption de SOS comme signal de détresse
Lors d’une conférence internationale sur les communications maritimes, SOS est choisi pour sa simplicité en télégraphie Morse. Sa séquence brève, facile à transmettre, uniformise les appels d’urgence internationaux. Le signal sauvera de nombreuses vies en mer et devient un symbole universel d’assistance. Son adoption accompagne l’essor des communications radio mondiales.
1903 – Indépendance du Panama
Avec le soutien des États-Unis, le Panama se sépare de la Colombie. Washington obtient rapidement le contrôle de la zone du futur canal, essentiel pour le commerce mondial. L’indépendance transforme la région en enjeu stratégique majeur. La construction du canal débutera peu après, bouleversant les routes maritimes et affirmant l’influence américaine en Amérique centrale.
Les naissances et décès notables
1989 – Naissance de Joyce Jonathan, chanteuse française
1957 – Naissance de Hans « Dolph » Lundgren, acteur suédois
1952 – Naissance de Michel Boujenah, humoriste et acteur français d’origine tunisienne
1921 – Naissance de Charles Bronson (Charles Buchinsky), acteur américain
2024 – Décès de Quincy Jones, trompettiste, arrangeur, compositeur, réalisateur et producteur américain
1954 – Décès de Henri Matisse, peintre français
1793 – Décès de Olympe de Gouges, femme de lettres française
Cuisine
C’est aujourd’hui le jour du topinambour dans le calendrier républicain révolutionnaire alors : 🤔 voyons ce qu’il est possible d’en faire.
Abatis populaires
Parez proprement les ailerons, le gésier, les pattes et le cou, dont vous aurez soin d’ôter la tète; mettez dans une grande casserole et sur un grand feu de charbon un bon morceau de beurre manié de fleur de farine, lorsqu’il est en plein roux faites-y revenir et sauter votre abatis pendant sept à huit minutes; ajoutez-y du bouillon chaud, ayez soin de ne pas le mêler à votre roux tout à la fois ni brusquement ; mettez-y un bouquet de persil, thym, laurier, basilic et sauge ( V . Bouquet), joignez à votre bouquet deux oignons piqués d’un clou de girofle, et vous laisserez bouillir un quart d’heure et puis vous ajouterez six navets de Freneuse, quatre fortes rouelles de carottes, six pommes de terre violettes, un topinambour et un pied de céleri dans son entier, ne tournez pas vos légumes, il est suffisant de les ratisser, et la moindre apparence de recherche aurait l’inconvénient de faire perdre à ce vieux ragoût son air de simplicité bourgeoise et sa grâce naturelle ; dégraissez bien exactement après une heure et demie de cuisson mijotée, dressez proprement vos légumes autour de l’abatis, que vous recouvrirez des ailerons comme les morceaux d’honneur; puis, comme il est bon qu’elle reste onctueuse à cause des pommes de terre, passez votre sauce au simple tamis de crin. ( Recette du marquis de Courchamps.)
Grand dictionnaire de cuisine
d’Alexandre Dumas
Purée de céleri (ou de topinambour)
Émincer et cuire quelques minutes à l’eau bouillante 500 grammes de céleri-rave; l’égoutter, le mettre dans une casserole avec une forte cuillerée de beurre. Couvrir la casserole et laisser étuver 8 à 10 minutes sur feu doux. Mouiller d’un litre de bouillon ou, à défaut, remplacer le bouillon par de l’eau bouillante; dans ce dernier cas, ajouter 8 à 10 grammes de sel. Joindre au céleri 200 grammes de pommes de terre émincées. Couvrir la casserole et cuire doucement. Passer au tamis (in ou à l’étamine. Mettre la purée au point de consistance avec du lait bouillant et, pour finir, lui incorporer 2 cuillerées de beurre fin ou l’équivalent de crème très fraîche.
Garniture : Croûtons frits au beurre, à volonté quelques feuilles de cerfeuil ciselées.
NOTA — Pour les purées de chou-fleur, de navet, de topinambour, on procédera de la même façon.
Ma cuisine
Auguste Escoffier
Un peu d’humour
« Une pomme par jour éloigne le médecin… si on vise bien » – Winston Churchill
Trois gars sont sur le pont d’un bateau qui coule : un Français, un Américain et un Anglais.
L’Anglais crie :
– Save women and children first !
L’américain réplique :
– Fuck the women !
Le français, très surpris, regarde l’Américain et lui dit :
– Tu crois qu’on a le temps ?
Quelle est la différence entre du stress et de la tension ?
La tension, c’est quand votre femme est enceinte ; le stress, c’est quand votre secrétaire est enceinte…
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Un peu de bonne humeur
Campagne marketing Air France
Dans le cadre de sa nouvelle politique de marketing, Air France, pour remercier de leur fidélité les hommes d’affaires qui fréquentent régulièrement ses lignes, décide de leur offrir un billet gratuit pour leur femme afin qu’elle puisse les accompagner sur la destination de leur choix.
Trois mois plus tard, la compagnie écrit aux épouses pour leur demander si elles ont été satisfaites du vol.
La plupart répondent alors : « Quel vol ? »
Un indien heureux
Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :
- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…
Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.
- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.
- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004
Savais-tu ?
Jeanne de Belleville
Impossible d’évoquer la ville de Clisson, située en Loire-Atlantique près de Nantes, sans parler de Jeanne de Belleville, noble poitevine née vers 1300, épouse en secondes noces d’Olivier IV de Clisson, puissant seigneur breton. Ce dernier s’engage dans la guerre de Succession de Bretagne au sein de la Guerre de Cent Ans. En 1343, Philippe VI le fait arrêter à Paris pour trahison présumée envers les Anglais, le torture, le décapite et expose sa tête au public.
Refusant catégoriquement de se soumettre, Jeanne subit un bannissement total et voit l'ensemble de ses biens confisqués par la couronne française. Déterminée à venger son époux, elle vend ses possessions restantes pour équiper une petite flotte de trois navires, dont son bâtiment amiral baptisé Ma Vengeance. Elle s'établit en Angleterre sous la protection d'Édouard III, allié naturel contre la France, et lance une impitoyable guerre de course dans la Manche, ciblant systématiquement les navires marchands et les bâtiments royaux français. Pendant neuf mois intenses, elle pille sans relâche, massacrant souvent les équipages ennemis avec une cruauté légendaire, ce qui lui vaut les surnoms terrifiants de « Lionne sanglante » ou « Tigresse bretonne ». Ses raids semaient la terreur le long des côtes, faisant d'elle la première femme pirate documentée de l'histoire européenne.
Ses raids s’interrompent brutalement après la perte successive de ses navires lors d'une tempête dévastatrice dans la Manche ; elle échappe de justesse à la mort en s'échappant dans une fragile barque ouverte avec deux de ses fils, dont l'un, épuisé par le froid et la faim, succombe tragiquement en cours de route. Recueillie in extremis sur les côtes anglaises, elle trouve refuge sous la protection bienveillante d'Édouard III, qui l'accueille comme une alliée vengeresse, et se retire dans un manoir du Yorkshire où elle vit discrètement jusqu'à sa mort vers 1359. Son fils aîné, Olivier V de Clisson, parvient plus tard à laver l'honneur familial, récupère les biens ancestraux confisqués et gravit les échelons jusqu'à devenir connétable de France, marquant ainsi la résilience de la lignée Clisson.
