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🎵🎶 DALLAS, TON UNIVERS IMPITOYABLE… 📆 24 janvier 1981

Série Dallas - Casting

Le 24 janvier 1981, TF1 propulse Dallas sur les écrans français, un choc pétrolier venu du Texas qui bouleverse les habitudes télévisuelles du pays. Ce n’est pas qu’une série : c’est un phénomène qui s’invite dans les salons, où familles entières suspendent tout pour suivre les Ewing au ranch Southfork, près de Dallas.

Dès le pilote diffusé ce soir-là, les intrigues de pouvoir, d’amour et de trahison texanes hypnotisent un public avide de drames grandioses, marquant le début d’une addiction nationale aux soaps américains. Les dimanches soir ne seront plus jamais les mêmes, avec des foyers rivés à l’écran, retenant leur souffle devant ces millionnaires aussi glamour qu’impitoyables.

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Dallas captive par ses intrigues familiales explosives, tissées autour de la richissime famille Ewing, où l’argent du pétrole coule à flots mais empoisonne les cœurs. Larry Hagman incarne J.R. Ewing, ce villain iconique au sourire carnassier, maître manipulateur d’Ewing Oil qui broie ses ennemis sans remords – un personnage si haïssable qu’on l’adore. Patrick Duffy apporte une lumière bienveillante en Bobby, le frère cadet loyal, pilier moral face aux coups tordus de J.R., tandis que Linda Gray prête à Sue Ellen une fragilité déchirante, engluée dans l’alcoolisme et les infidélités d’un mari impitoyable. Victoria Principal illumine Pamela Barnes, jeune mariée innocente prise dans l’étau des rivalités Ewing-Barnes, et Ken Kercheval prête à Cliff Barnes une rage vengeresse, ennemi juré névrosé prêt à tout pour renverser l’empire Ewing. Jim Davis, en patriarche Jock, impose son autorité jusqu’à sa disparition tragique, complétant un casting légendaire qui fait vibrer les passions sur 357 épisodes, du pilote de 1978 à la finale de 1991.

Les rebondissements fusent comme des coups de feu dans le désert texan, avec des cliffhangers qui redéfinissent le suspense télévisuel. Qui tire sur J.R. à la fin de la saison 3 en 1980 ? Le monde entier – y compris la France en haleine – attend des mois la révélation : Kristin Shepard, sa propre belle-sœur accro à la drogue, dans un twist qui pulvérise les audiences mondiales. Bobby trouve une mort brutale fin saison 8 en 1985, écrasé par une voiture, pour ressusciter miraculeusement en saison 10 – tout n’était qu’un « rêve » de Pamela, un coup de théâtre controversé qui efface une saison entière et divise les fans en deux camps. J.R. signe la fin en 1991 par un suicide raté face à un miroir, exil temporaire révélé plus tard en téléfilm, tandis que naissances douteuses comme celle de John Ross (fils de J.R. ou de Cliff ?), explosions du fameux puits 23, otages au ranch ou hélicoptère fatal pour Jock entretiennent un suspense infernal sur 14 saisons pleines de coups bas.

En France, le raz-de-marée Dallas pulvérise les compteurs d’audience comme jamais : 13,7 millions de téléspectateurs le 18 janvier 1981 pour la réponse au « Qui a tiré sur J.R. ? », soit plus de 50% de part d’audience, un record absolu qui surpasse foot et actualités, forçant les chaînes rivales à capituler. Les dimanches soir s’arrêtent net pour J.R., avec 10 à 12 millions de fidèles par épisode, un buzz permanent dans Paris Match ou Télé 7 Jours où l’on débat traîtrises et mode texane – épaules larges, bottes et Stetson envahissent les rues. Des expressions comme « C’est J.R. ! » ou « La vie est beaucoup trop sérieuse pour être prise au sérieux » s’invitent au quotidien, tandis que produits dérivés, jeux et parodies fleurissent.

Ce soap ouvre grand les portes à Dynasty et Santa Barbara, rediffusions sur TF1 et M6 dans les 90’s, et même une reprise en 2012 qui ravive la nostalgie chez les quarantenaires, gravant à jamais son empreinte indélébile dans la pop culture hexagonale.