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6 NOVEMBRE

Bonne fête aux Léonard

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1975 – Début de la Marche verte marocaine devenue fête nationale
Le Maroc organise une marche pacifique de 350 000 volontaires vers le Sahara occidental pour affirmer sa souveraineté sur ce territoire alors administré par l’Espagne. L’opération, soutenue par le roi Hassan II, conduit au retrait espagnol. Elle reste un événement fondateur de l’unité nationale marocaine et demeure célébrée chaque année au Maroc.

1956 – Fin de l’expédition de Suez et de la « diplomatie de la canonnière »
L’ultimatum international met fin à l’intervention franco-britannique et israélienne contre l’Égypte après la nationalisation du canal. La pression américaine et soviétique force le retrait des troupes. Cet échec marque le déclin de l’influence coloniale européenne et symbolise l’émergence de nouvelles puissances durant la Guerre froide. Nasser sort renforcé de la crise.

1939 – Opération Sonderaktion Krakau
Les autorités nazies convoquent les professeurs de l’université Jagellonne sous prétexte de réunion administrative, puis les arrêtent. Plus de 180 intellectuels sont déportés vers des camps, visant à décapiter l’élite culturelle polonaise. Après un tollé international, certains seront libérés. L’opération illustre la stratégie d’anéantissement des cadres intellectuels des territoires occupés.

1937 – Début des fusillades des 17 Roses de Guillena
En Andalousie, dix-sept femmes républicaines sont arrêtées, torturées puis exécutées par les forces franquistes. Leur châtiment vise à intimider les partisans de la République. Le drame est longtemps passé sous silence sous la dictature de Franco. Redécouvert tardivement, il symbolise aujourd’hui la répression franquiste et la mémoire des victimes oubliées.

1930 – Lancement du paquebot Georges Philippar
Construit à Saint-Nazaire pour les Messageries maritimes, ce paquebot moderne est destiné aux lignes vers l’Extrême-Orient. Malgré son luxe et sa technique avancée, il connaîtra un destin tragique lorsqu’il sera détruit par un incendie en 1932 au large de la Somalie. L’affaire suscita polémiques et suspicions. Sa perte marqua durement la compagnie.

1928 – Herbert Hoover est élu président des États-Unis
Républicain et ancien secrétaire au Commerce, Hoover bénéficie de la prospérité économique des années 1920. Peu après son investiture, le krach de 1929 plonge le pays dans la Grande Dépression. Son incapacité perçue à y répondre efficacement le rend impopulaire. Son mandat devient symbole d’une crise économique majeure aux conséquences sociales profondes.

1861 – Jefferson Davis est élu président des États confédérés d’Amérique
Davis prend la tête de la Confédération après la sécession de plusieurs États du Sud, défenseurs de l’esclavage. Sa présidence dirige l’effort de guerre contre l’Union. Malgré un discours de souveraineté, le manque de ressources et la pression militaire conduiront à la défaite sudiste. La Confédération disparaît en 1865 avec la fin de la guerre.

1860 – Abraham Lincoln devient le 16ᵉ président des États-Unis
Élu sans soutien du Sud, Lincoln cristallise les tensions autour de l’esclavage. Son arrivée au pouvoir déclenche la sécession de plusieurs États sudistes et mène à la guerre de Sécession. Défenseur de l’Union, il proclamera l’émancipation des esclaves et marquera l’histoire américaine avant son assassinat en 1865, peu après la victoire de l’Union.

Les naissances et décès notables

1988 Naissance de Emma Stone, actrice américaine
1970 Naissance de Ethan Hawke, acteur américain
1961 Naissance de Florent Pagny, chanteur français

1928 Décès de Arnold Rothstein, mafieux et homme d’affaires américain

Un peu d’humour

« Si le gouvernement créait un impôt sur la connerie, il serait tout de suite autosuffisant. » – Jean Yann

Une blonde se rend au commissariat :
– On m’a volé mon Kamasutra !
– Et vous voulez faire une déposition ?
– Oui, je veux bien… Mais pas toutes…



Un peu de bonne humeur

Collecte pour les alcooliques

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

 

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

Savais-tu que...

Le fleuve Mississippi

Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.

Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.

Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.

Peuplement du Mississippi au XVI-XVIIème siècle >