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22 JANVIER

Bonne fête aux Vincent

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1905 – « Dimanche rouge » à Saint-Pétersbourg
Le 22 janvier 1905, des milliers d’ouvriers et de paysans russes marchent pacifiquement vers le palais d’Hiver à Saint-Pétersbourg pour remettre une pétition au tsar Nicolas II. L’armée ouvre le feu, faisant plusieurs centaines de morts. Ce massacre, connu sous le nom de « Dimanche rouge », provoque une onde de choc dans l’Empire russe et déclenche la révolution de 1905.

1879 – Défaite britannique à la bataille d’Isandhlwana
Le 22 janvier 1879, lors de la guerre anglo-zouloue, une armée zouloue d’environ 20 000 hommes inflige une défaite écrasante aux troupes britanniques à Isandhlwana, en Afrique australe. Malgré leur armement moderne, les Britanniques sont submergés. Cette bataille constitue l’une des plus grandes défaites coloniales de l’Empire britannique.

1871 – Soulèvement à Paris contre le gouvernement de Défense nationale
Le 22 janvier 1871, un soulèvement populaire éclate à Paris contre le gouvernement de Défense nationale, accusé de capituler face à la Prusse. Des manifestations dégénèrent en affrontements armés avec la garde nationale. Réprimé dans le sang, cet épisode annonce les tensions qui conduiront quelques semaines plus tard à la Commune de Paris.

1506 – Fondation de la Garde suisse pontificale
Le 22 janvier 1506, la Garde suisse pontificale est officiellement fondée au Vatican. Chargée de la protection du pape, elle est composée de mercenaires suisses réputés pour leur discipline et leur fidélité. Elle demeure aujourd’hui la plus ancienne armée permanente encore en activité, reconnaissable à son uniforme coloré.

871 – Victoire viking à la bataille de Basing
Le 22 janvier 871, la Grande Armée des Vikings affronte les forces du roi du Wessex Æthelred à la bataille de Basing, en Angleterre. Les Anglo-Saxons sont battus, consolidant la présence viking dans le sud de l’île. Cette victoire s’inscrit dans la série de conflits qui marquent l’invasion scandinave de l’Angleterre au IXᵉ siècle.

Les naissances et décès notables

1982 – Naissance de Pénélope Bagieu, illustratrice et dessinatrice de bande dessinée française
1968 – Naissance de Frank Lebœuf, footballeur français
1965 – Naissance de Diane Lane, actrice américaine
1962 – Naissance de Isabelle Nanty, actrice française
1876 – Naissance de Félix Kir, prêtre séculier, chanoine et un homme politique français

2018 – Décès de Ursula K. Le Guin, écrivaine américaine de science-fiction et de fantasy
2009 – Décès de René Kleinmann, adolescent résistant français membre de l’organisation clandestine “La Main noire”
1994 – Décès de Aristotelis « Telly » Savalas, acteur américain
1973 – Décès de Lyndon Johnson, enseignant et homme politique américain, 36e président des États-Unis
1917 – Décès de l’abbé Saunière, prêtre catholique français à Rennes-le-Château
1901 – Décès de Victoria, reine du Royaume-Uni de 1837 à 1901


Un peu de bonne humeur

Les cours du soir

Deux ouvriers prennent leur pause de midi, le premier dit :

– Tu connais Victor Hugo ?

– Non

– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !

Le lendemain, toujours le même :

– Tu connais Albert Einstein ?

– Non

– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !

Le surlendemain, ça recommence :

– Tu connais Karl Marx ?

– Non

– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !

Alors l’autre tout énervé lui demande :

– Et toi, tu connais Jean Dupont ?

– Non ???

– T’as tort, c’est celui qui baise ta femme pendant que tu suis les cours du soir !

 

Esclave et travail – Anonyme

Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir

 

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.