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Aujourd'hui c'est la Saint-Bobo, bonne fête à tous les hypocondriaques

A la une,

CE VENT DIVIN QUI SOUFFLA DE SI NOMBREUSES VIES 📆 21 octobre 1944

ORPHÉE AUX ENFERS !? L’OPÉRA D’OFFENBACH ! AH MAIS QUEL BOUFFON ! 📆 21 octobre 1858

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les célébrations notables

Bonne fête aux Céline

Jour du tonneau le 30 vendémiaire

Les évènements notables

1951 - Début de la reconstruction de l’église Saint-Joseph du Havre

Le 21 octobre 1951 débute la reconstruction de l’église Saint-Joseph du Havre, détruite lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Conçue par l’architecte Auguste Perret, elle se distingue par son imposante tour-lanterne de 107 mètres. Inaugurée en 1957, elle symbolise la renaissance du Havre et illustre l’architecture moderne en béton, aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

1944 - Yoshiyasu Kuno lance la 1ère attaque kamikaze, mais échoue

Le 21 octobre 1944, le pilote japonais Yoshiyasu Kuno tente la première attaque kamikaze contre un navire américain au large des Philippines, mais échoue à atteindre sa cible. Cette tentative inaugure néanmoins une tactique désespérée, qui sera ensuite systématisée par l’armée impériale. Les attaques suicides causeront de lourdes pertes aux forces alliées dans le Pacifique jusqu’à la capitulation du Japon en 1945... lire l'article

1934 - 1ère publication du Journal de Mickey en France

Le 21 octobre 1934 paraît le premier numéro du Journal de Mickey en France. Destiné à la jeunesse, il introduit les célèbres personnages de Disney, tels que Mickey Mouse et Donald Duck, auprès du public francophone. Rapidement populaire, il devient un pilier de la presse jeunesse française, traversant les générations et contribuant à l’essor de la culture populaire et de la bande dessinée en Europe.

1858 - Offenbach crée son opérette d’opéra bouffe la plus célèbre : Orphée aux Enfers

Le 21 octobre 1858, Jacques Offenbach crée à Paris Orphée aux Enfers, son opéra-bouffe le plus célèbre. Cette œuvre parodique détourne le mythe d’Orphée avec humour et satire, notamment à travers le célèbre « Galop infernal », devenu l’air emblématique du French Cancan. Immense succès populaire, l’opérette consacre Offenbach comme maître de la satire musicale au XIXᵉ siècle... lire l'article

1805 - Bataille de Trafalgar

Le 21 octobre 1805, la flotte britannique commandée par l’amiral Horatio Nelson affronte les flottes française et espagnole au large du cap Trafalgar. La victoire éclatante de la Royal Navy consacre la suprématie maritime britannique et empêche Napoléon d’envahir l’Angleterre. Nelson est tué au cours de la bataille, devenant un héros national. Trafalgar marque un tournant décisif dans les guerres napoléoniennes.

1422 - Mort du roi de France, Charles VI le Fou

Le 21 octobre 1422 meurt Charles VI, roi de France depuis 1380. Surnommé « le Fou » en raison de ses crises de démence, son règne est marqué par l’instabilité politique et la guerre de Cent Ans. À sa mort, son fils Charles VII est écarté du trône par le traité de Troyes, qui désigne Henri V d’Angleterre comme héritier. Cette situation plonge la France dans une grave crise dynastique.

Les naissances et décès notables

1980 - Naissance de Kim » Kardashian, productrice, animatrice et actrice américaine de télé-réalité
1956 - Naissance de Carrie Fisher, actrice américaine
1949 - Naissance de Benyamin Netanyahou, homme politique israélien
1929 - Naissance de Pierre Bellemare, animateur et producteur français de radio et de télévision

2018 - Décès de Joachim Rønneberg, résistant norvégien, ayant saboté la bombe atomique nazie
1984 - Décès de François Truffaut, cinéaste français
1805 - Décès de Horatio Nelson, vice-amiral britannique


L’œuvre du jour


Savais-tu ?

« Paraskevidékatriaphobie » ?

La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.

La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.

Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.

Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.

Le pétrichore

Ah, le pétrichor, l’odeur de la nature après l’orage. Il se forme quand la pluie tombe sur un sol sec, surtout après une période chaude. L’impact des gouttes libère dans l’air de minuscules particules et des molécules odorantes contenues dans le sol, ce qui produit cette odeur caractéristique de terre mouillée.

