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15 JANVIER

Bonne fête aux Rémi

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2012 – Arrivée en France de Yuan Zi et Huan Huan dans le cadre de la diplomatie du panda
Le 15 janvier 2012, les pandas géants Yuan Zi et Huan Huan arrivent en France, prêtés par la Chine pour dix ans au zoo de Beauval. Cette opération s’inscrit dans la « diplomatie du panda », outil de relations internationales chinoises. Leur arrivée suscite un immense engouement populaire et symbolise le rapprochement culturel et scientifique entre les deux pays.

2004 – Naufrage du chalutier Bugaled Breizh
Le 15 janvier 2004, le chalutier breton Bugaled Breizh sombre brutalement au large des côtes anglaises, entraînant la mort de ses cinq marins. Les circonstances du drame restent controversées, certaines hypothèses évoquant l’accrochage avec un sous-marin en exercice. L’affaire provoque une longue bataille judiciaire et un profond traumatisme en Bretagne.

2001 – Mise en ligne de l’encyclopédie Wikipédia
Le 15 janvier 2001, Wikipédia est mise en ligne par Jimmy Wales et Larry Sanger. Fondée sur un principe collaboratif et libre, l’encyclopédie permet à chacun de créer et modifier des articles. Elle connaît une croissance fulgurante et devient l’une des principales sources d’information mondiales, bouleversant l’accès au savoir.

1986 – La centrale Superphénix est couplée au réseau électrique
Le 15 janvier 1986, le réacteur nucléaire Superphénix, situé à Creys-Malville, est raccordé au réseau électrique français. Conçu comme un surgénérateur à neutrons rapides, il doit produire plus de combustible qu’il n’en consomme. Le projet reste toutefois très contesté et sera définitivement arrêté en 1997.

1974 – Première diffusion de la série télévisée Happy Days
Le 15 janvier 1974, la série américaine Happy Days est diffusée pour la première fois. Située dans l’Amérique des années 1950, elle met en scène la famille Cunningham et le personnage emblématique de Fonzie. La série devient un immense succès populaire et marque durablement la culture télévisuelle mondiale.

1965 – Dépôt d’un brevet pour faciliter les naissances par force centrifuge
Le 15 janvier 1965, George et Charlotte Blonsky déposent un brevet proposant un dispositif de naissance par force centrifuge. L’idée repose sur l’utilisation de la rotation pour aider l’expulsion du bébé. Jugé farfelu et peu pratique, le projet n’a jamais été appliqué, mais reste un exemple célèbre d’invention insolite.

1964 – Ouverture du Whisky a Go Go à Los Angeles
Le 15 janvier 1964 ouvre à Los Angeles le Whisky a Go Go, considéré comme la première salle de danse moderne appelée « discothèque ». Lieu emblématique de la scène musicale, il accueille de nombreux artistes devenus célèbres, comme The Doors. Il contribue à l’émergence de la culture rock et pop des années 1960.

1947 – Début de l’affaire du Dahlia noir
Le 15 janvier 1947, le corps mutilé d’Elizabeth Short est découvert à Los Angeles. Surnommée le « Dahlia noir », l’affaire choque l’opinion publique par sa violence et son mystère. Malgré une enquête massive, le meurtre reste non élucidé et devient l’un des crimes les plus célèbres de l’histoire américaine.

1919 – Grande inondation de mélasse de Boston
Le 15 janvier 1919, une cuve industrielle explose à Boston, libérant des millions de litres de mélasse dans les rues. La vague visqueuse provoque 21 morts et de nombreux blessés. Cette catastrophe industrielle insolite conduit à un renforcement des normes de sécurité et reste un épisode marquant de l’histoire urbaine américaine.

1797 – Victoire de Bonaparte à la bataille de Rivoli
Le 15 janvier 1797, le général Napoléon Bonaparte remporte une victoire décisive contre les Autrichiens à Rivoli, en Italie. Ce succès stratégique consolide la campagne d’Italie et renforce considérablement le prestige militaire de Bonaparte. Il ouvre la voie au traité de Campo-Formio et à l’ascension politique de Napoléon.

