Bonne fête aux Frédéric
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1956 – Inauguration du cimetière américain de Colleville-sur-Mer
Le 18 juillet 1956, le cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer, dominant les plages du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, est officiellement inauguré. Ses neuf mille trois cent quatre-vingt-sept tombes alignées face à la Manche constituent un lieu de mémoire mondial et un hommage solennel aux soldats américains tombés lors de la libération de l’Europe du joug nazi.
1947 – L’Exodus arrive dans les eaux territoriales de la Palestine
Le 18 juillet 1947, le navire Exodus, transportant quatre mille cinq cents survivants juifs de la Shoah partis de Sète une semaine plus tôt, est intercepté par la marine britannique au large des côtes palestiniennes. Après une résistance acharnée des passagers, le bateau est abordé de force. Les réfugiés seront renvoyés en Europe, suscitant une émotion mondiale qui accélère la création de l’État d’Israël en 1948.
1925 – Publication du premier tome de « Mein Kampf » d’Adolf Hitler en Allemagne
Le 18 juillet 1925, le premier tome de Mein Kampf, ouvrage autobiographique et idéologique rédigé par Adolf Hitler durant son emprisonnement après le putsch de Munich raté de 1923, est publié en Allemagne. Ce texte, exposant crûment ses théories racistes, antisémites et expansionnistes, sera largement ignoré avant l’ascension du nazisme, alors qu’il annonçait pourtant sans ambiguïté les crimes à venir.
64 – Grand incendie de Rome
Le 18 juillet 64, un gigantesque incendie se déclare dans les boutiques du Circus Maximus à Rome et ravage la ville pendant neuf jours, détruisant dix des quatorze quartiers de la capitale. L’empereur Néron, absent lors du sinistre, est néanmoins accusé d’en être l’instigateur. Il rejette la responsabilité sur les chrétiens, déclenchant la première grande persécution de cette communauté dans l’Empire romain.
-390 – Bataille de l’Allia
Le 18 juillet 390 avant notre ère, les légions romaines sont écrasées sur les rives de l’Allia, affluent du Tibre, par les Gaulois Sénons conduits par leur chef Brennus. Cette défaite humiliante ouvre la route de Rome sans défense, que les Gaulois pillent et incendient peu après. Seul le Capitole résiste. La date du 18 juillet restera marquée dans le calendrier romain comme un jour néfaste, le dies Ater.
Les naissances et décès notables
1982 – Naissance de Priyanka Chopra (प्रियंका चोपड़ा), actrice, chanteuse, mannequin et philanthrope indienne, Miss Monde 2000
1978 – Naissance de Mélissa Theuriau, journaliste française
1972 – Naissance de Titoff (Christophe Junca), acteur et humoriste français
1969 – Naissance de la Grande Sophie (Sophie Huriaux), chanteuse française
1967 – Naissance de Vin Diesel (Mark Sinclair Vincent), acteur et producteur américain
2022 – Décès de Dani, actrice et chanteuse française
2017 – Décès de Max Gallo, homme de lettres, homme politique et académicien français
1997 – Décès de Eugene M. Shoemaker, planétologue américain
1954 – Décès de Machine Gun Kelly (George Kelly Barnes), criminel américain de la période de la prohibition
1817 – Décès de Jane Austen, écrivain britannique
1610 – Décès du Caravage, peintre italien
1100 – Décès de Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
La vue à 50 ans – Jean Gabin
A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !
Salut Siri
🤔 Dis-moi Siri, pourquoi est-ce que je gâche toujours tout avec les femmes ?
🤖 Bonjour Dominique, moi c'est Alexa...
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
« Qui dort dîne ! »
L’expression « Qui dort dîne » vient à la fois des auberges d’autrefois et d’un vieux proverbe grec. Au Moyen Âge, puis encore au XVIIIᵉ siècle, les aubergistes imposent une règle simple : le voyageur qui souhaite dormir doit aussi prendre son dîner sur place. Des enseignes affichent parfois « Qui dort dîne » pour rappeler que le lit et le repas vont de pair. Dans ce contexte, l’expression signifie donc que dormir et manger sont liés par une obligation pratique.
Mais l’origine remonte plus loin, jusqu’au dramaturge grec Ménandre, au IVᵉ siècle avant J.-C. Il formule l’idée que le sommeil nourrit le pauvre qui n’a rien à manger. Aujourd’hui, on utilise surtout « Qui dort dîne » dans ce second sens : dormir fait oublier la faim, et le repos tient lieu de nourriture quand on ne peut pas manger.
Astuce
Du sel dans le thé
Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