Le mélange d’huiles végétales accumulées dans le sol, de la géosmine fabriquée par certaines bactéries, et parfois d’ozone lors des orages produit cette odeur si caractéristique. Notre nez est très sensible à la géosmine, une molécule produite par des micro-organismes du sol, en particulier des actinobactéries ; son odeur très reconnaissable de terre humide, très puissante même à très faible concentration, explique qu’on la perçoive facilement après la pluie lorsqu’elle est projetée sous forme d’aérosol.

C’est seulement en 1964 par deux chercheurs australiens, Isabel Joy Bear (chimiste) et Roderick G. Thomas (minéralogiste), donnent un nom à cette odeur à partir du grec ancien : petra signifiant « pierre » et ichor désignant le « sang des dieux » dans la mythologie grecque. Le terme évoque donc littéralement une sorte de « sang de la pierre », image poétique pour nommer l’odeur qui monte de la terre après la pluie.


Un peu d’humour

Violence en politique

Deux hommes, en costume-cravatte, déjeunent au restaurant tout en s’invectivant copieusement :

– Faquin de conservateur !

– Maraud de progressiste !

A quelques tables de là, un mari dit alors à sa femme :

– Après l’ultra droite et l’ultra gauche, maintenant c’est l’ultra centre qui se réveille. La prochaine élection m’inquiète.

Mangez vert !

😒 A chaque fois que je vois une vache, je me dis que nous vendre qu’il suffit de bouffer de la verdure pour maigrir est quand même une sacrée arnaque !

Le 1er postulat de Pardo

Selon le premier postulat de Pardo, énoncé avec la sagesse cynique de ce philosophe du vice quotidien, les bonnes choses de la vie – ces délices qui font palpiter le cœur et saliver les papilles – sont invariablement soit illégales, soit immorales, soit, pire encore, promis à nous faire grossir inexorablement.

L’univers, dans son ironie cruelle, semble avoir conçu ce triptyque maudit pour nous transformer en moines ascètes malgré nous, nous forçant à choisir entre le plaisir coupable et la vertu fade, comme si la félicité pure n’était réservée qu’aux saints ou aux extraterrestres au régime.

Au final, il ne nous reste plus qu’à maudire Pardo pour cette formule exprimant une réalité bien trop souvent vérifiée.


Instant de vie

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne – non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !… PLAF… VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur – vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras… PUTAIN !

En voilà un autre ! C’est sûr, il vient réclamer vengeance !


A la maison et au jardin

Parfait à la place d’un vin chaud

Quand l’hiver s’installe avec son froid mordant, cette boisson à base de jus de pomme épicé offre une alternative réconfortante et sans alcool au vin chaud, parfaite pour réchauffer les mains et le cœur. Une alternative adaptée à toute la famille.

Pour 6 personnes, la recette nécessite 64 cl de jus de pomme (de préférence artisanal), 20 cl d’eau, 4 clous de girofle, 8 lamelles de gingembre frais, 1 bâton de cannelle et le jus d’un demi-citron.

Le jus de pomme est mélangé à l’eau puis chauffé doucement avec les épices et le citron. La casserole est retirée du feu avant que le contenu ne vienne à bouillir. Elle est couverte pour laisser infuser quelques minutes, puis la boisson est dégustée bien chaude, éventuellement filtrée pour un résultat limpide.

Les amateurs de miel ou de sirop d’érable parfumeront cette boisson à leur convenance, et il n’est pas non plus interdit de varier les épices (anis étoilé, cardamome) selon les goûts. Voilà une boisson idéale pour les goûters, les moments cocooning d’hiver et les fêtes, apte à rivaliser avec le vin chaud traditionnel.

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.


Activation des méninges


Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l’époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l’Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l’écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l’obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu’il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n’eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l’encre d’imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l’image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l’immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l’image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C’était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l’usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d’un livre ami et celle d’une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l’écouteur, le minuscule bouton qui mettait l’appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L’inspecteur Walter enfonça la porte d’un coup d’épaule et s’arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu’il avait découvert, la veille, décapité… »

Le jeune homme renonça à connaître l’explication de ce mystère. Il ôta
l’écouteur et s’endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.

Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

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Le temps d’une nouvelle

Le fantôme de l’opéra – Gaston Leroux

Un peu de ciel bleu