1759 – Ouverture du British Museum au public
Le 15 janvier 1759, le British Museum ouvre ses portes au public à Londres. Premier musée national gratuit au monde, il rassemble des collections issues de dons et d’explorations. Il devient rapidement une institution culturelle majeure, symbole de la diffusion du savoir et de l’histoire universelle.

1559 – Couronnement d’Élisabeth Ire d’Angleterre
Le 15 janvier 1559, Élisabeth Ire est couronnée reine d’Angleterre à l’abbaye de Westminster. Son règne marque l’affirmation du protestantisme et l’âge d’or élisabéthain, caractérisé par un essor culturel, maritime et politique. Elle s’impose comme l’une des souveraines les plus marquantes de l’histoire anglaise.

Les naissances et décès notables

1975 – Naissance de Mary Pierce, joueuse championne de tennis français
1949 – Naissance de Dan Ar Braz (Daniel Le Bras), auteur-compositeur-interprète breton
1929 – Naissance de Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain, prix Nobel de la paix

1996 – Décès de Moshoeshoe II du Lesotho, roi du Lesotho de 1960 à 1996
1983 – Décès de Meyer Lansky (Majer Suchowliński), mafieux américain d’origine russe
1947 – Décès de Elizabeth Short, victime américaine dans l’affaire du Dahlia noir



Un peu de bonne humeur

Je m’emmerde…

 

Lavage voiture – Merci ChatGPT

Question posée à ChatGPT

Je dois aller à la station de lavage pour laver ma voiture. La station est à 100 mètres de chez moi. Il serait peut-être préférable que j'y aille à pied. Qu'en penses-tu ?

Réponse de ChatGPT

Franchement ? Oui 😄

À 100 mètres, c’est littéralement l’équivalent d’un mini-tour du pâté de maisons. Tu mettras à peine 1 à 2 minutes à pied.

Aller à pied, ça a plusieurs avantages :

  • 🚶‍♂️ Pas besoin de démarrer la voiture à froid juste pour 100 m (c’est mauvais pour le moteur).
  • 💶 Tu économises un tout petit peu de carburant.
  • 🌱 C’est plus logique écologiquement.
  • 🧠 Et ça te met déjà dans l’idée “je prends soin de ma voiture” plutôt que “je la redémarre pour 30 secondes”.

Sauf cas particulier (météo catastrophique, souci de mobilité, besoin d’amener du matériel lourd), marcher semble le choix le plus simple et le plus rationnel.

Et puis, avoue… 100 mètres en voiture, ça ferait un peu flemmard quand même 😏

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

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Savais-tu ?

Hermaphrodite, l’être aux deux natures

Dans les hauteurs du mont Olympe, deux divinités sont admirées entre toutes : l'une est Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, dont le sourire fait éclore les roses. L'autre est Hermès, le messager ailé des dieux, rapide comme le vent, malin comme le renard.

De leur union naît un enfant. On le nomme Hermaphrodite, en mêlant le nom de son père et celui de sa mère, car il porte en lui la grâce des deux. Le petit grandit sur les pentes sauvages du mont Ida, en Phrygie, confié aux soins des nymphes. Elles lui apprennent à courir dans les forêts, à écouter le chant des sources, à reconnaître les constellations qui veillent la nuit. L'enfant est d'une beauté saisissante. Son visage a la douceur de sa mère, ses yeux l'éclat malicieux de son père, et sa peau l'éclat de l'aurore.

Les années passent, paisibles et parfumées de thym sauvage. Mais un matin de ses quinze ans, Hermaphrodite regarde au-delà des montagnes et sent naître en lui une soif inconnue : celle de découvrir le monde. « Je partirai », dit-il aux nymphes. Elles le supplient de rester. Il ne les écoute point. Il prend son bâton de voyageur, boucle son manteau et descend les sentiers de l'Ida. Il traverse les forêts de Lycie, longe les rivages battus par les vents, et parvient enfin en Carie, non loin d'une cité appelée Halicarnasse. Le paysage est doux, les oliviers argentés, et l'air tiède porte des senteurs de jasmin.

C'est là qu'il découvre la source de Salmacis. Elle n'a rien d'ordinaire. Son eau est si claire qu'on y voit le fond comme à travers une fenêtre, et si fraîche que les voyageurs en parlent de bout en bout de la côte. Des lauriers l'entourent, des vignes sauvages y traînent leurs grappes, et le silence n'est troublé que par le chant de l'eau sur les pierres. Mais ce lieu enchanté a une habitante : la nymphe Salmacis.

