Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Carine
Jour du cresson le 17 brumaire
Journée internationale des écrivains africains
Les évènements notables
1961 – La France réalise son premier essai nucléaire souterrain
Le 7 novembre 1961, effectué au Sahara, cet essai inaugure une nouvelle étape du programme nucléaire français, après les tests atmosphériques. Il vise à réduire les retombées radioactives dans l’air tout en poursuivant la recherche militaire. L’opération renforce la stratégie de dissuasion nucléaire française. Elle suscite cependant des critiques liées aux risques environnementaux et sanitaires dans la région.
1944 – Franklin D. Roosevelt est réélu Président des États-Unis, pour un 4ème mandat
Le 7 novembre 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, Roosevelt obtient un nouveau mandat, un fait sans précédent dans l’histoire américaine. Son leadership durant le conflit et son influence sur la politique internationale renforcent sa popularité. Cette continuité permet de maintenir la stratégie alliée. Ce cas conduira ensuite à la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels.
1937 – A la fin de sa liaison avec Trostki, Frida Kahlo lui offre un autoportrait
Le 7 novembre 1937, lors de son séjour au Mexique, Trotski entretient une relation avec l’artiste Frida Kahlo. À la fin de leur liaison, elle lui offre un autoportrait dédié, geste intimement lié à leur histoire personnelle. L’œuvre témoigne de la dimension politique et passionnée de la vie de Kahlo, marquée par ses amitiés et engagements auprès des figures révolutionnaires.
1931 – Fondation de la République soviétique chinoise
Le 7 novembre 1931, les communistes chinois proclament un État dans le Jiangxi, dirigé par Mao Zedong. Cette entité sert de base territoriale et administrative au mouvement révolutionnaire. Elle développe des réformes agraires et des structures militaires. Menacée par le Kuomintang, elle sera démantelée, conduisant à la Longue Marche. Elle préfigure la future République populaire de Chine.
1921 – Début du procès du tueur en série Désiré Landru
Le 7 novembre 1921, accusé d’avoir assassiné plusieurs femmes qu’il attirait par des annonces matrimoniales, Landru devient l’une des figures criminelles les plus médiatisées de France. Le procès révèle méthodes, manipulations et absence de remords. Condamné à mort, il est guillotiné en 1922. L’affaire marque la culture criminelle française et alimente littérature, cinéma et fascination publique… lire l’article
1917 – Début de la révolution d’Octobre en Russie
Le 7 novembre 1917, les bolcheviks, menés par Lénine, renversent le gouvernement provisoire à Petrograd. Cet événement met fin au fragile régime issu de la révolution de Février et installe un pouvoir communiste. Il entraîne une guerre civile et la création de l’URSS. La révolution d’Octobre bouleverse l’ordre mondial et inspire de nombreux mouvements révolutionnaires.
1800 – Ordonnance interdisant aux femmes de porter un pantalon
Le 7 novembre 1800, à Paris, une ordonnance impose l’autorisation policière aux femmes souhaitant porter un pantalon, reflet des normes patriarcales du temps. Bien que peu appliquée, elle symbolise les limites juridiques pesant sur l’habillement féminin. La loi restera officiellement en vigueur jusqu’au XXIᵉ siècle, malgré son obsolescence, et deviendra un symbole des luttes pour l’égalité.
1631 – 1ère observation d’un transit de Mercure
Le 7 novembre 1631, l’astronome Johannes Kepler avait prédit l’événement, et Pierre Gassendi l’observe depuis Paris. Le transit confirme l’exactitude des tables astronomiques et l’héliocentrisme. Cette observation constitue une avancée majeure dans la compréhension du système solaire. Elle illustre les progrès de l’astronomie moderne et l’usage d’outils d’observation plus précis.
1610 – Procès de sorcellerie au Pays basque
Le 7 novembre 1610, dans le contexte de la chasse aux sorcières en Europe, de nombreuses personnes sont accusées de pactes démoniaques et de maléfices. Les procès s’accompagnent d’aveux extorqués sous torture et d’exécutions. Le Pays basque est l’un des foyers les plus sévèrement touchés. Ces événements reflètent peurs collectives, tensions religieuses et ignorance scientifique.
1492 – Chute de la « météorite d’Ensisheim »
Le 7 novembre 1492, une grosse pierre céleste s’écrase en Alsace, sous les yeux de témoins. L’événement est interprété comme signe divin et attire l’attention des savants européens. Des fragments sont conservés et étudiés, faisant de cette météorite l’une des plus anciennes documentées en Europe. Sa chute marque le début d’un intérêt scientifique pour les objets extraterrestres… lire l’article
Les naissances et décès notables
1975 – Naissance de Raphaël (Raphaël Haroche), chanteur français
1969 – Naissance de Hélène Grimaud, pianiste française
1967 – Naissance de David Guetta, musicien français
1963 – Naissance de Franck Dubosc, humoriste français
1867 – Naissance de Marie Curie, physicienne et chimiste française
1728 – Naissance de James Cook, navigateur et explorateur britannique
1633 – Décès de Cornelis Jacobszoon Drebbel, ingénieur et inventeur néerlandais
2021 – Décès de Dean Stockwell, acteur américain
2006 – Décès de Guy Degrenne, industriel français
1997 – Décès de Paul Ricard, industriel français
1980 – Décès de Terence Steven « Steve » MacQueen, acteur américain
Un peu de bonne humeur
Les compagnons de bouchon
😏 Me voilà encore bloqué dans un bouchon mais heureusement mon voisin de droite est en train de se fâcher tout rouge seul à son volant, devant ça klaxonne à tout va et quelques-uns sont même sortis de leur véhicule sûrement pour débrouiller tout ça... j'en conclus donc que ça devrait se régler dans les secondes qui viennent 😊🤞
L’importance de l’éducation
🤨 Pour qu'un enfant se tienne bien, on lui donne un ballon.
😳 Et quand il ne se tient pas bien ?
🤨 On le fait exploser.
😳 Le ballon ?
🤨 Oui aussi, si tu veux.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
Thérian et animal totem
Vous avez peut-être vu passer sur les réseaux des jeunes qui se déplacent à quatre pattes, portent parfois des masques de renard ou de loup, et semblent avoir troqué le canapé contre la forêt. Non, ce n’est pas forcément le tournage d’un documentaire animalier : il s’agit peut-être de thérians.
Un thérian est une personne qui ressent une identification profonde, psychologique ou spirituelle, à un animal non humain. Chat, renard, loup, cheval… chacun son « thériotype », autrement dit son animal de référence. Attention toutefois : les thérians savent parfaitement qu’ils ont un corps humain. Le renard intérieur ne recherche pas nécessairement un poulailler, et le loup peut très bien apprécier les pâtes au fromage.
Peut-on rapprocher les thérians de la notion d’animal totem ? Oui et non. Comme l’animal totem, le thériotype peut représenter une force intérieure, un guide ou une manière de se comprendre. Mais il ne s’agit pas exactement de la même chose : l’animal totem accompagne ou symbolise, tandis que le thérian dit ressentir une identification plus personnelle et plus profonde à un animal. En somme, l’un souffle parfois à l’oreille tandis que l’autre inciterait plus volontiers à aller courir dans les bois.
Astuce
Pour un chat bien éduqué
Pour éviter que le chat de la maison ne se soulage ailleurs que dans l'endroit qui lui a été affecté, il semblerait que déposer dans sa caisse un peu de soude qu'on arroserait ensuite d'une infusion de valériane ou herbe-à-chat soit une bonne astuce.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
