Je soutiens le projet

L’AZIZA PLEURE… ET NOUS AUSSI 📆 14 janvier 1986

Daniel Balavoine se trouve sur le Paris-Dakar le 14 janvier 1986, non pas comme concurrent, mais dans le cadre d’une action humanitaire. Il achemine des pompes à eau pour le Niger et le Mali, profitant de la logistique du rallye.

Un terrible accident d’hélicoptère endeuille le Paris-Dakar ce jour-là. Vers 19h, un Écureuil AS-350 s’écrase après avoir heurté une dune dans le désert du Sahel, à huit kilomètres au sud-est de Gourma-Rharous au Mali. Les cinq occupants perdent la vie : Daniel Balavoine, Thierry Sabine (l’organisateur du rallye), François-Xavier Bagnoud (le pilote), Nathalie Odent (journaliste) et Jean-Paul Le Fur (technicien radio).

Visite la boutique pour toujours plus de contenus

Le dernier titre de Balavoine avant sa disparition est « L’Aziza », sorti en octobre 1985 dans son album « Sauver l’amour ». Cette chanson connaît un succès fulgurant après la mort tragique de l’artiste, atteignant la première place du Top 50 pendant 8 semaines consécutives et se vendant à plus d’un million d’exemplaires.

L’Aziza est en réalité une déclaration d’amour de Balavoine à sa compagne Corinne, d’origine juive marocaine. Le titre signifie « chérie » en arabe. À travers cette chanson, Balavoine exprime non seulement son amour, mais aussi ses inquiétudes face à la montée du racisme en France, notamment du Front National.

Balavoine lutte contre le racisme de manière différente de SOS Racisme. Plutôt que de stigmatiser les « ennemis des potes », il choisit d’exprimer son message à travers sa musique. « L’Aziza » devient un plaidoyer anti-raciste subtil et émotionnel. Il y prône le respect de toutes les cultures et le besoin d’aimer les gens pour leurs différences. Dans une interview à Paris Match, il déclare : « Il y a un énorme fossé entre les races, mais il faut apprendre à le franchir. J’aime les Arabes, ce sont des gens fantastiques qui ont souvent bien plus de dignité que ceux qui en parlent de manière assez écœurante ». Cette approche artistique permet à Balavoine de toucher un large public et de promouvoir ses idéaux de manière plus nuancée et universelle.


Marlyse Press Photo

Tu apprécies mes contenus. Clique ici pour soutenir l'édition de cet almanach.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *