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4 AVRIL

Bonne fête aux Isidore

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1949 – Signature du traité de l’Atlantique nord (OTAN)

Le 4 avril 1949, douze pays (États-Unis, Canada, Belgique, Danemark, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni) signent le traité de l’Atlantique nord à Washington. Ce traité fonde l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), une alliance militaire visant à assurer la sécurité collective face à la menace soviétique après la Seconde Guerre mondiale. L’OTAN devient un pilier de la guerre froide et reste une institution clé de la défense occidentale.

1933 – Naufrage de l’USS Akron (ZRS-4)

Dans la nuit du 3 au 4 avril 1933, le dirigeable américain USS Akron (ZRS-4), fleuron de la marine américaine, s’écrase au large des côtes du New Jersey lors d’un violent orage. L’accident, l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’aéronavale, cause la mort de 73 des 76 membres d’équipage. Ce drame marque un coup d’arrêt au développement des dirigeables rigides et accélère le déclin de leur utilisation militaire.

1931 – Départ de Beyrouth de la croisière jaune (« Expédition Citroën Centre-Asie ») d’André Citroën

Le 4 avril 1931, la Croisière jaune, une expédition automobile organisée par André Citroën, quitte Beyrouth pour une traversée de l’Asie. Composée de huit véhicules semi-chenillés, l’expédition parcourt 12 000 km à travers la Syrie, l’Iran, l’Afghanistan et la Chine, avant d’arriver à Pékin en février 1932. Cette aventure, à la fois scientifique et médiatique, vise à promouvoir les véhicules Citroën et à explorer des régions méconnues.

1925 – Création de la Schutzstaffel, plus connue sous le signe SS

Le 4 avril 1925, la Schutzstaffel (SS), initialement une unité de protection personnelle pour Adolf Hitler, est officiellement créée au sein du Parti nazi. Sous la direction de Heinrich Himmler à partir de 1929, la SS devient une organisation puissante, responsable de la répression politique, de la gestion des camps de concentration et de la mise en œuvre de l’idéologie raciale du régime. Son rôle dans l’Holocauste en fera un symbole de la barbarie nazie.

1924 – Début des Jeux de la 8ème Olympiade d’été à Paris

Le 4 avril 1924, les Jeux Olympiques d’été s’ouvrent à Paris, marquant la deuxième fois que la capitale française accueille l’événement après 1900. Ces Jeux, qui se déroulent jusqu’au 27 juillet, voient la participation de 44 nations et l’introduction de la cérémonie de clôture avec le drapeau olympique. Ils sont également célèbres pour les exploits du nageur Johnny Weissmüller et du coureur finlandais Paavo Nurmi.

1841 – Début de mandat du président américain John Tyler

Le 4 avril 1841, John Tyler prête serment en tant que 10ème président des États-Unis, succédant à William Henry Harrison, décédé un mois après son investiture. Tyler, premier vice-président à accéder à la présidence par succession, affronte une forte opposition politique, notamment au sein de son propre parti, le Parti whig. Son mandat, marqué par des tensions institutionnelles, établit un précédent pour la succession présidentielle.

1581 – Francis Drake est anobli, après avoir accompli la 2ème circumnavigation humaine connue

Le 4 avril 1581, la reine Élisabeth Ire d’Angleterre anoblit Francis Drake à bord de son navire, le Golden Hind, après son retour triomphal d’un voyage autour du monde (1577–1580). Drake, premier Anglais à réaliser une circumnavigation, rapporte des trésors pillés aux dépens des Espagnols, renforçant la puissance maritime anglaise. Son expédition, à la fois exploratoire et corsaire, marque un tournant dans la rivalité anglo-espagnole.

Les naissances et décès notables

1984 – Naissance de David Marsais, comédien, humoriste français, forme avec Grégoire Ludig le duo Palmashow
1965 – Naissance de Robert Downey Jr., acteur américain
1958 – Naissance de Bernard Campan, acteur français issu de la troupe comique des Inconnus

1993 – Décès de Alfred Mosher Butts, architecte américain, l’inventeur du Scrabble
1968 – Décès de Martin Luther King, mort assassiné




Un peu de bonne humeur

Rôle du petit orteil

🧐 Selon une étude scientifique rigoureuse mené sur un large panel de volontaires, il semblerait que le rôle principal du petit orteil soit d'avertir si un meuble de la maison a été déplacé.

