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16 JUILLET

Bonne fête aux Carmel et Carmen

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1945 – Premier test d’une bombe atomique

Le 16 juillet 1945, les États-Unis procèdent au premier essai nucléaire de l’histoire, baptisé Trinity, dans le désert du Nouveau-Mexique. La bombe au plutonium explose avec une puissance équivalente à vingt kilotonnes de TNT. Le physicien Robert Oppenheimer, directeur scientifique du projet Manhattan, déclare en voyant l’explosion : « Je suis devenu la mort, le destructeur des mondes. » Hiroshima suivra trois semaines plus tard.

1942 – Rafle du Vélodrome d’Hiver, arrestation massive des Juifs de France pendant la 2nde Guerre mondiale

Les 16 et 17 juillet 1942, la police française procède à la plus grande rafle de Juifs organisée sur le sol français. Plus de treize mille hommes, femmes et enfants sont arrêtés à Paris et en banlieue, dont près de quatre mille enfants. Entassés dans des conditions inhumaines au Vélodrome d’Hiver, ils seront ensuite acheminés vers les camps d’extermination nazis. En 1995, Jacques Chirac reconnaît officiellement la responsabilité de la France.

1801 – Signature du Concordat français, entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII

Le 16 juillet 1801, Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII signent le Concordat, accord rétablissant les relations entre la France et l’Église catholique, rompues depuis la Révolution. Le texte reconnaît le catholicisme comme religion de la majorité des Français, tout en maintenant la mainmise de l’État sur la nomination des évêques. Ce compromis habile réconcilie la France révolutionnaire avec Rome.

1701 – Louis XIV s’installe dans la chambre royale de l’appartement du roi, au château de Versailles

Le 16 juillet 1701, Louis XIV prend possession de sa nouvelle chambre royale au centre exact du château de Versailles, orientée vers le soleil levant. Cette installation symbolique au cœur géométrique du palais affirme la toute-puissance du Roi-Soleil. C’est dans cette chambre qu’il mourra en 1715, après y avoir accompli quotidiennement le rituel du lever et du coucher devant la cour assemblée.

1377 – Couronnement de Richard II d’Angleterre

Le 16 juillet 1377, Richard II est couronné roi d’Angleterre à l’abbaye de Westminster à l’âge de dix ans, succédant à son grand-père Édouard III. Son règne, marqué par la révolte des paysans de 1381 et des tensions constantes avec la noblesse, s’achève tragiquement en 1399 lorsqu’il est renversé par son cousin Henri de Lancastre et meurt en captivité peu après.

1212 – Bataille de Las Navas de Tolosa, en Espagne, étape décisive de la Reconquista

Le 16 juillet 1212, les forces chrétiennes coalisées des royaumes de Castille, d’Aragon, de Navarre et du Portugal infligent une défaite écrasante aux armées almohades du calife Muhammad al-Nasir à Las Navas de Tolosa, en Andalousie. Cette victoire décisive brise la puissance musulmane en péninsule Ibérique et ouvre la voie à la reconquête chrétienne du sud de l’Espagne.

622 – 1er jour de l’Hégire avec la fuite de Mahomet vers Médine

Le 16 juillet 622, Mahomet quitte clandestinement La Mecque pour se réfugier à Médine, fuyant les persécutions des tribus qorayshites hostiles à sa prédication. Cette migration, connue sous le nom d’Hégire, marque un tournant fondateur de l’islam et constitue le point de départ du calendrier musulman. À Médine, Mahomet pose les bases de la première communauté islamique organisée.

Les naissances et décès notables

1966 – Naissance de Mike Horn, aventurier sud-africano-suisse
1964 – Naissance de Miguel Indurain, cycliste espagnol
1930 – Naissance de Guy Béart, chanteur français
1917 – Naissance de Georges Arnaud, romancier et journaliste d’investigation français (Le salaire de la peur)

2023 – Décès de Jane Birkin, actrice et chanteuse franco-britannique
2019 – Décès de Johnny Clegg, auteur-compositeur-interprète-danseur sud-africain
2001 – Décès de Morris (Maurice de Bevere), auteur de bandes dessinées belge (Lucky Luke)
1997 – Décès de Dora Maar, peintre et photographe française, muse et compagne de Picasso
1989 – Décès de Herbert von Karajan, chef d’orchestre autrichien
1982 – Décès de Patrick Dewaere, acteur français
1557 – Décès de Anne de Clèves, reine d’Angleterre, quatrième épouse du roi Henri VIII
1546 – Décès de Anne Askew, poétesse anglaise, brûlée vive à Londres pour hérésie



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Un peu de bonne humeur

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

 

Rôle du petit orteil

🧐 Selon une étude scientifique rigoureuse mené sur un large panel de volontaires, il semblerait que le rôle principal du petit orteil soit d'avertir si un meuble de la maison a été déplacé.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Le trottoir roulant du Paris 1900

À l’Exposition universelle de Paris de 1900, le trottoir roulant, baptisé « Rue de l’Avenir », s’impose comme l’une des attractions les plus fascinantes du site. Installé à sept mètres au-dessus du sol, il dessine une boucle de plus de trois kilomètres et demi, ponctuée de neuf stations, qui relie les principaux pavillons comme les Invalides, le pont de l’Alma ou le Champ-de-Mars. Le visiteur y chemine sans effort, passant d’une plateforme fixe à une bande lente puis à une bande rapide, pour glisser à 4 ou 8 km/h au-dessus du tumulte de la foule. En une vingtaine de minutes, il fait le tour complet de l’exposition, tout en observant Paris et ses palais éphémères depuis ce balcon mobile qui incarne, très littéralement, la promesse d’un futur où l’on se déplace sans marcher.

Conçu par des ingénieurs américains et réalisé par une compagnie française, ce trottoir aérien transporte des milliers de personnes à la fois et devient, le temps de la saison, une véritable ligne de transport public suspendue. Les Parisiens comme les étrangers se pressent, paient leur ticket de quelques centimes, s’accrochent aux potelets pour changer de bande et découvrent avec amusement ce mode de locomotion qui bouscule les habitudes. Le succès est au rendez-vous, mais la « rue de l’Avenir » reste une expérience provisoire : une fois l’exposition terminée, elle disparaît, ne laissant que des projets avortés et des images étonnées. Ce qui devait annoncer une révolution urbaine se transforme alors en curiosité historique, tandis que ses descendants modestes, les tapis roulants des gares et des aéroports, prolongent aujourd’hui, à une échelle plus discrète, ce rêve de 1900.

On en parle sur Paris ma belle, Wikipédia

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Astuce

Une photo parfaite de Médor

Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

Entrez dans la danse – Jean Teulé

Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.

Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.

Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.

Entrez dans la danse - Jean Teulé - Babelio

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