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18 NOVEMBRE

Bonne fête aux Aude

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1999 – Peggy Bouchet, 26 ans, se lance dans une 2ᵉ tentative de traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire
Peggy Bouchet repart affronter l’Atlantique après un premier essai dramatique où son bateau avait chaviré. Elle devient une pionnière de l’aventure maritime féminine, affrontant seule les tempêtes et l’isolement. Cette tentative confirme sa détermination et son rôle précurseur dans les défis extrêmes en solitaire.

1990 – Florence Arthaud, première femme à gagner la Route du Rhum
Florence Arthaud, surnommée « la petite fiancée de l’Atlantique », remporte brillamment la prestigieuse transatlantique en solitaire. Sa victoire marque l’histoire de la voile, brisant les barrières de genre dans ce sport exigeant. Ce triomphe la consacre comme l’une des plus grandes navigatrices françaises.

1978 – Suicide collectif du Temple du Peuple au Guyana (914 morts)
Sous l’emprise du gourou Jim Jones, les membres de la secte du Temple du Peuple se donnent la mort dans la jungle du Guyana. L’événement, l’un des plus tragiques suicides collectifs de l’histoire moderne, choque le monde et met en lumière les dérives sectaires. Il entraîne un débat mondial sur l’endoctrinement.

1928 – Première projection de Steamboat Willie, naissance officielle de Mickey Mouse
Le court-métrage d’animation, premier dessin animé de Mickey avec synchronisation sonore, est projeté à New York. Le succès est immédiat et lance véritablement la carrière du personnage. L’œuvre marque un tournant dans l’histoire du cinéma d’animation et inaugure l’ère Disney telle qu’elle s’imposera mondialement.

1908 – Discours de Jean Jaurès contre la peine de mort
À la Chambre des députés, Jaurès prononce un vibrant plaidoyer abolitionniste. Il dénonce la barbarie de la peine capitale et appelle à une justice plus humaine. Son discours, resté célèbre, nourrit durablement le débat public français et inspire les futurs combats qui mèneront à l’abolition en 1981.

Les naissances et décès notables

1982 – Naissance de Marlène Schiappa, écrivaine, militante féministe, femme politique française, ministre
1968 – Naissance de Owen Wilson, acteur américain
1960 – Naissance de Kim Wilde, chanteuse britannique
1946 – Naissance de Alan Dean Foster, écrivain et scénariste américain
1939 – Naissance de Margaret Atwood, romancière, poète et critique littéraire canadienne

2015 – Décès de Jonah Lomu, joueur de rugby néo-zélandais
1994 – Décès de Cab Calloway, musicien américain
1987 – Décès de Jacques Anquetil, cycliste français
1976 – Décès de Man Ray, peintre français
1952 – Décès de Paul Éluard, poète français
1922 – Décès de Marcel Proust, écrivain français
1720 – Décès de Jack Rackham, pirate

Un peu d’humour

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En y entrant avec une grosse fortune ! 😉



Un peu de bonne humeur

A l’arrière d’une voiture avec une blonde

Une blonde est avec son copain dans une voiture garée à l’abri des regards indiscrets. Ils s’embrassent tendrement quand le garçon lui propose :

- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?

La blonde fait la moue, et refuse l’invitation. Le garçon, courtois, ne brusque pas les choses. Les 2 amoureux repartent de plus belle dans des embrassades sans fin…

Au bout de quelque temps, le garçon réitère sa proposition :

- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?

La blonde ne semble décidément pas d’accord. Le garçon reste dubitatif, car tout se passe bien et il ne comprend pas les motifs de son refus. Il lui demande :

- Mais pourquoi ne veux-tu pas aller sur la banquette arrière?

La blonde lui répond :

- Parce que je préfère rester avec toi !!!

 

Croyant ou schizo – Pierre Desproges

« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »

 

L’abus de semlor est dangereux pour la santé

Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.

Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.

Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).

Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gourmandise très populaire en Suède dès janvier jusqu'au Carême, parfois consommées en grande quantité comme dans le cas tragique d'Adolphe-Frédéric.

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.

Savais-tu que...

Le fleuve Mississippi

Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.

Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.

Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.

Peuplement du Mississippi au XVI-XVIIème siècle >