Dans l’Antiquité grecque, les athlètes s’enduisent le corps d’huile d’olive avant de s’entraîner à la palestre. Cette huile protège leur peau du soleil, de la poussière et des frottements, tandis que le sable, parfois ajouté, améliore la prise pendant les exercices.
À la fin de la séance, ils se raclent avec un strigile, un racloir courbe souvent en bronze. Ce geste élimine le gloios : un mélange d’huile, de sueur, de sébum, de poussière et de peaux mortes.
Loin d’être jeté, ce résidu est récupéré puis revendu. On l’utilise comme combustible pour les lampes à huile, mais on lui prête aussi des vertus médicinales : il sert notamment contre les douleurs articulaires, les rhumatismes et les entorses.
Plus tard, les gladiateurs font usage également d’huile et du strigile mais la vente de leur sueur comme remède relève davantage de la légende que de l’attestation historique.