Bonne fête aux Paule
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2004 – Explosion d’un cachalot lors de son transport à Taïwan
Le 26 janvier 2004, à Tainan (Taïwan), un cachalot mort échoue puis est transporté pour des analyses. En raison d’une accumulation de gaz issus de la fermentation interne, le corps explose spectaculairement au cours du convoi, projetant des restes sur la route et les véhicules. L’incident, filmé et largement diffusé, rappelle les risques biologiques liés à la manipulation des grands cétacés.
1953 – Création de l’Organisation mondiale des douanes
Le 26 janvier 1953 est fondée à Bruxelles l’Organisation mondiale des douanes (OMD), alors appelée Conseil de coopération douanière. Elle vise à harmoniser et faciliter les procédures douanières internationales, à lutter contre la fraude et à sécuriser les échanges. Aujourd’hui, l’OMD regroupe la quasi-totalité des administrations douanières mondiales.
1951 – Dernière arrestation de René la Canne par Roger Borniche
Le 26 janvier 1951, le célèbre truand René Girier, dit René la Canne, est arrêté pour la dernière fois par le policier Roger Borniche. Figure emblématique du banditisme parisien d’après-guerre, Girier était réputé pour son élégance et son audace. Cette arrestation met fin à une longue traque et inspirera plus tard livres et films policiers.
1930 – Enlèvement d’Alexandre Koutepov à Paris par la Guépéou
Le 26 janvier 1930, le général russe blanc Alexandre Koutepov, opposant au régime bolchevique et chef de l’émigration militaire russe, est enlevé à Paris par des agents de la Guépéou, la police politique soviétique. Il est secrètement transféré en URSS et disparaît définitivement, illustrant l’action clandestine soviétique contre ses ennemis à l’étranger.
1905 – Découverte du diamant Cullinan en Afrique du Sud
Le 26 janvier 1905, le plus gros diamant brut jamais découvert, le Cullinan, est trouvé dans une mine sud-africaine. Pesant 3 106 carats, il est nommé en l’honneur du propriétaire de la mine. Offert à la Couronne britannique, il sera taillé en plusieurs pierres célèbres, dont certaines ornent aujourd’hui les joyaux de la Couronne.
1788 – Arrivée des premiers colons européens en Australie
Le 26 janvier 1788, la First Fleet britannique accoste à Port Jackson, site de la future Sydney, marquant l’arrivée permanente des premiers colons européens en Australie. Cette date, devenue l’Australia Day, symbolise la fondation de la colonie pénitentiaire. Elle est aussi associée au début de la dépossession et des souffrances des peuples aborigènes.
Les naissances et décès notables
1973 – Naissance de Melvil Poupaud, acteur, musicien, occasionnel chanteur et réalisateur français de cinéma
1967 – Naissance de Jean-Paul Rouve, acteur français
1963 – Naissance de José Mourinho, entraîneur de football portugais
1958 – Naissance de Ellen DeGeneres, actrice, humoriste et animatrice de talk show américaine
1947 – Naissance de Patrick Dewaere, acteur français
1947 – Naissance de Michel Sardou, chanteur et comédien français
1925 – Naissance de Paul Newman, acteur américain
2020 – Décès de Michou (Michel Georges Alfred Catty), directeur français de cabaret de travestissement
2020 – Décès de Kobe Bryant, basketteur américain († 26 janvier 2020).
2019 – Décès de Michel Legrand, compositeur français
2000 – Décès de A. E. van Vogt, écrivain canadien de science-fiction
1962 – Décès de Lucky Luciano, criminel américain
1920 – Décès de Jeanne Hébuterne, artiste peintre française
1855 – Décès de Gérard de Nerval, écrivain français
1824 – Décès de Théodore Géricault, peintre français
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Un peu de bonne humeur
Robinson niçois
Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.
Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant : » Oh bonne mère enfin une île ! »
Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.
Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.
Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.
Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?
Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !
Femme qui pète – Anonyme
Femme qui pète... est bien à son aise.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
« Coller aux basques » ?
Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.
Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.
