Bonne fête aux François
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1990 – Inauguration de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême
Le 24 janvier 1990 est inaugurée à Angoulême la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image. Ce lieu culturel majeur, dédié au 9ᵉ art et à l’image sous toutes ses formes, s’inscrit dans le rayonnement du Festival international de la bande dessinée. Il comprend musée, bibliothèque spécialisée, espaces d’exposition et de création, faisant d’Angoulême une référence mondiale.
1981 – Première diffusion de la série Dallas en France
Le 24 janvier 1981, la série américaine Dallas est diffusée pour la première fois à la télévision française. Centrée sur la richissime famille Ewing et ses conflits de pouvoir autour du pétrole, la série connaît un succès considérable. Elle marque durablement la culture populaire, notamment avec le personnage de J.R., devenu emblématique des années 1980.
1975 – Keith Jarrett donne le concert The Köln Concert
Le 24 janvier 1975, le pianiste de jazz Keith Jarrett se produit à l’Opéra de Cologne dans des conditions difficiles, jouant sur un piano imparfait. Entièrement improvisé, ce concert devient pourtant mythique. Enregistré et publié sous le titre The Köln Concert, il s’impose comme l’un des albums de piano solo les plus vendus de l’histoire.
1961 – Explosion d’un B-52 transportant deux bombes atomiques
Le 24 janvier 1961, un bombardier américain B-52 se désintègre en vol au-dessus de Goldsboro, en Caroline du Nord. L’appareil transportait deux bombes nucléaires qui tombent au sol sans exploser. L’incident révèle la gravité des risques liés à la dissuasion nucléaire pendant la guerre froide et restera longtemps classifié par les autorités américaines.
1933 – Début de la révolte des femmes de Lomé au Togo
Le 24 janvier 1933 débute à Lomé la révolte des femmes togolaises contre les taxes et abus imposés par l’administration coloniale française. Marchandes influentes de l’économie locale, elles organisent manifestations et boycotts. Ce mouvement de protestation féminin inédit en Afrique de l’Ouest conduit à des réformes et marque une étape importante de la résistance anticoloniale.
1848 – Découverte d’or à Sutter’s Mill en Californie
Le 24 janvier 1848, de l’or est découvert à Sutter’s Mill, en Californie. Cette trouvaille déclenche la célèbre ruée vers l’or, attirant des centaines de milliers de chercheurs de fortune du monde entier. Elle transforme profondément la région, accélère l’urbanisation, bouleverse les populations autochtones et favorise l’entrée rapide de la Californie dans l’Union.
1521 – Découverte de Puka Puka par Fernand de Magellan
Le 24 janvier 1521, l’explorateur portugais Fernand de Magellan découvre l’atoll de Puka Puka, dans l’océan Pacifique, lors de son expédition autour du monde. Cette rencontre avec les îles polynésiennes s’inscrit dans la première circumnavigation de l’histoire, entreprise majeure de l’ère des grandes découvertes maritimes européennes.
41 – Assassinat de l’empereur Caligula
Le 24 janvier 41, l’empereur romain Caligula est assassiné par des membres de la garde prétorienne. Son règne, marqué par des excès, des violences et une gestion autoritaire, avait suscité une forte hostilité au sein de l’aristocratie et de l’armée. Sa mort entraîne l’accession au trône de son oncle Claude, proclamé empereur.
Les naissances et décès notables
1966 – Naissance de Karin Viard, actrice française
1961 – Naissance de Nastassja Kinski (Nastassja Nakszynski), actrice allemande
1952 – Naissance de Raymond Domenech, footballeur et entraîneur français
1950 – Décès de Daniel Auteuil, homme de théâtre et de cinéma français
1989 – Décès de Ted Bundy, tueur en série américain
1986 – Décès de L. Ron Hubbard (Lafayette Ronald Hubbard), écrivain américain, fondateur de la scientologie
1965 – Décès de Winston Churchill, militaire, Premier ministre du Royaume-Uni et prix Nobel de littérature
1920 – Décès de Amedeo Modigliani, peintre et sculpteur italien
41 – Décès de Caligula, empereur romain
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Arnaque dans les Leclerc
J’ignore si beaucoup parmi vous font leurs courses chez Leclerc mais ceci pourrait vous être utile.
Je vous envoie ceci pour vous prévenir d’une mésaventure qui m’est arrivée, étant donné que j’ai été la victime d’une arnaque alors que je faisais mes courses à Leclerc.
Voici comment cela fonctionne : deux superbes jeunes filles vous abordent alors que vous rangez vos courses dans le coffre de votre voiture. Elles commencent par frotter votre pare-brise avec une éponge et du produit nettoyant, leur poitrine sortant littéralement de leur petit T-shirt.
Il est presque impossible de ne pas y prêter attention.
Alors que vous les remerciez et leur offrez un pourboire, elles le refusent et vous demandent à la place de les conduire dans un autre centre, un Carrefour cette fois-ci. Vous acceptez et elles montent à l’arrière de votre voiture. En chemin, elles commencent à se déshabiller. L’une d’elles grimpe ensuite sur le siège passager et vous offre un petite gâterie de ouf, pendant que l’autre vole votre portefeuille !
Soyez donc vigilants ! Ceci peut vous arriver aussi…
On m’a ainsi volé le mien vendredi dernier, samedi, deux fois dimanche, encore une fois mardi et à nouveau hier soir. Je suis un peu inquiet pour demain….
Victor Hugo est mort
Un homme et sa femme, une blonde, sortent au restaurant pour fêter leur dixième anniversaire de mariage.
Alors que le serveur s’approche pour leur remettre les menus, la blonde lorgne le contenu des assiettes sur les tables voisines pour trouver l’inspiration.
Tout à coup, elle donne un petit coup de pied discret à son mari :
– Chéri, retourne-toi et regarde. Je crois que c’est Victor Hugo à la table à coté…
L’homme se retourne machinalement et répond d’un air consterné :
– Chérie, tu sais bien que Victor Hugo est mort depuis longtemps.
La blonde en proie au doute réplique :
– Tu es sûr ?
Mais quelques secondes plus tard, elle donne un autre coup de pied à son mari
– Non, regarde… Il a bougé !!
Réveil mortel
Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.
Savais-tu ?
La dame en noir de la banque d’Angleterre
L’histoire la plus célèbre liée à la banque d'Angleterre est celle de Sarah Whitehead, parfois appelée « the Black Nun » ou « the Old Lady of Threadneedle Street » dans les versions populaires. Son frère, employé de banque ou commis lié à la Banque, aurait été accusé de falsification de titres (ou de fraude) et exécuté à la fin du XVIIIᵉ ou au début du XIXᵉ siècle. Déséquilibrée par ce drame, Sarah se serait présentée chaque jour à la Banque pour demander où était son frère, habillée de deuil, en noir de la tête aux pieds.
La légende raconte que, pour mettre fin au scandale, la Banque lui aurait versé une rente à condition qu’elle cesse de venir, mais que son esprit n’aurait jamais accepté le compromis. Depuis, son fantôme en robe noire hanterait encore les abords de la Banque la nuit, demandant à des passants où est son frère. Beaucoup de récits de fantômes londoniens mentionnent encore cette « Dame en noir » comme l’un des esprits emblématiques de la City.
Astuce
Pour un chat bien éduqué
Pour éviter que le chat de la maison ne se soulage ailleurs que dans l'endroit qui lui a été affecté, il semblerait que déposer dans sa caisse un peu de soude qu'on arroserait ensuite d'une infusion de valériane ou herbe-à-chat soit une bonne astuce.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

