BONJOUR
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A la une,
PREMIER « BANG » SUPERSONIQUE EN FRANCE 📆 28 octobre 1952
1er DESSIN ANIMÉ AVEC COLOMBINE, ARLEQUIN ET CE PAUVRE PIERROT 📆 28 octobre 1892
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les célébrations notables
Bonne fête aux Simon
Jour de la figue le 7 brumaire
Journée mondiale du judo
Journée internationale des langues et cultures créoles
Journée mondiale du cinéma d'animation
Les évènements notables
1972 - 1er vol de l'Airbus A300
Le 28 octobre 1972, l’Airbus A300 effectue son premier vol depuis Toulouse. C’est le tout premier avion de ligne produit par le consortium européen Airbus, créé pour rivaliser avec les constructeurs américains. Cet appareil biréacteur marquera un tournant dans l’aviation civile et le succès industriel européen.
1952 - Un appareil français, un Mystère II, franchit le mur du son pour la 1ère fois
Le 28 octobre 1952, le pilote d’essai Constantin Rozanoff franchit le mur du son à bord du Mystère II, avion de chasse conçu par Dassault Aviation. Cet exploit consacre la maîtrise française dans le domaine de l’aéronautique militaire et ouvre la voie à une nouvelle génération d’avions supersoniques... lire l'article
1949 - L’accident du vol Paris - New York d'Air France aux Açores
Le 28 octobre 1949, un Lockheed Constellation d’Air France s’écrase sur le mont Redondo, dans les Açores, alors qu’il assurait la liaison Paris–New York. Les 48 passagers, dont le boxeur Marcel Cerdan et la violoniste Ginette Neveu, périssent dans l’accident. Ce drame émeut profondément la France et le monde sportif.
1929 - Lundi noir suivant le jeudi noir à la Bourse de New York aux États-Unis
Le 28 octobre 1929, la Bourse de New York s’effondre à nouveau, après le « jeudi noir ». Ce « lundi noir » amplifie la panique financière mondiale et précipite la Grande Dépression. En quelques jours, des millions d’Américains perdent leurs économies, et l’économie mondiale entre dans une crise sans précédent.
1925 - Découverte du masque funéraire de Toutânkhamon par l'Anglais Howard Carter, en Égypte
Le 28 octobre 1925, l’archéologue britannique Howard Carter découvre le célèbre masque funéraire du pharaon Toutânkhamon dans la Vallée des Rois. Chef-d’œuvre en or massif incrusté de pierres précieuses, il devient le symbole de l’Égypte antique et l’une des plus grandes découvertes archéologiques du XXᵉ siècle.
1892 - Projection de Pauvre Pierrot, le 1er dessin animé du cinéma
Le 28 octobre 1892, Émile Reynaud présente à Paris son invention, le Théâtre Optique, et projette Pauvre Pierrot, considéré comme le premier dessin animé de l’histoire. Réalisé à partir de plaques peintes à la main, ce film d’animation précède les techniques du cinéma et ouvre la voie au dessin animé moderne... lire l'article
1886 - Inauguration de la statue de la Liberté, à New York
Le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté, offerte par la France aux États-Unis, est inaugurée à New York par le président Grover Cleveland. Œuvre de Bartholdi et Eiffel, elle symbolise la liberté et l’amitié franco-américaine. Monument emblématique, elle devient un repère pour les immigrants arrivant à Ellis Island.
1726 - Publication du plus connu des ouvrages de Jonathan Swift : Les voyages de Gulliver
Le 28 octobre 1726, l’écrivain irlandais Jonathan Swift publie à Londres Les Voyages de Gulliver, roman satirique relatant les aventures du chirurgien Lemuel Gulliver dans des contrées imaginaires peuplées de lilliputiens, de géants et de chevaux philosophes. Présenté sous couverture d’un récit de voyage, ce texte mordant constitue en réalité une critique féroce de la société britannique, de la politique et de la nature humaine. Succès immédiat, l’ouvrage est traduit dans le monde entier et reste l’une des œuvres les plus lues de la littérature anglaise.
1492 - Découverte de Cuba par Christophe Colomb
Le 28 octobre 1492, Christophe Colomb aperçoit et aborde l’île de Cuba lors de son premier voyage vers le Nouveau Monde. Pensant avoir atteint l’Asie, il en prend possession au nom des Rois catholiques d’Espagne. Cette découverte marque une nouvelle étape de l’exploration européenne des Amériques.
