Bonne fête aux Sylvie
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2017 – Publication des Paradise Papers
Une vaste fuite de documents fiscaux révèle les stratégies d’optimisation financière de multinationales, célébrités, responsables politiques et institutions. Issue principalement du cabinet Appleby, l’enquête met en lumière l’usage de paradis fiscaux légaux mais controversés. Elle relance le débat sur la transparence, l’évasion fiscale et les inégalités, et pousse certains États à renforcer la régulation financière.
1943 – 1er bombardement du Vatican
Durant la Seconde Guerre mondiale, le Vatican, officiellement neutre, est touché par une attaque aérienne nocturne. Les dégâts matériels sont limités, mais l’épisode suscite un choc diplomatique. L’origine exacte du bombardement reste débattue. Cet événement illustre la vulnérabilité du micro-État au cœur du conflit et les tensions politiques liées au rôle du Saint-Siège pendant la guerre.
1940 – Franklin D. Roosevelt réélu pour un 3ᵉ mandat à la présidence des États-Unis
En pleine crise internationale, Roosevelt brise la tradition limitant les présidents à deux mandats. Son programme du New Deal reste populaire. Alors que l’Europe est en guerre, sa réélection permet la poursuite de l’aide aux Alliés. Cet événement renforcera plus tard l’adoption du 22ᵉ amendement, limitant désormais les mandats présidentiels à deux.
1605 – La Conspiration des poudres découverte à Londres
Un groupe de catholiques anglais, dont Guy Fawkes, projette de faire exploser le Parlement pour assassiner le roi Jacques Ier et renverser le gouvernement protestant. Découverte in extremis, la tentative échoue. Ses auteurs sont arrêtés et exécutés. L’affaire devient une commémoration annuelle, la “Guy Fawkes Night”, et demeure un symbole culturel de rébellion et conspiration politique.
Les naissances et décès notables
1980 – Naissance de Ibrahim Maalouf, trompettiste libano-français
1979 – Naissance de Tarek Boudali, acteur français
1977 – Naissance de Cyril Lignac, cuisinier français
1948 – Naissance de Bernard-Henri Lévy, écrivain, philosophe, cinéaste français.
2014 – Décès de Manitas de Plata (Ricardo Baliardo), guitariste gitan
1983 – Décès de Jean-Marc Reiser, dessinateur humoristique et scénariste français
1977 – Décès de René Goscinny, scénariste de bande dessinée français, cocréateur des personnages Iznogoud et Astérix
1977 – Décès de Alekseï Stakhanov, mineur soviétique dont le nom fut largement exploité par la propagande stalinienne
1955 – Décès de Maurice Utrillo, peintre français
Cuisine
Le 5 novembre est le jour de la dinde dans le calendrier républicain :
Dinde aux truffes. — (Recette de Courchamps.) — Ayez une jeune et belle poule d’Inde, bien grasse et bien blanche ; épluchez-la, flambez-la, videz-la par la poche, prenez garde d’en crever l’amer et d’en offenser les intestins; si ce malheur là vous arrivait, passez-lui de l’eau dans le corps; ayez quatre livres de truffes, épluchez-les avec soin, supprimez celles qui seraient musquées, et hachez une poignée des plus défectueuses (pour la forme) ; pilez une livre de lard gras ; mettez-le dans une casserole avec vos truffes hachées et celles qui sont entières; assaisonnez-les de sel, gros poivre, fines épices et une feuille de laurier ; passez le tout sur un feu doux, laissez-le mijoter pendant trois quarts d’heure et puis retirez vos truffes du feu ; remuez-les bien, et remplissez-en le corps de votre dinde jusqu’au jabot; cousez-en les peaux, afin d’y faire tenir les truffes ; bridez-la et laissez-la se parfumer pendant trois ou quatre jours, si la saison vous le permet; au bout de ce temps, mettez-la à la broche, enveloppez-la de fort papier, faites-la cuire environ deux heures, et puis déballez-la pour lui faire prendre une belle couleur. Servez-la avec une sauce faite sur son jus de cuisson, où vous ajouterez un léger hachis des mêmes truffes.
Grand dictionnaire de cuisine
Alexandre Dumas
Un peu d’humour
« A cette époque ou tout augmente, nous sommes heureux d’apprendre que les kilomètres, les mètres et les centimètres n’ont pas varié depuis le dernier septennat. Bravo ! » – Coluche
Une petite fille dit à Toto :
– Dis, plus tard, tu voudras bien te marier avec moi ?
– Ah non, j’aimerais bien mais malheureusement je ne peux pas, dans ma famille on se marie tous entre nous.
– Comment ça ? s’étonne la fillette.
– Grand-père s’est marié avec grand-mère, Papa s’est marié avec Maman, mon oncle s’est marié avec ma tante…
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Quand sonne la sirène incendie
Dans un petit village de province deux amis sont attablés à la terrasse d’un café.
Soudain la sirène d’incendie qui appelle les pompiers bénévoles retentit. Aussitôt un des gars se lève :
– Excuse-moi il faut que j’y aille…
– Tu es pompier ? Fait son copain étonné.
– Moi, non. Mais le mari de ma maîtresse, oui !
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
Astuce
Oreille droite ou gauche
L’oreille droite serait particulièrement efficace pour capter les sons courts, rapides et répétitifs, comme des battements, des clics ou des variations rythmiques. En situation d’écoute active — lors d’une conversation animée ou dans un environnement dynamique — elle aiderait à mieux distinguer les nuances temporelles et les enchaînements rapides, offrant ainsi une perception plus fine du rythme et de la structure des sons. Tendez donc l'oreille droite dans une soirée bruyante.
De son côté, l’oreille gauche serait davantage sensible aux sons purs et musicaux, tels que les notes tenues, les mélodies ou les harmonies. Elle favoriserait une écoute plus subtile des tonalités et des qualités sonores, permettant d’apprécier pleinement la richesse musicale et la précision des hauteurs, notamment lors de l’écoute d’un instrument ou d’une voix. Tendez donc l'oreille gauche pour identifier une musique diffusée à faible volume.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Edgar Rice Burroughs
Edgar Rice Burroughs est un romancier américain qui tisse des aventures enlevées, mêlant exotisme sauvage et science-fiction pulp. Né en 1875 à Chicago, il accède à une gloire planétaire dès 1912 grâce à ses héros mythiques publiés dans des magazines populaires. Prolifique, il signe près de 70 romans et lance sa propre maison d'édition en 1923. Il meurt en 1950 à Los Angeles.
Tarzan domine ses créations : noble britannique grandi parmi les singes africains, il règne sur 24 romans épiques. Son autre héros : John Carter, officier confédéré catapulté sur Mars, y livre bataille aux aliens dans le cycle Barsoom. Et puis, David Innes sillonne Pellucidar, Terre creuse aux mystères abyssaux, tandis que Carson Napier conquiert Vénus - autant de figures chevaleresques qui exaltent force et émerveillement cosmique.
Son style pulse d'un dynamisme brut, foisonnant d'imagination et de sense of wonder (émerveillement), privilégiant l'action trépidante à la finesse psychologique. Répétitif, stéréotypé - héros invincibles sauvant princesses captives -, il préfigure le planet opera et l’heroic fantasy, inspirant Bradbury ou Star Wars. Burroughs enchante toujours les âmes friandes d'épopées intemporelles.
