Je soutiens le projet

Le mois de « janvier »

Le mois de janvier tire son nom du dieu romain Janus, ce gardien des portes et des passages qui regarde à la fois en arrière et devant lui. Avec ses deux visages, l’un tourné vers le passé et l’autre vers l’avenir, il incarne parfaitement ce moment où l’on ferme une page pour en ouvrir une nouvelle.

Dans l’ancien calendrier romain, l’année ne compte que dix mois et janvier n’existe pas encore ; c’est le roi Numa Pompilius, au VIIIᵉ siècle avant notre ère – il succède à Romulus comme second roi légendaire de Rome vers 715 av. J.C. -, qui l’ajoute en tête, avec février. Désormais, il ouvre le bal des douze mois, une tradition qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

En France, l’édit de Roussillon promulgué par Charles IX en 1564 impose le 1er janvier comme premier jour de l’année civile, unifiant ainsi les pratiques disparates qui variaient entre Noël, Pâques ou la Saint-Jean selon les régions.

Avant cette réforme, le chaos régnait : le Nord célébrait souvent le 25 décembre ou le 1er avril, tandis que le Sud optait pour Pâques, source d’erreurs administratives et fiscales. Cet édit, appliqué dès 1565, aligne la France sur le calendrier julien réformé par le pape Grégoire XIII qui devient le calendrier grégorien en 1582, marquant le Nouvel An fixe que l’on connaît aujourd’hui.