Bonne fête aux Léonard
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1975 – Début de la Marche verte marocaine devenue fête nationale
Le Maroc organise une marche pacifique de 350 000 volontaires vers le Sahara occidental pour affirmer sa souveraineté sur ce territoire alors administré par l’Espagne. L’opération, soutenue par le roi Hassan II, conduit au retrait espagnol. Elle reste un événement fondateur de l’unité nationale marocaine et demeure célébrée chaque année au Maroc.
1956 – Fin de l’expédition de Suez et de la « diplomatie de la canonnière »
L’ultimatum international met fin à l’intervention franco-britannique et israélienne contre l’Égypte après la nationalisation du canal. La pression américaine et soviétique force le retrait des troupes. Cet échec marque le déclin de l’influence coloniale européenne et symbolise l’émergence de nouvelles puissances durant la Guerre froide. Nasser sort renforcé de la crise.
1939 – Opération Sonderaktion Krakau
Les autorités nazies convoquent les professeurs de l’université Jagellonne sous prétexte de réunion administrative, puis les arrêtent. Plus de 180 intellectuels sont déportés vers des camps, visant à décapiter l’élite culturelle polonaise. Après un tollé international, certains seront libérés. L’opération illustre la stratégie d’anéantissement des cadres intellectuels des territoires occupés.
1937 – Début des fusillades des 17 Roses de Guillena
En Andalousie, dix-sept femmes républicaines sont arrêtées, torturées puis exécutées par les forces franquistes. Leur châtiment vise à intimider les partisans de la République. Le drame est longtemps passé sous silence sous la dictature de Franco. Redécouvert tardivement, il symbolise aujourd’hui la répression franquiste et la mémoire des victimes oubliées.
1930 – Lancement du paquebot Georges Philippar
Construit à Saint-Nazaire pour les Messageries maritimes, ce paquebot moderne est destiné aux lignes vers l’Extrême-Orient. Malgré son luxe et sa technique avancée, il connaîtra un destin tragique lorsqu’il sera détruit par un incendie en 1932 au large de la Somalie. L’affaire suscita polémiques et suspicions. Sa perte marqua durement la compagnie.
1928 – Herbert Hoover est élu président des États-Unis
Républicain et ancien secrétaire au Commerce, Hoover bénéficie de la prospérité économique des années 1920. Peu après son investiture, le krach de 1929 plonge le pays dans la Grande Dépression. Son incapacité perçue à y répondre efficacement le rend impopulaire. Son mandat devient symbole d’une crise économique majeure aux conséquences sociales profondes.
1861 – Jefferson Davis est élu président des États confédérés d’Amérique
Davis prend la tête de la Confédération après la sécession de plusieurs États du Sud, défenseurs de l’esclavage. Sa présidence dirige l’effort de guerre contre l’Union. Malgré un discours de souveraineté, le manque de ressources et la pression militaire conduiront à la défaite sudiste. La Confédération disparaît en 1865 avec la fin de la guerre.
1860 – Abraham Lincoln devient le 16ᵉ président des États-Unis
Élu sans soutien du Sud, Lincoln cristallise les tensions autour de l’esclavage. Son arrivée au pouvoir déclenche la sécession de plusieurs États sudistes et mène à la guerre de Sécession. Défenseur de l’Union, il proclamera l’émancipation des esclaves et marquera l’histoire américaine avant son assassinat en 1865, peu après la victoire de l’Union.
Les naissances et décès notables
1988 Naissance de Emma Stone, actrice américaine
1970 Naissance de Ethan Hawke, acteur américain
1961 Naissance de Florent Pagny, chanteur français
1928 Décès de Arnold Rothstein, mafieux et homme d’affaires américain
Un peu d’humour
« Si le gouvernement créait un impôt sur la connerie, il serait tout de suite autosuffisant. » – Jean Yann
Une blonde se rend au commissariat :
– On m’a volé mon Kamasutra !
– Et vous voulez faire une déposition ?
– Oui, je veux bien… Mais pas toutes…
Un peu de bonne humeur
Victor Hugo est mort
Un homme et sa femme, une blonde, sortent au restaurant pour fêter leur dixième anniversaire de mariage.
Alors que le serveur s’approche pour leur remettre les menus, la blonde lorgne le contenu des assiettes sur les tables voisines pour trouver l’inspiration.
Tout à coup, elle donne un petit coup de pied discret à son mari :
– Chéri, retourne-toi et regarde. Je crois que c’est Victor Hugo à la table à coté…
L’homme se retourne machinalement et répond d’un air consterné :
– Chérie, tu sais bien que Victor Hugo est mort depuis longtemps.
La blonde en proie au doute réplique :
– Tu es sûr ?
Mais quelques secondes plus tard, elle donne un autre coup de pied à son mari
– Non, regarde… Il a bougé !!
Les bretons, de super employés – Anonyme
Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.
Séchoir topissime
Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
Savais-tu que...
Le boycott vient d’Irlande
Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.
Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.
En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.
Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.
