Bonne fête aux Grégoire
Les évènements notables
2004 – Fin de la prise d’otages de Beslan, qui aura fait plus de 300 morts
Le 3 septembre 2004 s’achève la prise d’otages de Beslan, en Ossétie du Nord (Russie). Depuis le 1er septembre, plus de 1 100 personnes, dont de nombreux enfants, étaient retenues dans une école par un commando tchétchène. L’assaut final des forces russes tourne au carnage : plus de 330 morts, dont 186 enfants. Ce drame, marqué par une gestion critiquée, reste l’un des attentats les plus meurtriers du début du XXIe siècle.
1967 – La Suède passe à la conduite à droite lors du Dagen H
Le 3 septembre 1967, la Suède opère un basculement spectaculaire : à 5h du matin, toute la circulation passe de la gauche à la droite. Appelé Dagen H (“Jour H”), cet événement colossal mobilise des années de préparation et des milliers de panneaux routiers. L’opération, redoutée, se déroule sans incident majeur. Le changement visait à harmoniser la circulation avec les pays voisins et à améliorer la sécurité routière.
1941 – 1er usage du Zyklon B sur les prisonniers soviétiques, dans le Block 11 d’Auschwitz
Le 3 septembre 1941, à Auschwitz, le Zyklon B est expérimenté pour la première fois comme méthode d’extermination de masse. Des centaines de prisonniers soviétiques et polonais meurent dans le Block 11, transformé en chambre à gaz. Ce test marque le début de l’utilisation industrielle de ce pesticide à base de cyanure dans les camps nazis, qui deviendra l’instrument central de la “solution finale”.
1928 – Alexander Fleming découvre la pénicilline
Le 3 septembre 1928, dans son laboratoire de Londres, Alexander Fleming observe qu’une moisissure (Penicillium notatum) empêche la croissance de bactéries dans une de ses cultures. Il identifie ainsi la pénicilline, premier antibiotique de l’histoire. Bien que le développement thérapeutique n’intervienne qu’une décennie plus tard, cette découverte révolutionne la médecine et sauvera des millions de vies au XXe siècle.
1783 – Signature du traité de Versailles, mettant un terme à la guerre d’indépendance des États-Unis
Le 3 septembre 1783 est signé le traité de Versailles, qui accompagne celui de Paris. Par ces accords, la Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis, soutenus par la France, l’Espagne et les Provinces-Unies. Ce traité redessine l’équilibre international, affaiblit l’Empire britannique et consacre l’émergence d’une nouvelle puissance : les États-Unis d’Amérique.
1189 – Couronnement de Richard Cœur de Lion
Le 3 septembre 1189, Richard Ier Plantagenêt, dit Richard Cœur de Lion, est couronné roi d’Angleterre à l’abbaye de Westminster. Fils d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine, il sera surtout connu pour sa bravoure militaire et sa participation à la troisième croisade. Son règne, marqué par de longues absences en terre sainte et en captivité, renforcera néanmoins la légende du chevalier-roi.
301 – Fondation de Saint-Marin
Le 3 septembre 301, selon la tradition, le tailleur de pierres chrétien Marinus fonde la communauté de Saint-Marin sur le mont Titano, pour fuir les persécutions de l’empereur Dioclétien. Ce petit État, enclavé dans l’Italie actuelle, deviendra la République de Saint-Marin, considérée comme la plus ancienne république encore existante. Sa longévité et son indépendance en font un symbole de continuité politique.
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Un peu de bonne humeur
Neurone esseulé
C’est un neurone qui par accident arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive.
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou, hou », crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond.
« Hou, hou », crie encore le petit neurone et il n’entend que l’écho de sa propre voix.
Alors désespéré notre pauvre et brave petit neurone masculin s’installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Mais qu’est-ce que tu fous là, viens, on est tous en bas. »
La vue à 50 ans – Jean Gabin
A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
« Paraskevidékatriaphobie » ?
La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.
La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.
Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.
Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.
