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DÉCÈS D’ALEXEÏ NAVALNY ASSASSINÉ PAR EMPOISONNEMENT📆 16 février 2024

Le 16 février 2024, Alexeï Navalny décède à l’âge de 47 ans dans une colonie pénitentiaire arctique, où il purge une peine de 19 ans pour « extrémisme ». Une enquête conjointe de cinq pays européens – Royaume-Uni, France, Allemagne, Suède et Pays-Bas – conclut en février 2026 qu’il succombe à un empoisonnement avec de l’épibatidine, une toxine rare extraite de grenouilles équatoriennes, administrée par la Russie qui disposait du mobile, des moyens et de l’occasion.

Alexeï Navalny incarne le principal critique de Vladimir Poutine et expose la corruption du régime russe. Il fonde la Fondation anticorruption (FBK) en 2011 et publie des enquêtes virales, comme celle du « palais de Poutine » sur la mer Noire reconstitué en 3D, vues des millions de fois. Ces vidéos qualifient le parti Russie unie de « parti des voleurs et des escrocs ».

Navalny organise des manifestations massives contre les élections truquées de 2011-2012, rassemble jusqu’à 120 000 personnes à Moscou, et se présente à la mairie de la capitale en 2013. En 2018, il lance une campagne présidentielle anti-Poutine, appelle au boycott et prône la désobéissance civile, avant d’être écarté. Emprisonné dès 2022, il dénonce l’invasion de l’Ukraine comme une « guerre criminelle », critique l’autoritarisme et réclame un virage pro-occidental vers l’UE, l’OTAN ainsi que des réformes judiciaires et un régime parlementaire.

Le 17 janvier 2021, 5 mois après son empoisonnement au Novitchok en août 2020, Navalny rentre en Russie. Il refuse l’exil, qu’il voit comme la fin de sa carrière politique, et affirme : « C’est chez moi, je n’ai pas peur car je sais que j’ai raison ». Convalescent en Allemagne après des soins à la Charité de Berlin, il affronte les accusations fabriquées pour violation de contrôle judiciaire. Son retour relance l’opposition, provoque des manifestations massives et force Poutine à choisir entre libération ou emprisonnement… puis empoisonnement.

En décembre 2020, depuis son lit d’hôpital en Allemagne, Navalny contacte Konstantin Kudriavtsev, officier du FSB expert en chimie, en se faisant passer pour un haut responsable de la Sécurité nationale russe. Il félicite l’agent pour la cette opération et demande un rapport détaillé sous prétexte d’enquête interne. Convaincu, Kudriavtsev parle librement pendant 40 min.

L’agent révèle que le Novitchok provient des sous-vêtements de Navalny, confirme une filature de plusieurs années par une unité spéciale du FSB de 8 à 15 agents, et explique que l’urgence de l’atterrissage de l’avion sauve sa vie car le poison devait agir plus tard. Il évoque une tentative ratée précédente touchant sa femme, ainsi que le nettoyage des traces. L’enregistrement, publié avec Bellingcat et CNN, force le FSB à nier maladroitement et amplifie la pression internationale avant son retour.


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