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MARIUS PETIPA, CHORÉGRAPHE ET APTONYME 📆 11 mars 1818

Marius Petipa (1818-1910) est un chorĂ©graphe et danseur français, considĂ©rĂ© comme le pĂšre du ballet classique russe. NĂ© Ă  Marseille le 11 mars 1818, il a eu une carriĂšre prolifique, notamment au Théùtre impĂ©rial de Saint-PĂ©tersbourg, oĂč il a travaillĂ© pendant prĂšs de soixante ans.

â—€ 🧐 Marius Petipa est aussi un aptonyme. ◱

Petipa commence la danse Ă  l’Ăąge de sept ans et se forme au Conservatoire de Bruxelles. Il fait ses dĂ©buts au Théùtre de la Monnaie Ă  Bruxelles dans le ballet « La Dansomanie » en 1827.

En 1847, il est invité à Saint-Pétersbourg comme premier danseur et devient rapidement chorégraphe en collaborant avec des compositeurs célÚbres comme Ludwig Minkus et Pyotr Tchaikovsky, créant des ballets emblématiques tels que Don Quichotte (1869), La BayadÚre (1877), La Belle au bois dormant (1890), Casse-Noisette (1892), Le Lac des cygnes (1895).

â—€ 😳 Tout ça, je savais
 mais c’est quoi un aptonyme ? ◱

Petipa développe le ballet à grand spectacle, généralement en trois ou quatre actes, intégrant des scÚnes de pantomime et des danses de caractÚre. Il est également reconnu pour avoir établi la structure du pas de deux en quatre parties : entrée, adagio, variations et coda.

Il meurt le 14 juillet 1910 en CrimĂ©e. Bien que son Ɠuvre ait Ă©tĂ© longtemps mĂ©connue en France, elle a Ă©tĂ© redĂ©couverte grĂące Ă  des initiatives comme celles de Rudolph Noureev, qui a montĂ© plusieurs de ses ballets Ă  l’OpĂ©ra de Paris dans les annĂ©es 1980.

â—€ 🧐 Un aptonyme est un nom de famille ou un prĂ©nom qui a un sens liĂ© Ă  la personne qui le porte, souvent en rapport avec son mĂ©tier ou ses activitĂ©s. Effectivement, un danseur qui s’appelle Petipa… 😊◱



Un peu de bonne humeur

Ah le bon vieux temps

Le petit Nicolas demande Ă  son grand-pĂšre :

– Dis papy c’était comment de ton temps ?

– Mon petit le monde Ă  bien changĂ© !

– Ah bon ?

– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais Ă  l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thĂ©, deux cĂŽtes de porc, du pain et des Ɠufs.

– Et maintenant papy ?

– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces camĂ©ras de surveillance.

 

Centre du monde – Anonyme

Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais Ă  chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.

 

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scÚne en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversĂ©e, Vallandigham Ă©tait un "Copperhead", opposant Ă  Lincoln et Ă  la Guerre de SĂ©cession, exilĂ© puis revenu aux États-Unis aprĂšs le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurditĂ© professionnelle.

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion dĂ©signe l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicitĂ©, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’Ɠil moqueur Ă  cette vieille rivalitĂ© franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poĂ©tique et ancien, Ă©voque les falaises blanches qui se dressent fiĂšrement face Ă  la Manche, et l’expression naĂźt d’un poĂšme patriotique en 1793, nourri par des siĂšcles de conflits.

DĂšs l’AntiquitĂ©, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siĂšcle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur Ă©clatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des lĂ©gendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystĂ©rieuse : un gĂ©ant fils de PosĂ©idon ou une DanaĂŻde nommĂ©e Albine y Ă©chouent, tandis que des racines prĂ©-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᔉ siĂšcle chez Bossuet ou Madame de SĂ©vignĂ©, qui pestent dĂ©jĂ  contre les Anglais perfides, mais c’est le poĂšte Augustin Louis de XimĂ©nĂšs qui la forge en 1793, au cƓur des guerres rĂ©volutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la RĂ©volution, l’Allemagne en 1914 ou mĂȘme Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Antiquaire » / « Brocanteur » ?

Un antiquaire vend au prĂ©sent des objets qui ont en gĂ©nĂ©ral plus de cent ans, possĂšdent une vraie valeur artistique ou historique, et il les sĂ©lectionne avec soin, les authentifie grĂące Ă  ses connaissances en histoire de l’art, peut les restaurer et dĂ©livrer des certificats d’authenticitĂ© dans le cadre d’une boutique ou d’un stand spĂ©cialisĂ© oĂč il agit presque comme un conservateur privĂ© du patrimoine.

Un brocanteur, lui, vend au prĂ©sent surtout des biens d’occasion et de seconde main, pas forcĂ©ment anciens ni rares, qu’il chine dans les maisons, les dĂ©barras, les vide-greniers ou en ligne, puis qu’il revend en l’état sur les brocantes, marchĂ©s aux puces ou petites boutiques, en mettant l’accent sur le rĂ©emploi et les petits prix plutĂŽt que sur l’authentification et la restauration.

Sur le plan juridique et fiscal, la loi classe au prĂ©sent comme « antiquitĂ©s » les objets de plus de cent ans, soumis Ă  un rĂ©gime spĂ©cifique, tandis que ce que vend le brocanteur entre au prĂ©sent dans la catĂ©gorie gĂ©nĂ©rale des « biens d’occasion », avec des rĂšgles plus simples, ce qui renforce la diffĂ©rence entre ces deux mĂ©tiers.

Savais-tu que...

Le boycott vient d’Irlande

Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent Ă  un conflit agraire dans l'Irlande du XIXĂšme siĂšcle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.

Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gÚre les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particuliÚrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend trÚs impopulaire auprÚs de la population irlandaise.

En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.

Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraßne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célÚbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.