 

Fatigué à quel point ?

🤔 Sur une échelle de 1 à 10, à quel point es-tu fatigué en cette fin de semaine.
🫩 Une échelle ? Pas d'escalator ou d'ascenseur ?

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

« Prendre un bouillon… de onze heures » ?

En français, le mot bouillon ne se limite pas à la cuisine. Selon la formule, il évoque une perte d’argent, un revers de fortune — ou une fin beaucoup plus définitive.

Prendre un bouillon

« Prendre un bouillon » signifie, au sens familier, subir une grosse perte d’argent, un échec financier ou une défaite cuisante. L’image vient d’abord de la natation : celui qui avale de l’eau « boit la tasse » ou « prend un bouillon ». De cette mésaventure physique, on passe naturellement à la mésaventure figurée : celui qui perd beaucoup d’argent a lui aussi avalé quelque chose de désagréable.

Le sens figuré, « faire une perte considérable », est attesté dès 1827. Chez les jockeys, « prendre un bouillon » pouvait même signifier tomber dans la rivière, ce qui confirme le lien initial avec l’eau.

L’expression se répand ensuite dans le vocabulaire des courses hippiques et de la Bourse : parier, perdre, puis « prendre un bouillon ». Aujourd’hui, on l’emploie volontiers pour un investisseur, une entreprise ou un politique qui essuie un revers financier retentissant.

Le bouillon de la presse

Le monde de l’édition renforce cette acception. Dans le jargon de la presse, le bouillon désigne l’ensemble des exemplaires invendus d’une publication : la différence entre le tirage, ce qui est imprimé, et la diffusion, ce qui est vendu.

Ces invendus sont souvent renvoyés par les kiosques, puis détruits ou recyclés en pâte à papier. Les journaux et livres invendus sont ainsi « mis au bouillon », brassés et réutilisés pour refaire de la pâte.

Dire qu’un journal ou un éditeur « prend un bouillon », c’est donc dire qu’il lui reste trop d’exemplaires invendus — et donc qu’il perd de l’argent. On parle aussi de « rendre le bouillon » pour les invendus retournés au distributeur, ou d’un titre qui « va au bouillon » lorsqu’il finit au pilon.

Le bouillon de onze heures

Attention cependant : « prendre le bouillon de onze heures » ne relève pas du même registre. Ici, il s’agit d’être empoisonné — ou, par extension, d’être éliminé, ruiné ou condamné à une fin inévitable.

À l’origine, « donner le bouillon » veut dire empoisonner quelqu’un. Un bouillon servi le soir constitue le véhicule idéal d’un poison : liquide banal, pris dans un cadre de repas ou de soin, il masque facilement une substance mortelle.

Pourquoi « onze heures » ? L’explication la plus convaincante est symbolique : onze heures du soir représentent la dernière heure du jour, puisque minuit ouvre déjà le jour suivant. Boire ce bouillon, c’est donc boire sa dernière heure.

Une autre tradition relie la formule aux Frères de la Charité, qui servent un bouillon aux malades les plus gravement atteints entre dix et onze heures du soir. Comme beaucoup de ces patients meurent dans la nuit, le bouillon de onze heures finit par être associé — à tort — à un breuvage qui tue.

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Astuce

Un savon sous les draps

Glisser un morceau de savon de Marseille sous les draps est une petite astuce de grand-mère qui séduirait de plus en plus de curieux en quête de bien-être naturel. Réputé pour sa composition simple et ses propriétés apaisantes, ce savon traditionnel pourrait aider à réduire les sensations d’inconfort nocturne, notamment les crampes, tout en diffusant une légère odeur propre et rassurante. Sans effort ni dépense excessive, ce geste invite à redécouvrir des solutions d’antan, douces et authentiques, pour améliorer la qualité du sommeil.

Cette astuce permet également de redonner une utilité à une chaussette esseulée après une lessive en y glissant le savon avant de le placer sous les draps.

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Espace lecture

Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Octobre 1870.

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