Bonne fête aux Stanislas
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2009 – Jour de gloire pour Susan Boyle
Le 11 avril 2009, Susan Boyle, une chanteuse écossaise inconnue de 47 ans, crée une sensation mondiale lors de son audition pour l’émission Britain’s Got Talent. Avec une interprétation bouleversante de I Dreamed a Dream (issue de Les Misérables), elle surprend le jury et le public, défiant les préjugés sur son apparence modeste. Sa performance, devenue virale, propulse sa carrière internationale et symbolise le pouvoir de la persévérance et du talent brut.
1996 – Israël lance l’opération Raisins de la colère
Le 11 avril 1996, Israël déclenche l’opération Raisins de la colère, une campagne militaire de 16 jours au Liban en réponse aux tirs de roquettes du Hezbollah sur le nord d’Israël. L’opération vise à affaiblir les infrastructures du Hezbollah et à protéger les populations civiles israéliennes. Cependant, elle est marquée par un drame : le bombardement du village de Cana, où 106 civils libanais trouvent la mort dans un abri de l’ONU. Cet événement provoque une condamnation internationale et conduit à un cessez-le-feu négocié.
1970 – Lancement de la mission Apollo 13, qui sera abandonnée en raison d’un incident technique
Le 11 avril 1970, la mission Apollo 13 décolle du centre spatial Kennedy, avec à son bord les astronautes Jim Lovell, Fred Haise et Jack Swigert. Deux jours plus tard, une explosion dans le module de service force la NASA à annuler l’alunissage prévu. Grâce à l’ingéniosité des équipes au sol et au sang-froid de l’équipage, les astronautes parviennent à revenir sur Terre sains et saufs le 17 avril. Cet épisode, qualifié de « succès échoué », inspire le film Apollo 13 (1995).
1961 – Ouverture du procès d’Adolf Eichmann à Jérusalem
Le 11 avril 1961, le procès d’Adolf Eichmann, l’un des principaux organisateurs de la Shoah, s’ouvre à Jérusalem. Capturé en Argentine par le Mossad en 1960, Eichmann est jugé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Le procès, retransmis à la télévision, révèle au monde l’ampleur de la Solution finale. Condamné à mort, il est exécuté le 31 mai 1962. Ce procès marque un tournant dans la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
1951 – Le général américain Douglas MacArthur est relevé de son commandement en Corée par le président Truman
Le 11 avril 1951, le président américain Harry S. Truman démét le général Douglas MacArthur de son commandement en Corée. Ce limogeage spectaculaire intervient après des désaccords publics entre MacArthur et Truman sur la conduite de la guerre de Corée, notamment la volonté du général d’étendre le conflit à la Chine. MacArthur, héros de la Seconde Guerre mondiale, rentre aux États-Unis où il est accueilli en triomphateur, mais sa carrière militaire s’achève sur cette décision controversée.
1945 – Libération du camp de concentration de Buchenwald
Le 11 avril 1945, les troupes américaines de la 3ᵉ armée du général Patton libèrent le camp de concentration de Buchenwald, près de Weimar en Allemagne. Les soldats découvrent avec horreur des milliers de détenus affamés, des cadavres entassés et les preuves des atrocités nazies. Créé en 1937, Buchenwald était l’un des plus grands camps, où plus de 250 000 personnes furent emprisonnées et 56 000 y trouvèrent la mort. Cette libération marque un tournant dans la prise de conscience mondiale de l’Holocauste.
1241 – Les Hongrois de Béla IV sont écrasés par les Mongols commandés par Subötaï à la bataille de Mohi
Le 11 avril 1241, l’armée hongroise du roi Béla IV est écrasée par les forces mongoles de Subötaï lors de la bataille de Mohi, en Hongrie. Cette défaite dévastatrice ouvre la voie à l’invasion mongole de l’Europe centrale. Les Mongols, après avoir pillé et brûlé des villes, se retirent finalement en 1242, laissant un royaume hongrois dévasté. Cet événement pousse Béla IV à moderniser la Hongrie, notamment en construisant des forteresses.
879 – Louis III devient roi des Francs à la mort de Louis II
Le 11 avril 879, Louis III, fils de Louis II le Bègue, est couronné roi des Francs après la mort de son père. Son règne, marqué par des luttes contre les Vikings et des conflits internes, est bref : il meurt en 882, à seulement 18 ans. Co-roi avec son frère Carloman II, Louis III incarne la fragilité de la dynastie carolingienne à la fin du IXᵉ siècle, alors que l’Empire franc se fragmente.
Les naissances et décès notables
1984 – Naissance de Nikola Karabatic, joueur français de handball d’origine croate
1974 – Naissance de Jul, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français
1944 – Naissance de Nicoletta (Nicole Grisoni), chanteuse française
1977 – Décès de Jacques Prévert, poète, scénariste et dialoguiste français
1890 – Décès de Joseph Merrick, dit « Elephant Man »
1801 – Décès de Antoine de Rivarol (dit Rivarol), écrivain, journaliste, essayiste, et pamphlétaire royaliste français
Un peu de bonne humeur
Maman fait le tapin
DING ! DONG !… La petite Julie, 8 ans, ouvre la porte.
– Bonjour Mademoiselle, je suis représentant, je pourrais voir ta maman ?
– Non, maman fait le tapin en ce moment.
– Euh ?! … Et par hasard peut-être ta grand-mère habite ici et je pourrais la voir ?
– Ben non, elle fait le tapin aussi.
– Euh ?! … Est-ce que tu as une grande sœur que je pourrais voir ?
– Oui, Ingrid , elle a 12 ans. Mais elle fait le tapin avec maman et mamie.
– Euh ?! … Bon, et ton papa, je peux le voir ?
– Mais non, il est avec maman, mamie et Ingrid. Il fait le tapin avec elles.
– Euh ?! … Hé bien çà alors, j’ai jamais vu ça. Drôle de famille… Et où ils font le tapin ?
– Ben dans le talon ?… C’est dans le talon qu’on fait le tapin de Noël !!
Toujours se peser nu
🤔 On dit qu'il faut toujours se peser nu. Probablement pour une meilleure précision.
😳 J'ai appliqué cette règle l'autre jour.
🤔 Et alors ?
😳 Je me suis fait jeter de la pharmacie !
La loi du compagnon de lit
Cette constante de la physique conjugale détermine invariablement que celui ou celle qui ronfle comme un tracteur en surchauffe s'endort systématiquement le premier, laissant l’autre, les yeux exorbités, à contempler le plafond comme un toxicomane en pleine décente.
Pendant que l'olibrius à votre côté produit un concert de décibels dignes d'un festival de scies en ut majeur, vous... vous ruminez des vengeances shakespeariennes - étouffement idiot par un oreiller défaillant, coups de coude malencontreux dans les côtes, exil forcé sur le canapé – tout en priant pour une intervention divine ou un coup du sort salvateur.
Au final, l'univers, ce sadique maître d'orchestre, nous afflige cette torture quotidienne pour nous rappeler que l'amour vrai se mesure en décibels supportés... uniquement par le perdant qui reste éveillé.
Savais-tu ?
Auto-appendicectomie en Antarctique
Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.
Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.
De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.
Astuce
Allumer un feu avec un silex
On ne peut pas faire du feu avec juste un silex seul. Frotter deux silex produit des étincelles froides, incapables d'enflammer quoi que ce soit, car le silex, composé de silice, ne réagit pas chimiquement avec l'air. Les préhistoriques utilisaient un silex frappé contre une pyrite ou marcassite (des minéraux sulfure de fer) pour des étincelles plus chaudes.
Pour réussir, un fer à battre (métal ou pyrite) et un amadou sec comme du coton carbonisé sont indispensables afin de capter la braise. Cette méthode primitive, antérieure aux métaux, demandait patience et préparation, marquant un jalon dans la maîtrise du feu par nos ancêtres.
Un instant en ce bas monde

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.
La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.
Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.
Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
