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RETOUR SUR PLUS D’UNE DÉCENNIE DE BINGE-WATCHING 📆 15 septembre 2014

Il y a dix ans, le 15 septembre 2014, une révolution bouleverse nos soirées et nos habitudes de consommation audiovisuelle. Netflix débarque en France, promettant un accès illimité à des milliers de films et séries en streaming.

Pour ceux qui vivent dans une grotte depuis 2014, Netflix est un service de vidĂ©o Ă  la demande par abonnement. Moyennant une somme mensuelle, les abonnĂ©s peuvent visionner un vaste catalogue de contenus sur leurs Ă©crans connectĂ©s, du smartphone Ă  la tĂ©lĂ©vision en passant par la tablette ou l’ordinateur.

Ă€ ses dĂ©buts, Netflix fonctionne bien diffĂ©remment. FondĂ©e en 1997 aux États-Unis, l’entreprise propose initialement un service de location de DVD par correspondance. Les abonnĂ©s choisissent leurs films sur un site web, les reçoivent par courrier dans des enveloppes rouges caractĂ©ristiques, puis les renvoient une fois visionnĂ©s pour en recevoir de nouveaux. Un concept rĂ©volutionnaire Ă  l’Ă©poque, qui sonne le glas des vidĂ©oclubs traditionnels.

Pour les plus jeunes, il est difficile d’imaginer l’expĂ©rience de la location vidĂ©o Ă  la fin du 20ème siècle. Il faut se dĂ©placer dans un magasin spĂ©cialisĂ©, parcourir des rayonnages de jaquettes en plastique, choisir un film pour une ou deux soirĂ©es, et surtout le rapporter dans les temps pour Ă©viter les frais de retard. Les cassettes VHS règnent en maĂ®tres avant d’ĂŞtre dĂ©trĂ´nĂ©es par les DVD au tournant du millĂ©naire.

Quel bonheur aujourd’hui de payer un abonnement toujours plus onĂ©reux pour des films entrecoupĂ©s de publicitĂ©s ! Netflix nous libère certes des contraintes de la programmation linĂ©aire, mais Ă  quel prix ? Entre la multiplication des services concurrents qui fragmentent l’offre et l’introduction rĂ©cente de la publicitĂ©, on en vient presque Ă  regretter l’Ă©poque oĂą l’on doit rembobiner sa cassette avant de la rapporter au vidĂ©oclub du coin.