Bonne fête aux Gisèle
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1950 – Découverte de l’homme de Tollund
Le 8 mai 1950, dans une tourbière du Jutland au Danemark, des ouvriers découvrent le corps remarquablement bien conservé d’un homme datant de l’âge du fer, qui sera connu sous le nom de l’homme de Tollund. Ce corps momifié naturellement offre un aperçu saisissant de la vie et des rituels religieux préhistoriques, notamment les sacrifices humains dans les sociétés nordiques anciennes.
1945 – Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie
Alors que l’Europe célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale le 8 mai 1945, en Algérie, une manifestation nationaliste à Sétif est brutalement réprimée par les autorités coloniales françaises. Cette répression donne lieu à une série de massacres à Sétif, Guelma et Kherrata, faisant plusieurs milliers de morts algériens. Ces événements marquent un tournant dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.
1945 – Capitulation de l’Allemagne nazie
Le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitule sans condition, mettant un terme officiel à la Seconde Guerre mondiale en Europe. Cette date, connue comme le « Victory in Europe Day » (VE Day), symbolise la fin de six années de guerre dévastatrice et ouvre la voie à la reconstruction d’un continent meurtri, tout en posant les jalons de la Guerre froide.
1902 – Destruction de Saint-Pierre en Martinique par la nuée ardente de la montagne Pelée
Le 8 mai 1902, l’éruption de la montagne Pelée en Martinique engendre une nuée ardente qui détruit intégralement la ville de Saint-Pierre. En quelques minutes, plus de 28 000 personnes périssent, faisant de cette catastrophe volcanique l’une des plus meurtrières du XXe siècle. Un seul prisonnier, enfermé dans un cachot souterrain, en sortira vivant.
1886 – 1ère vente de cola pour soulager les maux de tête
Le 8 mai 1886 à Atlanta, le pharmacien John Pemberton vend pour la première fois une boisson tonique baptisée Coca-Cola. Ce breuvage, destiné à soulager les maux de tête, deviendra au fil du temps une des marques les plus connues et influentes au monde, emblème de la culture de consommation et de l’Amérique moderne.
1769 – Bataille de Ponte Novu en Corse
Le 8 mai 1769, la bataille de Ponte Novu voit les troupes corses de Pascal Paoli affronter les forces françaises venues conquérir l’île. Cette défaite décisive marque la fin de l’indépendance de la Corse et son annexion par la France, malgré une résistance acharnée. Elle reste un symbole fort de l’identité corse.
1541 – Découverte du Mississippi par Hernando de Soto
Le 8 mai 1541, l’explorateur espagnol Hernando de Soto devient le premier Européen documenté à découvrir le fleuve Mississippi. Cette découverte s’inscrit dans le cadre des grandes explorations du Nouveau Monde et ouvre la voie à la conquête et à la colonisation de l’intérieur du continent nord-américain.
1360 – La paix franco-anglaise de Brétigny
Le 8 mai 1360, les royaumes de France et d’Angleterre signent le traité de Brétigny, mettant temporairement fin à la première phase de la guerre de Cent Ans. Ce traité concède de vastes territoires au roi d’Angleterre, mais ne règle pas durablement le conflit, qui reprendra quelques années plus tard avec une intensité renouvelée.
Les naissances et décès notables
1975 – Naissance de Enrique Iglesias, chanteur espagnol
1964 – Naissance de Melissa Gilbert, actrice et réalisatrice américaine (La petite maison dans la prairie)
1963 – Naissance de Laurence Boccolini, chroniqueuse puis animatrice de radio et de télévision française
1938 – Naissance de Jean Giraud dit aussi Moebius, auteur de bande-dessinée français
1903 – Naissance de Fernandel (Fernand Contandin), acteur français
1999 – Décès de Dana Plato, actrice américaine (Arnold et Willy)
1999 – Décès de Dirk Bogarde, acteur britannique
1999 – Décès de Aguigui Mouna, clochard-philosophe libertaire, pacifiste, écologiste avant l’heure
1994 – Décès de George Peppard, acteur américain (Agence tous risques)
1988 – Décès de Robert A. Heinlein, écrivain américain
1985 – Décès de Theodore Sturgeon, écrivain américain
1903 – Décès de Paul Gauguin, peintre français
1842 – Décès de Jules Dumont d’Urville, officier de marine et explorateur français
1794 – Décès d’Antoine Lavoisier, chimiste exécuté avec 28 fermiers généraux
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Un modèle de stoïcisme
– Chérie, je voudrais te demander quelque chose qui me turlupine depuis des années. Quand nous nous disputons, hélas, et que je te fais enrager, tu ne t’énerves jamais ; tu t’en vas simplement aux toilettes…. et je t’entends chanter! Mais comment fais-tu pour gérer ainsi tes émotions et rester stoïque ?
– C’est simple, je lave la cuvette des toilettes.
– Je ne suis pas sûr de bien comprendre… Comment cela peut-il t’aider ?
Sa femme répond :
– C’est parce que j’utilise ta brosse à dents …
Robinson niçois
Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.
Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant : » Oh bonne mère enfin une île ! »
Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.
Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.
Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.
Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?
Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
Le maillot jaune
Le maillot jaune apparaît en 1919, lors du 1er Tour de France d’après-guerre, pour rendre immédiatement visible le leader du classement général. Il est porté pour la première fois par Eugène Christophe le 19 juillet 1919, au départ de... la 11ᵉ étape Grenoble–Genève - un peu de retard dans la fabrication, ça peut arriver. La couleur jaune est choisie en référence au papier du journal L’Auto, organisateur de la course, et devient rapidement un symbole central de la Grande Boucle.
Au fil des éditions, certains champions marquent l’histoire par le nombre de jours passés en tête. Eddy Merckx détient le record, avec 111 jours en maillot jaune, ce qui reflète sa domination des années 1960–1970. Derrière lui viennent Bernard Hinault (79 jours), Miguel Indurain (60 jours) et Christopher Froome (59 jours) - Tadej Pogacar s'approchant avec 54 jours avant le Tour 2026 -, qui incarnent chacun, à leur époque, une emprise durable sur le classement général.
Plus rare encore que ces longues dominations, un coureur mène en jaune le Tour de bout en bout. Jacques Anquetil (52 jours en jaune au total), en 1961, prend le maillot jaune dès la première étape et le conserve jusqu’à l’arrivée. Aucun autre n'a encore réitéré cet exploit.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Toujours avoir des petits pois au congélateur
En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.
Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï
Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.
Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur .
Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.
Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage.
Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain — ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.
