Bonne fête aux Catherine
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1991 – Le cyclone Gorky fait 138 000 morts au Bangladesh
Le 29 avril 1991, le cyclone Gorky s’abat sur le Bangladesh avec des vents dépassant 250 km/h et une onde de tempête dévastatrice. C’est l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières du XXe siècle. Plus de 138 000 personnes périssent, principalement dans les zones côtières et les îles du delta du Gange. Des millions de sans-abri sont laissés dans un dénuement total.
1968 – 1ère diffusion télévisée des Shadoks
Le 29 avril 1968, les Shadoks font leur apparition sur la première chaîne de l’ORTF. Créés par Jacques Rouxel, ces oiseaux absurdes et leur philosophie du « pompage » suscitent immédiatement une vive polémique. La série, diffusée en pleine période de mai 68, divise les téléspectateurs entre enthousiastes et indignés, ce qui ne fait qu’amplifier son succès.
1945 – Suicide d’Adolf Hitler et Eva Braun
Le 29 avril 1945, dans son bunker berlinois encerclé par les troupes soviétiques, Adolf Hitler épouse Eva Braun lors d’une cérémonie intime. Le lendemain, tous deux mettent fin à leur vie. Hitler s’administre du cyanure et se tire une balle dans la tête. L’Allemagne capitulera quelques jours plus tard, le 8 mai 1945.
1945 – Libération du camp de concentration de Dachau
Le 29 avril 1945, les soldats de la 7e armée américaine libèrent le camp de Dachau, en Bavière. Ouvert dès 1933, il fut le premier camp nazi et servit de modèle à tous les autres. Les libérateurs y découvrent des milliers de détenus dans un état d’épuisement extrême, ainsi que des wagons remplis de cadavres. Plus de 200 000 personnes y avaient été internées.
1913 – Brevet de la fermeture à glissière accordé à Gideon Sundbäck
Le 29 avril 1913, l’ingénieur suédo-américain Gideon Sundbäck obtient un brevet pour sa fermeture à glissière, perfectionnement décisif d’inventions antérieures. Son système d’éléments métalliques imbriqués, fiable et pratique, révolutionne l’habillement et la maroquinerie. Le terme « zipper » sera popularisé par la marque B.F. Goodrich en 1923.
1903 – Expulsion des moines de la Grande Chartreuse
Le 29 avril 1903, en application des lois anticongréganistes du gouvernement Combes, l’armée française expulse les moines chartreux de leur monastère fondé en 1084 par saint Bruno, dans le massif de Chartreuse (Isère). Les religieux se réfugient en Espagne, à Tarragone. Ils ne retrouveront leur monastère qu’en 1940.
1899 – La Jamais-Contente franchit le cap des 100 km/h
Le 29 avril 1899, sur la plage de Achères, près de Paris, le pilote belge Camille Jenatzy bat le record du monde de vitesse à bord de la Jamais-Contente, un véhicule électrique en forme d’obus. Il atteint 105,88 km/h, franchissant pour la première fois dans l’histoire le seuil symbolique des 100 km/h. Un exploit unanimement salué.
1770 – James Cook débarque en Australie à Botany Bay
Le 29 avril 1770, l’explorateur britannique James Cook, à bord de l’Endeavour, aborde pour la première fois les côtes australiennes à Botany Bay, près de l’actuelle Sydney. Il prend possession du territoire au nom de la Couronne britannique. La baie doit son nom à la profusion de plantes inconnues que les botanistes de l’expédition, dont Joseph Banks, y découvrent.
1720 – Émeutes à Paris contre les enlèvements d’enfants
Le 29 avril 1720, une violente émeute éclate à Paris. La rumeur, tenace, accuse les autorités royales d’enlever des enfants pour les envoyer peupler la colonie du Mississippi, fondée par John Law. La population des faubourgs se soulève avec une rare violence. Ces troubles reflètent la profonde défiance du peuple parisien envers le pouvoir en place sous la Régence.
1627 – Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France
Le 29 avril 1627, le cardinal de Richelieu fonde la Compagnie des Cent-Associés, dite Compagnie de la Nouvelle-France, pour développer la colonisation française en Amérique du Nord. En échange du monopole du commerce des fourrures, les associés s’engagent à envoyer des colons catholiques. Elle joue un rôle fondateur dans l’histoire du Canada français.
1429 – Jeanne d’Arc entre à Orléans
Le 29 avril 1429, Jeanne d’Arc, à la tête d’un convoi de ravitaillement, pénètre dans Orléans assiégée par les Anglais depuis octobre 1428. Son entrée soulève l’enthousiasme des habitants. En quelques jours, elle redonne un élan décisif aux forces françaises. Le siège sera levé le 8 mai 1429, victoire qui deviendra l’un des tournants de la guerre de Cent Ans.
Les naissances et décès notables
1974 – Naissance de Anggun (Anggun Cipta Sasmi), chanteuse française d’origine indonésienne
1972 – Naissance de Anne-Sophie Lapix, journaliste française
1970 – Naissance de Andre Agassi, champion de tennis américain
1970 – Naissance de Uma Thurman, actrice américaine
1958 – Naissance de Michelle Pfeiffer, actrice américaine
2016 – Décès de Patrick Deuel, civil américain, l’un des hommes les plus lourds du monde
2005 – Décès de William J. Bell, producteur et scénariste américain, créateur de la série Les Feux de l’amour
1980 – Décès de Alfred Hitchcock, réalisateur américano-britannique
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Pigeon malpropre
Deux jeunes femmes blondes se promènent en discutant de tout et de rien. Soudainement un pigeon chie sur le sac de l'une d'elle. Elle s'écrie :
🫢 Oh non, c'est dégoutant, il va falloir l'essuyer !
Et son amie de répondre :
😳 Oui mais il est déjà trop loin.
Le meilleur ami de l’homme
🤔 Le chien est peut-être le meilleur ami de l'homme mais le chat ne dira jamais où tu as caché la beuh.
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Savais-tu ?
Le maillot jaune
Le maillot jaune apparaît en 1919, lors du 1er Tour de France d’après-guerre, pour rendre immédiatement visible le leader du classement général. Il est porté pour la première fois par Eugène Christophe le 19 juillet 1919, au départ de... la 11ᵉ étape Grenoble–Genève - un peu de retard dans la fabrication, ça peut arriver. La couleur jaune est choisie en référence au papier du journal L’Auto, organisateur de la course, et devient rapidement un symbole central de la Grande Boucle.
Au fil des éditions, certains champions marquent l’histoire par le nombre de jours passés en tête. Eddy Merckx détient le record, avec 111 jours en maillot jaune, ce qui reflète sa domination des années 1960–1970. Derrière lui viennent Bernard Hinault (79 jours), Miguel Indurain (60 jours) et Christopher Froome (59 jours) - Tadej Pogacar s'approchant avec 54 jours avant le Tour 2026 -, qui incarnent chacun, à leur époque, une emprise durable sur le classement général.
Plus rare encore que ces longues dominations, un coureur mène en jaune le Tour de bout en bout. Jacques Anquetil (52 jours en jaune au total), en 1961, prend le maillot jaune dès la première étape et le conserve jusqu’à l’arrivée. Aucun autre n'a encore réitéré cet exploit.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Utilité l’hiver de la litière pour chat
La litière pour chat peut se révéler étonnamment utile en cas de verglas : grâce à son fort pouvoir absorbant et à sa texture granuleuse, elle améliore l’adhérence sur les surfaces glissantes comme les trottoirs, les marches ou même autour des roues d’une voiture. En en saupoudrant une petite quantité, vous créez rapidement une zone plus sûre pour circuler, sans avoir besoin de sel ou de sable sous la main. C’est une astuce simple, économique et souvent déjà disponible à la maison, parfaite pour faire face aux imprévus hivernaux avec efficacité... par contre, le chat devra se débrouiller sans litière... il se gèlera peut-être un peu les papattes mais, pour la bonne cause, il peut, tout de même, occasionnellement, aller faire ses besoins dans la plate-bande la plus proche.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
