Bonne fête aux Léger
Aujourd’hui
Les évènements notables
1950 – Parution du 1er comic de Charles Schulz (Peanuts) avec Charlie Brown et le chien Snoopy
Le 2 octobre 1950, la bande dessinée « Peanuts » de Charles M. Schulz paraît pour la première fois dans sept journaux américains. On y découvre Charlie Brown, Shermy, Patty et un chien encore anonyme qui deviendra Snoopy. Ce comic strip connaîtra un succès mondial, influençant profondément la culture populaire, l’humour de presse et le merchandising.
1937 – Massacre des Haïtiens par les Dominicains (massacre du persil)
Du 2 au 8 octobre 1937, sur ordre du dictateur dominicain Rafael Trujillo, l’armée et des civils armés massacrent entre 10 000 et 20 000 Haïtiens vivant près de la frontière. Le nom « massacre du persil » vient du mot « perejil », utilisé pour identifier les victimes par leur accent. Cet épisode reste l’un des plus tragiques de l’histoire caribéenne.
1925 – Joséphine Baker fait scandale en dansant dénudée lors de la première de la Revue nègre
Le 2 octobre 1925, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, Joséphine Baker se produit dans la Revue nègre. Sa danse audacieuse, parfois seins nus et vêtue d’un simple pagne de plumes, choque une partie du public mais séduit l’avant-garde artistique. Elle devient une icône du jazz, de la modernité et de la liberté des années folles.
1835 – La bataille de Gonzales marque le début de la révolution texane
Le 2 octobre 1835, des colons texans affrontent des soldats mexicains près de Gonzales. Refusant de rendre un petit canon défensif, ils brandissent un drapeau proclamant « Come and take it ». Ce premier affrontement armé déclenche la révolution texane contre le gouvernement central mexicain, qui aboutira à l’indépendance du Texas en 1836.
1552 – Prise de Kazan par les troupes d’Ivan le Terrible
Le 2 octobre 1552, le tsar Ivan IV s’empare de Kazan, capitale du khanat tatar du même nom, après un long siège. Cette victoire marque l’expansion de la Russie vers la Volga et met fin à l’un des derniers États issus de la Horde d’or. Elle ouvre la voie à la conquête de vastes territoires eurasiatiques et renforce l’autorité du tsar.
1535 – Jacques Cartier arrive à Hochelaga qu’il renommera Mont Royal avant de devenir Montréal
Le 2 octobre 1535, l’explorateur français Jacques Cartier atteint le village iroquoien d’Hochelaga, sur l’île de Montréal. Il gravit la colline qu’il baptise « mont Royal », à l’origine du nom de la future ville. Cette exploration s’inscrit dans la quête d’une route vers l’Asie et amorce la présence française en Amérique du Nord.
1452 – Naissance du futur roi d’Angleterre, Richard III
Le 2 octobre 1452 naît Richard Plantagenêt, futur Richard III, dernier roi d’Angleterre de la maison d’York. Son règne (1483-1485), court et controversé, est marqué par les conflits de la guerre des Deux-Roses. Il meurt à la bataille de Bosworth, laissant le trône aux Tudors. Sa figure sera immortalisée par Shakespeare.
1369 – Du Guesclin est nommé connétable
Le 2 octobre 1369, le roi Charles V de France nomme Bertrand du Guesclin connétable, c’est-à-dire chef des armées. Héros de la guerre de Cent Ans, connu pour ses tactiques défensives et ses campagnes en Castille, il contribue à reprendre des territoires aux Anglais. Sa nomination symbolise la reprise en main militaire du royaume capétien.
1187 – Prise de Jérusalem par Saladin
Le 2 octobre 1187, après la bataille de Hattin, le sultan Saladin reprend Jérusalem aux croisés. La ville, tombée aux mains chrétiennes depuis 1099, est restituée au monde musulman. Saladin épargne la population en échange de rançons. Cette reconquête provoque le lancement de la troisième croisade en Europe, menée notamment par Richard Cœur de Lion.
Un peu de bonne humeur
Château et fantôme
Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :
– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?
– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Séchoir topissime
Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.
Un peu de français
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
« Garrulité » ?
La garrulité, cette envie irrésistible de parler sans s'arrêter, ce bavardage incessant qui envahit les conversations comme un torrent joyeux mais parfois agaçant. La garrulité touche ceux qui ne peuvent s'empêcher de gazouiller des mots, un peu comme des oiseaux en pleine saison des amours, remplissant l'air de leur loquacité débordante.
D'origine latine, avec garrulus signifiant « bavard » et garrire pour « babiller », ce mot entre en français au XVème siècle et évoque d'abord le chant des geais. Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût, s'excuse avec humour : « quand je conte, je tombe un peu dans la garrulité », humanisant ce défaut en une faiblesse charmante du narrateur passionné.
Savais-tu que...
Le fleuve Mississippi
Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.
Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.
Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.
