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14 NOVEMBRE

Bonne fête aux Sidoine

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1940 – Opération Mondscheinsonate, bombardement de Coventry
Dans la nuit du 14 au 15 novembre, la Luftwaffe lance un raid massif sur Coventry. Plus de 500 bombardiers détruisent le centre historique, faisant près de 600 morts et des milliers de blessés. La ville devient symbole du Blitz. Ce bombardement marque un tournant dans la guerre aérienne et forge le terme “coventrisation” pour désigner la destruction urbaine totale.

1913 – Marcel Proust publie Du côté de chez Swann
Premier volume de À la recherche du temps perdu, le roman explore mémoire, temps et conscience à travers un style novateur. Bien accueilli par une élite littéraire, il révolutionne la narration moderne. Proust y introduit le célèbre épisode de la madeleine, devenu symbole universel de la réminiscence involontaire.

1849 – Les sœurs Fox émergent en tant que médiums
À Hydesville, dans l’État de New York, les sœurs Fox affirment communiquer avec les esprits grâce à des coups mystérieux. Leur notoriété lance le mouvement spirite moderne, séduisant intellectuels et curieux. Bien que leurs méthodes soient plus tard contestées, elles marquent la naissance d’un courant mêlant mysticisme et science.

1831 – Les croquades de poires de Philipon contre la monarchie de Juillet
Le caricaturiste Charles Philipon, poursuivi pour offense au roi Louis-Philippe, défend son dessin représentant le monarque sous forme de poire. Son plaidoyer tourne en dérision la censure et popularise la “poire” comme symbole satirique du régime. L’épisode consacre la caricature politique comme arme de contestation sociale.

Les naissances et décès notables

1963 – Naissance de Stéphane Bern, journaliste, animateur de radio et de télévision français
1961 – Naissance de Nagui (Nagui Fam), animateur de radio et de télévision et producteur français
1954 – Naissance de Bernard Hinault, champion cycliste français et breton
1953 – Naissance de Patrick Sébastien (Patrick Boutot), rugbyman puis imitateur, humoriste, animateur de télévision, chanteur et producteur français
1953 – Naissance de Dominique de Villepin, homme politique, diplomate, avocat et écrivain français, Premier ministre
1948 – Naissance de Charles III, roi du Royaume-Uni depuis 2022
1840 – Naissance de Claude Monet, peintre français

Un peu d’humour

Un jour, les Power Rangers ont combattu Donald Trump.
Depuis, on les appelle les Teletubbies.



Un peu de bonne humeur

Victor Hugo est mort

Un homme et sa femme, une blonde, sortent au restaurant pour fêter leur dixième anniversaire de mariage.
Alors que le serveur s’approche pour leur remettre les menus, la blonde lorgne le contenu des assiettes sur les tables voisines pour trouver l’inspiration.

Tout à coup, elle donne un petit coup de pied discret à son mari :
– Chéri, retourne-toi et regarde. Je crois que c’est Victor Hugo à la table à coté…

L’homme se retourne machinalement et répond d’un air consterné :
– Chérie, tu sais bien que Victor Hugo est mort depuis longtemps.

La blonde en proie au doute réplique :
– Tu es sûr ?

Mais quelques secondes plus tard, elle donne un autre coup de pied à son mari
– Non, regarde… Il a bougé !!

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

 

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

Savais-tu que...

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >