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3 NOVEMBRE

Bonne fête aux Hubert

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1978 – Indépendance de la Dominique
Ancienne colonie britannique des Caraïbes, la Dominique devient un État indépendant au sein du Commonwealth. Le pays adopte un régime parlementaire et cherche à développer son économie autour de l’agriculture et du tourisme. La transition politique est pacifique. La Dominique affirme progressivement son identité nationale tout en conservant des liens institutionnels avec le Royaume-Uni.

1963 – 1ère diffusion de Thierry la Fronde
Cette série télévisée française, diffusée sur l’ORTF, raconte les aventures d’un héros fictif résistant à l’occupation anglaise au Moyen Âge. Son succès populaire marque l’essor des programmes familiaux en France. Les enfants imitent le héros avec fronde et cape. La série influence durablement la culture télévisuelle française des années 1960 et révèle son interprète, Jean-Claude Drouot.

1957 – L’URSS lance Spoutnik 2 avec la chienne Laïka à bord
Deuxième satellite artificiel, Spoutnik 2 transporte le premier être vivant en orbite. Laïka devient symbole de la conquête spatiale, mais périt rapidement en raison de conditions extrêmes. L’événement démontre la supériorité technologique soviétique dans la course à l’espace. Il suscite débats éthiques sur l’expérimentation animale et accélère les programmes américains.

1946 – Promulgation de la Constitution du Japon
Adoptée après la Seconde Guerre mondiale sous influence des Alliés, la nouvelle Constitution installe une monarchie constitutionnelle, garantit les libertés fondamentales et impose le renoncement définitif à la guerre. Elle redéfinit le rôle de l’empereur comme symbole. Ce texte fondateur structure durablement la démocratie japonaise et marque la reconstruction politique du pays.

1906 – Adoption de SOS comme signal de détresse
Lors d’une conférence internationale sur les communications maritimes, SOS est choisi pour sa simplicité en télégraphie Morse. Sa séquence brève, facile à transmettre, uniformise les appels d’urgence internationaux. Le signal sauvera de nombreuses vies en mer et devient un symbole universel d’assistance. Son adoption accompagne l’essor des communications radio mondiales.

1903 – Indépendance du Panama
Avec le soutien des États-Unis, le Panama se sépare de la Colombie. Washington obtient rapidement le contrôle de la zone du futur canal, essentiel pour le commerce mondial. L’indépendance transforme la région en enjeu stratégique majeur. La construction du canal débutera peu après, bouleversant les routes maritimes et affirmant l’influence américaine en Amérique centrale.

Les naissances et décès notables

1989 – Naissance de Joyce Jonathan, chanteuse française
1957 – Naissance de Hans « Dolph » Lundgren, acteur suédois
1952 – Naissance de Michel Boujenah, humoriste et acteur français d’origine tunisienne
1921 – Naissance de Charles Bronson (Charles Buchinsky), acteur américain

2024 – Décès de Quincy Jones, trompettiste, arrangeur, compositeur, réalisateur et producteur américain
1954 – Décès de Henri Matisse, peintre français
1793 – Décès de Olympe de Gouges, femme de lettres française

Cuisine

C’est aujourd’hui le jour du topinambour dans le calendrier républicain révolutionnaire alors : 🤔 voyons ce qu’il est possible d’en faire.

Abatis populaires

Parez proprement les ailerons, le gésier, les pattes et le cou, dont vous aurez soin d’ôter la tète; mettez dans une grande casserole et sur un grand feu de charbon un bon morceau de beurre manié de fleur de farine, lorsqu’il est en plein roux faites-y revenir et sauter votre abatis pendant sept à huit minutes; ajoutez-y du bouillon chaud, ayez soin de ne pas le mêler à votre roux tout à la fois ni brusquement ; mettez-y un bouquet de persil, thym, laurier, basilic et sauge ( V . Bouquet), joignez à votre bouquet deux oignons piqués d’un clou de girofle, et vous laisserez bouillir un quart d’heure et puis vous ajouterez six navets de Freneuse, quatre fortes rouelles de carottes, six pommes de terre violettes, un topinambour et un pied de céleri dans son entier, ne tournez pas vos légumes, il est suffisant de les ratisser, et la moindre apparence de recherche aurait l’inconvénient de faire perdre à ce vieux ragoût son air de simplicité bourgeoise et sa grâce naturelle ; dégraissez bien exactement après une heure et demie de cuisson mijotée, dressez proprement vos légumes autour de l’abatis, que vous recouvrirez des ailerons comme les morceaux d’honneur; puis, comme il est bon qu’elle reste onctueuse à cause des pommes de terre, passez votre sauce au simple tamis de crin. ( Recette du marquis de Courchamps.)

Grand dictionnaire de cuisine
d’Alexandre Dumas

Purée de céleri (ou de topinambour)

Émincer et cuire quelques minutes à l’eau bouillante 500 grammes de céleri-rave; l’égoutter, le mettre dans une casserole avec une forte cuillerée de beurre. Couvrir la casserole et laisser étuver 8 à 10 minutes sur feu doux. Mouiller d’un litre de bouillon ou, à défaut, remplacer le bouillon par de l’eau bouillante; dans ce dernier cas, ajouter 8 à 10 grammes de sel. Joindre au céleri 200 grammes de pommes de terre émincées. Couvrir la casserole et cuire doucement. Passer au tamis (in ou à l’étamine. Mettre la purée au point de consistance avec du lait bouillant et, pour finir, lui incorporer 2 cuillerées de beurre fin ou l’équivalent de crème très fraîche.

Garniture : Croûtons frits au beurre, à volonté quelques feuilles de cerfeuil ciselées.

NOTA — Pour les purées de chou-fleur, de navet, de topinambour, on procédera de la même façon.

Ma cuisine
Auguste Escoffier

Un peu d’humour

« Une pomme par jour éloigne le médecin… si on vise bien » – Winston Churchill

Trois gars sont sur le pont d’un bateau qui coule : un Français, un Américain et un Anglais.

L’Anglais crie :
– Save women and children first !

L’américain réplique :
– Fuck the women !

Le français, très surpris, regarde l’Américain et lui dit :
– Tu crois qu’on a le temps ?

Quelle est la différence entre du stress et de la tension ?

La tension, c’est quand votre femme est enceinte ; le stress, c’est quand votre secrétaire est enceinte…



Un peu de bonne humeur

Ah le bon vieux temps

Le petit Nicolas demande à son grand-père :

– Dis papy c’était comment de ton temps ?

– Mon petit le monde à bien changé !

– Ah bon ?

– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais à l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thé, deux côtes de porc, du pain et des œufs.

– Et maintenant papy ?

– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces caméras de surveillance.

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

 

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.

Reportage de Paul Linnman

Un peu de français

« Tchin-tchin » ?

L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.

Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

 

« Conchage » ?

Le conchage est un procédé essentiel de fabrication du chocolat. Il consiste à malaxer la pâte de cacao dans une conche à une température de 50 à 85 °C pendant quelques heures à plusieurs jours. Ce processus affine la texture, élimine les arômes acides volatils et développe les notes chocolatées pour une onctuosité optimale.

Avant le conchage, le chocolatier reçoit du cacao brut, sous forme de fèves torréfiées ou de liqueur de cacao pure, sans additifs. Il ajoute ensuite lui-même le sucre, le lait en poudre, le beurre de cacao et d'autres ingrédients selon sa recette, avant de raffiner la pâte entre cylindres pour réduire les particules à environ 20 microns et obtenir une homogénéité granuleuse. Les additifs comme la lécithine s'incorporent ultérieurement par le chocolatier pour fluidifier ou prolonger la conservation.

Les types de conchage varient selon la température, la durée et les ajouts pour adapter le résultat final. Le conchage à sec brasse longuement sans eau à 50-85 °C, affinant lentement la texture, évacuant les acides volatils et développant des arômes riches et onctueux sur plusieurs jours, idéal pour les chocolats artisanaux traditionnels. Le conchage liquide incorpore du beurre de cacao pour fluidifier la masse, intensifier les arômes et obtenir une consistance lisse et brillante, souvent en phase finale. Le conchage humide accélère le processus avec de l'eau pour libérer rapidement les impuretés, produisant un résultat plus rapide mais potentiellement moins raffiné et onctueux, adapté à l'industrie. Enfin, le conchage à froid, à basse température sans eau ni chauffage excessif, préserve les arômes originels du cacao et évite l'oxydation, bien que rare en raison de sa complexité et réservé aux productions de la fève à la barre haut de gamme.