Bonne fête aux Bertrand
et bonne journée aux valétudinaires
Un valétudinaire est une personne dont la santé est fragile, souvent malade ou affaiblie, en particulier de façon chronique. Le terme vient du latin valetudo (« état de santé »), dérivé de valere (« être fort, bien se porter »). Historiquement, il désignait quelqu’un d’infirme ou de constamment souffrant, et aujourd’hui il est utilisé, parfois de manière un peu vieillie ou littéraire, pour qualifier une personne chétive, maladive ou constamment préoccupée par sa santé.
« Watteau était valétudinaire, mélancolique, voyait tout en noir et n’avait de rose que sur sa palette » – Gautier, Guide Louvre,1872, p. 177
Les évènements notables
1985 – Découverte en Corse du trésor de Lava
Le 6 septembre 1985, des plongeurs découvrent au large de Lava, près d’Ajaccio, un trésor composé de milliers de pièces d’or et de bijoux, probablement issu d’un navire génois coulé au début du XIXe siècle. Cette trouvaille déclenche une longue bataille judiciaire sur la propriété du trésor, partagé entre l’État français et les découvreurs. L’affaire a marqué l’histoire de l’archéologie sous-marine.
1968 – Indépendance du Swaziland
Le 6 septembre 1968, le Swaziland, ancien protectorat britannique d’Afrique australe, obtient son indépendance. Sobhuza II devient roi de ce petit royaume enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Rebaptisé Eswatini en 2018 par son fils Mswati III, le pays reste une monarchie absolue, marquée par une forte identité culturelle et une vie politique singulière en Afrique contemporaine.
1930 – Coup d’État en Argentine, instauration du régime civico-militaire dit Décennie infâme
Le 6 septembre 1930, un coup d’État militaire mené par le général José Félix Uriburu renverse le président démocratiquement élu Hipólito Yrigoyen. Cet événement marque le début de la Décennie infâme (1930-1943), période de fraudes électorales, de répression et de dépendance économique accrue vis-à-vis du Royaume-Uni. C’est le premier coup d’État de l’histoire de l’Argentine contemporaine.
1925 – Inauguration de la tour Perret de Grenoble, première tour en béton armé construite en Europe
Le 6 septembre 1925 est inaugurée la tour Perret de Grenoble, haute de 95 mètres. Érigée pour l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, elle est considérée comme la première tour en béton armé construite en Europe. Visionnaire, l’architecte Auguste Perret démontre ainsi les possibilités du béton dans l’architecture moderne. La tour, aujourd’hui désaffectée, demeure un symbole grenoblois.
1901 – Assassinat de William McKinley, président des États-Unis
Le 6 septembre 1901, lors d’une réception publique à Buffalo, le président américain William McKinley est abattu par l’anarchiste Leon Czolgosz. McKinley meurt huit jours plus tard, le 14 septembre, et son vice-président Theodore Roosevelt lui succède. Cet assassinat illustre la violence politique du début du XXe siècle et marque un tournant dans la sécurité des chefs d’État américains.
1891 – 1ère épreuve à vélo Paris-Brest-Paris
Le 6 septembre 1891 s’élance la première édition de la course cycliste Paris-Brest-Paris. Longue de 1 200 kilomètres aller-retour, elle est remportée par Charles Terront en 71 heures et 22 minutes. Créée par le journaliste Pierre Giffard, elle est l’une des plus anciennes courses de fond au monde. Devenue une randonnée quadriennale, elle reste une référence dans l’histoire du cyclisme d’endurance.
1539 – Ordonnance de Villers-Cotterêts instaurant le français comme langue officielle pour les actes juridiques
Le 6 septembre 1539, François Ier signe l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Ce texte impose l’usage du français dans les actes administratifs et judiciaires, remplaçant le latin. Il marque une étape essentielle dans l’unification linguistique et politique du royaume de France. Toujours en vigueur pour certaines dispositions, cette ordonnance reste l’un des fondements de l’identité nationale française.
1522 – Juan Sebastián Elcano achève la 1ère circumnavigation lancée par Fernand de Magellan
Le 6 septembre 1522, le navigateur espagnol Juan Sebastián Elcano rentre à Séville à bord de la Victoria, seul navire rescapé de l’expédition de Magellan. Parti en 1519 avec cinq navires, le voyage aura permis la première circumnavigation de l’histoire. Sur 237 hommes, seuls 18 survivent. Ce succès démontre la rondeur de la Terre et ouvre l’ère des grandes routes maritimes planétaires.
1519 – Acte de naissance du château de Chambord ordonné par le roi François Ier
Le 6 septembre 1519 marque le début officiel de la construction du château de Chambord, voulu par François Ier comme symbole de sa puissance et de la Renaissance française. Inspiré par Léonard de Vinci, il se distingue par son architecture unique mêlant tradition médiévale et innovations italiennes. Chambord demeure aujourd’hui l’un des plus célèbres châteaux de la Loire et un chef-d’œuvre universellement reconnu.
Le phrase du jour :
Mieux vaut être belle et rebelle
que moche et remoche.
Bon débat 😉
Un peu de bonne humeur
Neurone esseulé
C’est un neurone qui par accident arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive.
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou, hou », crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond.
« Hou, hou », crie encore le petit neurone et il n’entend que l’écho de sa propre voix.
Alors désespéré notre pauvre et brave petit neurone masculin s’installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Mais qu’est-ce que tu fous là, viens, on est tous en bas. »
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Un peu de français
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
Savais-tu que...
Le boycott vient d’Irlande
Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.
Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.
En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.
Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.
