Bonne fête aux Luc
Aujourd’hui
Les évènements notables
1973 – Sortie mouvementée en France du film Rabbi Jacob
Le 18 octobre 1973 sort en France Les Aventures de Rabbi Jacob, comédie de Gérard Oury avec Louis de Funès. La sortie est troublée par l’affaire de l’avion détourné par des militants pro-palestiniens exigeant son interdiction. Malgré ces tensions, le film connaît un immense succès populaire et devient un classique du cinéma français, porté par son humour et son message de tolérance.
1966 – 1er vol du KM (ekranoplan), surnommé le « Monstre de la Caspienne »
Le 18 octobre 1966, le KM, gigantesque engin soviétique à effet de sol, effectue son premier vol au-dessus de la mer Caspienne. Long de près de 100 mètres, il combine des caractéristiques d’avion et de navire. Surnommé par les Occidentaux le « Monstre de la Caspienne », il reste un projet expérimental impressionnant de la guerre froide, symbole des ambitions technologiques soviétiques.
1963 – La fusée française Véronique lance une capsule avec Félicette, une chatte
Le 18 octobre 1963, la France envoie dans l’espace Félicette, une chatte embarquée à bord d’une fusée Véronique. L’animal, soumis à des électrodes pour étudier l’activité cérébrale, devient le premier chat astronaute. Elle survit au vol et contribue aux recherches biomédicales spatiales. Ce succès confirme la place de la France comme troisième puissance spatiale après l’URSS et les États-Unis.
1867 – Achat de l’Alaska par les États-Unis
Le 18 octobre 1867, l’Alaska est officiellement cédé par la Russie aux États-Unis pour 7,2 millions de dollars. Longtemps perçu comme un territoire glacé sans valeur, il se révélera riche en ressources naturelles, notamment or et pétrole. L’achat, surnommé « la folie de Seward » du nom du secrétaire d’État qui l’avait négocié, s’avérera l’une des plus grandes affaires de l’histoire américaine.
1813 – Bataille de Leipzig, Napoléon Ier obligé d’évacuer l’Allemagne
Du 16 au 19 octobre 1813 se déroule la bataille de Leipzig, dite « bataille des Nations ». Le 18 octobre marque le tournant où les forces coalisées (Russie, Prusse, Autriche, Suède) prennent l’avantage sur Napoléon. Face à l’écrasante supériorité ennemie, l’empereur doit ordonner la retraite et abandonner l’Allemagne. Cette défaite majeure annonce le déclin de son empire en Europe.
1793 – Début de la Virée de Galerne, pendant la guerre de Vendée
Le 18 octobre 1793, après la défaite de Cholet, les insurgés vendéens traversent la Loire pour tenter de rejoindre la Bretagne et rallier des renforts. Cette marche désespérée, appelée « Virée de Galerne », entraîne des combats sanglants et de terribles souffrances civiles. L’épisode se soldera par un désastre, marquant une des phases les plus tragiques de la guerre de Vendée.
1534 – Début de l’affaire des Placards
Le 18 octobre 1534, des affiches hostiles à la messe et au culte catholique, appelées « placards », sont placardées jusque sur la porte de la chambre du roi François Ier. Ce scandale provoque un durcissement brutal de la répression contre les réformés. L’affaire des Placards marque un tournant dans l’histoire religieuse française, préparant les affrontements sanglants des guerres de Religion.
Les naissances et décès notables
1990 – Naissance de Brittney Griner, basketteuse américaine incarcérée par la Russie avant échange
1984 – Naissance de Lindsey Vonn, skieuse américaine
1975 – Naissance de François Ruffin, journaliste, essayiste, réalisateur et homme politique français
1960 – Naissance de Jean-Claude Van Damme, acteur belge
1957 – Naissance de Catherine Ringer, chanteuse française du duo Les Rita Mitsouko
1956 – Naissance de Isabelle Autissier, navigatrice française
1940 – Naissance de Jacques Higelin, chanteur français
1938 – Naissance de Guy Roux, entraîneur de football français
1982 – Décès de Pierre Mendès France, homme politique et avocat français, président du Conseil
1931 – Décès de Thomas Edison, scientifique et industriel américain
1893 – Décès de Charles Gounod, compositeur français
Humour
Conseil du jour
Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
C’est fort de calva !
Un père rentre du bureau plus tôt que d’habitude et découvre trois verres à Calva sur la table de la cuisine.
Il appelle son petit garçon :
– Dis-moi Mathias, il y a eu de la visite cet après-midi ?
– Oui Papa ! Un monsieur est venu et maman lui a offert à boire un petit calva !
– Mais le troisième verre, alors, il est à qui ?
Mathias devient tout rouge et dans un chuchotement il finit par dire :
– C’est moi qui l’ai bu !
– Mais enfin Mathias, ce n’est pas pour les enfants ! Et tu ne t’es pas senti mal ?
– Non, moi ça ne m’a rien fait, mais maman et le monsieur, ils ont dû aller se coucher !
La vue à 50 ans – Jean Gabin
A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
Astuce
Glaçons à la plancha
Après la cuisson, laissez la plancha légèrement chaude (plus tiède que brûlante), jetez quelques glaçons sur la surface puis poussez la glace fondue et les résidus avec une spatule en bois ou une raclette vers le bac à graisse — la vapeur et le choc thermique ramollissent et décollent la graisse sans frotter.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
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