Au début du XXème siècle, les Etats-Unis inventent un sport aussi spectaculaire que périlleux : l’auto-polo. Le principe reste celui du polo classique, mais les chevaux cèdent leur place à des automobiles.
Sur un terrain d’environ 100 mètres sur 40, deux équipes s’affrontent. Chaque voiture embarque un conducteur et un joueur armé d’un long maillet. Debout à bord, ce dernier frappe une balle pour l’envoyer entre les poteaux adverses.
Les Ford T, légères et maniables, deviennent les vedettes de ces rencontres. Elles foncent, dérapent, se percutent et parfois se retournent. Le public adore le spectacle ; les joueurs, eux, encourent des blessures sérieuses.
L’auto-polo connaît son apogée dans les années 1910 et 1920, avant de s’éteindre progressivement dans les années 1930. Trop dangereux et coûteux pour durer – les nombreux accidents étant souvent volontaires -, il reste aujourd’hui l’un de ces sports oubliés qui disent beaucoup de l’enthousiasme et de l’inconscience des débuts de l’ère automobile.