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La loi du compagnon de lit

Cette constante de la physique conjugale détermine invariablement que celui ou celle qui ronfle comme un tracteur en surchauffe s’endort systématiquement le premier, laissant l’autre, les yeux exorbités, à contempler le plafond comme un toxicomane en pleine décente.

Pendant que l’olibrius à votre côté produit un concert de décibels dignes d’un festival de scies en ut majeur, vous… vous ruminez des vengeances shakespeariennes – étouffement idiot par un oreiller défaillant, coups de coude malencontreux dans les côtes, exil forcé sur le canapé – tout en priant pour une intervention divine ou un coup du sort salvateur.

Au final, l’univers, ce sadique maître d’orchestre, nous afflige cette torture quotidienne pour nous rappeler que l’amour vrai se mesure en décibels supportés… uniquement par le perdant qui reste éveillé.