Je soutiens le projet

6 MARS

Bonne fête aux Colette

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2002 – Loi spéciale de restitution par la France de la dépouille mortelle de Saartjie Baartman, surnommée la « Vénus hottentote », à l’Afrique du Sud
Le 6 mars 2002, le Parlement français adopte une loi autorisant la restitution à l’Afrique du Sud des restes de Saartjie Baartman. Exposée en Europe au début du XIXe siècle sous le surnom de « Vénus hottentote », elle était devenue un symbole du racisme scientifique et colonial. Sa dépouille, conservée au Muséum national d’histoire naturelle, est rapatriée et inhumée en août 2002 en Afrique du Sud, en présence des autorités sud-africaines, marquant un geste mémoriel fort.

1982 – 1ère diffusion de la série Fame en France
Le 6 mars 1982, la série américaine Fame est diffusée pour la première fois en France. Inspirée du film d’Alan Parker, elle suit les élèves d’une école d’arts du spectacle à New York. Mêlant musique, danse et drames adolescents, elle rencontre un large succès et popularise la chanson « Fame », devenant emblématique des années 1980.

1980 – Marguerite Yourcenar, 1ère femme élue à l’Académie française
Le 6 mars 1980, Marguerite Yourcenar est élue à l’Académie française. Elle devient la première femme à entrer sous la Coupole depuis la fondation de l’institution en 1635. Auteure notamment des « Mémoires d’Hadrien », son élection marque une avancée symbolique majeure pour la place des femmes dans les institutions culturelles françaises.

1965 – 1ère diffusion de Belphégor sur la 2ème chaîne de l’ORTF
Le 6 mars 1965, la mini-série Belphégor ou le Fantôme du Louvre est diffusée pour la première fois sur la deuxième chaîne de l’ORTF. Réalisée par Claude Barma et portée par Juliette Gréco, elle captive des millions de téléspectateurs. Son atmosphère mystérieuse et ses scènes nocturnes dans le musée du Louvre marquent durablement la télévision française.

1951 – Début du procès des époux Rosenberg pour espionnage
Le 6 mars 1951 s’ouvre à New York le procès de Julius Rosenberg et Ethel Rosenberg, accusés d’avoir transmis des secrets atomiques à l’Union soviétique. En pleine guerre froide, l’affaire suscite une intense controverse internationale. Condamnés à mort, ils seront exécutés en 1953, devenant un symbole des tensions idéologiques de l’époque.

1869 – Mendeleïev présente sa « classification périodique des éléments » devant la Société de chimie de Russie
Le 6 mars 1869, le chimiste Dmitri Mendeleïev présente sa classification périodique des éléments à la Société russe de chimie. Il organise les éléments connus selon leur masse atomique et leurs propriétés chimiques, laissant des cases vides pour des éléments encore inconnus. Sa table périodique deviendra un outil fondamental de la chimie moderne.

1836 – Fin du siège et massacre de Fort Alamo
Le 6 mars 1836, après treize jours de siège, les troupes mexicaines du général Santa Anna prennent Fort Alamo. Les défenseurs texans sont presque tous tués. Cet épisode sanglant de la révolution texane devient un symbole de résistance, résumé par le slogan « Remember the Alamo », et contribue à la mobilisation en faveur de l’indépendance du Texas.

1204 – Philippe Auguste prend Château-Gaillard aux Anglais
Le 6 mars 1204, le roi Philippe Auguste s’empare de Château-Gaillard, forteresse stratégique construite par Richard Cœur de Lion. Cette victoire affaiblit durablement la présence anglaise en Normandie et marque une étape décisive dans la reconquête des territoires continentaux par la monarchie capétienne.

Les naissances et décès notables

1984 – Naissance de Leïla Bekhti, actrice française
1972 – Naissance de Shaquille O’Neal, joueur de basket-ball américain
1970 – Naissance de Jean-Luc Lemoine, humoriste, chroniqueur et présentateur télé français
1947 – Naissance de Dick Fosbury, athlète de saut en hauteur américain
1946 – Naissance de Patrick Baudry, astronaute français
1475 – Naissance de Michel-Ange, sculpteur peintre florentin

1992 – Décès de Léo Campion, chansonnier et caricaturiste français
1836 – Décès de James Bowie, pionnier et soldat américain



Un peu de bonne humeur

Une banane dans l’oreille

Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »

L'autre répond : « Quoi ? »

Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »

Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».

 

Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges

La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »

 

L’abus de semlor est dangereux pour la santé

Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.

Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.

Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).

Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gourmandise très populaire en Suède dès janvier jusqu'au Carême, parfois consommées en grande quantité comme dans le cas tragique d'Adolphe-Frédéric.

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Bouillon » ?

Le bouillon de nos grands-parents et arrière-grands-parents est ce restaurant parisien animé où l'on sert une cuisine française authentique et généreuse à prix mini. Imaginez-vous attablé à une grande salle bruyante, entouré de familles, d'étudiants et de touristes qui se pressent pour déguster des classiques comme les œufs mimosa, une blanquette de veau ou un bœuf bourguignon.

Dès le milieu du XIXème siècle, les bouchers des Halles de Paris lancent l'idée : un plat unique de viande avec son bouillon chaud, rapide et abordable pour les travailleurs affamés. L'engouement est tel que des centaines de bouillons fleurissent à la Belle Époque, préfigurant la restauration rapide mais avec du vrai goût et des produits frais. Ces cantines géantes, aux tables serrées et au service express, nourrissent toute une ville en mouvement, mêlant toutes les classes sociales dans une joyeuse effervescence.

Aujourd'hui, les bouillons renaissent après un long oubli : grandes salles rétro, carte courte et irrésistible, prix défiant toute concurrence pour une qualité qui surprend. On y va pour l'ambiance de fête gastronomique, où les rires fusent entre deux bouchées, dans un lieu convivial et accessible.