Salmacis n'est pas comme les autres nymphes. Ses sœurs courent dans les bois, chassent avec la déesse Artémis et méprisent les armes d'Aphrodite. Salmacis, elle, préfère peigner ses longs cheveux au bord de l'eau, cueillir des fleurs, et se regarder dans le miroir des sources. Elle n'a jamais voulu quitter son bassin, jamais tiré de l'arc, jamais dormi sous la rosée. Ce jour-là, tandis qu'elle tresse des couronnes de lierre, elle entend des pas sur le sentier. Elle lève les yeux. Et elle voit Hermaphrodite.

Il s'est arrêté au bord de la source, ébloui par tant de fraîcheur. Il ôte ses sandales, défait son manteau, et plonge ses mains dans l'eau. La nymphe, cachée derrière un laurier, sent son cœur s'emballer. Jamais elle n'a vu un visage pareil. Jamais un tel éclat ne s'est reflété dans son miroir d'eau.

— C'est un dieu, murmure-t-elle. Peut-être est-ce l'Amour lui-même.

Elle sort de sa cachette et s'approche. Hermaphrodite sursaute.

— Que veux-tu, nymphe ? dit-il d'un ton rude.

Elle sourit, vient s'asseoir près de lui, ose toucher sa main. Elle lui parle de l'eau fraîche, des fleurs du jardin, de tout ce qui peut le retenir. Mais le jeune homme, las de ses paroles, la repousse doucement :

— Laisse-moi. Je veux me baigner seul.

Salmacis fait semblant de s'éloigner, de disparaître derrière les arbres. En réalité, elle guette. Hermaphrodite, croyant être seul, défait ses vêtements et entre dans l'eau de la source.

Alors Salmacis surgit. Elle se jette dans le bassin, s'accroche à lui, enlace ses bras autour du corps du jeune homme, l'embrasse de force, presse sa poitrine contre la sienne. Hermaphrodite se débat. Mais la nymphe, telle un lierre autour d'un tronc, ne le lâche point.

— Tu te débats en vain, cruel ! crie-t-elle. Dieux, si vous m'entendez, exaucez un seul vœu : que rien ne puisse jamais le séparer de moi, ni moi de lui !

Les dieux entendent. Leurs deux corps se mêlent. Lentement, comme l'eau mêlée au vin, comme la cire qui fond et se soude, ils ne forment plus qu'un seul être. Un seul souffle. Une seule peau. Un corps qui n'est plus tout à fait homme, plus tout à fait femme, mais les deux ensemble. Hermaphrodite, en se découvrant changé, lève les yeux vers le ciel et d'une voix mêlée de larmes, supplie ses parents :

— Père Hermès, mère Aphrodite, exaucez ma prière : que quiconque se baignera dans cette source perde à jamais sa force d'homme !

Les dieux, touchés par son destin, accordent sa demande. C'est pourquoi, dit-on, la source de Salmacis, près d'Halicarnasse, a la réputation d'amollir ceux qui y boivent. C'est ainsi qu'Hermaphrodite devient l'être aux deux natures — ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre, mais portant en un seul corps la beauté de l'homme et celle de la femme. Son nom traverse les siècles. Les sculpteurs le représentent dans le marbre, les peintres le figurent sur les vases, et les poètes racontent son histoire, depuis Ovide jusqu'à nos jours. Et c'est de lui, de sa légende, que les hommes tirent le mot hermaphrodite pour désigner les êtres portant en eux les caractères des deux sexes.

Conté d'après le mythe d'Hermaphrodite et de la nymphe Salmacis,
tel que le rapporte Ovide dans ses Métamorphoses (Livre IV).

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Astuce

Oter une tache de cambouis

Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!

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Un instant en ce bas monde

En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…

Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :

— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.

Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.

Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.

L’art délicat de l’excuse élégante

De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?

« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !

Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.

Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.

— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.

« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.

Le retour triomphal de Sa Majesté

Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.

Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.

Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)

Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.

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Espace lecture

Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Octobre 1870.

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