Les naissances et décès notables
1974 - Naissance de Joaquin Phoenix, acteur américain
1967 - Naissance de Julia Roberts, actrice américaine
1957 - Naissance de Florence Arthaud, navigatrice française
1956 - Naissance de Didier Bénureau, humoriste et acteur français
1944 - Naissance de Michel Colucci (dit Coluche), humoriste et acteur français
2023 - Décès de Matthew Perry, acteur américano-canadien
2022 - Décès de Jerry Lee Lewis, chanteur-pianiste américain de rock ’n’ roll (pionnier), rockabilly, gospel, honky tonk, blues et country
1949 - Décès de Marcel Cerdan, boxeur français
1905 - Décès de Alphonse Allais, écrivain et humoriste français
L’œuvre du jour
Franz Xaver Messerschmidt, Autrichien né en Allemagne, 1736–1783
The MET
À la fin de sa vie, Franz Xaver Messerschmidt (1736-1783) est obsédé par la réalisation d’une série d’autoportraits sculptés aux expressions faciales extrêmes, qu’il appelle ses « têtes de caractère ».
Entre 1770 et 1783, Messerschmidt sculpte dans son atelier, d’abord à Vienne puis à Bratislava (alors Presbourg), une soixantaine de bustes en alliage d’étain et de plomb représentant son propre visage déformé par des grimaces violentes : lèvres pincées, mâchoires crispées, yeux exorbités, bouche ouverte, etc. Ces « têtes de caractère » (ainsi nommées après sa mort) sont des autoportraits destinés à figer des états d’âme et des passions humaines : le mélancolique, l’hypocondriaque, le satirique, l’obstiné, le vexé, etc.
Selon son ami l’écrivain et philosophe Friedrich Nicolai, Messerschmidt se disait persécuté par un « esprit des proportions » qui le tourmentait moralement et physiquement, notamment par des douleurs dans le bas-ventre et les cuisses. Pour tenter de maîtriser cet esprit et de contrôler ses propres expressions, il se pinçait le corps très fort devant un miroir jusqu’à grimacer, puis reproduisait ces grimaces en sculpture. Il regardait son reflet toutes les trente secondes et ajustait minutieusement la grimace qu’il voulait immortaliser.
Écarté de l’Académie impériale des Beaux-Arts de Vienne à cause de sa « curieuse santé » et des rumeurs sur sa folie (on évoque aujourd’hui paranoïa, schizophrénie ou troubles psychiques), Messerschmidt se retire en 1777 chez son frère à Bratislava, où il continue jusqu’à sa mort, en 1783, à travailler sur ces têtes. Après son décès, 49 des 69 bustes retrouvés dans son atelier sont vendus et exposés en 1793 à Vienne comme des curiosités, avant que l’œuvre ne soit redécouverte et réévaluée aux XIXème et XXème siècles.
Savais-tu ?
« Syndrome du Vasa »
En 1628, le navire de guerre suédois Vasa sombre quelques minutes seulement après son départ inaugural. Trop lourd dans sa partie supérieure et insuffisamment stable, il ne résiste pas aux premières rafales de vent.
Cette histoire donne son nom au syndrome du Vasa, une expression utilisée en gestion de projet pour décrire un échec collectif. Objectifs contradictoires, modifications incessantes, mauvaise communication, pression hiérarchique et absence de responsable clairement identifié : tous les ingrédients sont alors réunis pour conduire un projet directement au naufrage.
Auto-appendicectomie en Antarctique
Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l’expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d’une appendicite aiguë, il se voit contraint d’opérer lui-même en raison de l’impossibilité d’une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu’un météorologue et un ingénieur-mécanicien l’assistent en tenant les instruments, en ajustant l’éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l’intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.
Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l’opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l’expédition en 1962.
De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu’à son décès en l’an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.
Derniers articles
Un peu d’humour
Séduction dans un bar
Dans un bar, une très jolie femme fait signe au barman de s’approcher d’elle. Il se penche et elle commence à lui caresser la barbe.
– Êtes-vous le gérant ? dit-elle en lui caressant sensuellement le visage.
– Euh… en fait non, répond le barman.
– Pouvez-vous aller le chercher ? demande la femme en glissant sa main dans les cheveux du barman.
– Malheureusement non, souffle le barman prenant visiblement plaisir à la situation.
– Pouvez-vous faire quelque chose pour moi ? demande la femme en passant ses doigts sur les lèvres du barman.
– Bien sur, répond l’homme.
– Je voudrais lui laisser un message, dit-elle en glissant un doigt puis l’autre dans la bouche du barman qui les suce légèrement.
– Quel est le message ? demande le barman.
– Dites-lui qu’il n’y a ni papier ni savon dans les toilettes des dames.
Noël n’a jamais été aussi proche
😏 Il est temps de préparer les fêtes de fin d’année.
😋 Pour Noël, le petit dernier veut un chat… d’habitude on fait une dinde mais, si ça lui fait plaisir, comment refuser.
😒 Ensuite, on a décidé avec les amis d’annuler le jour de l’an… l’année dernière, on s’est souhaité une bonne année et quand on regarde ce que ça a donné…
Inondation de bière à Londres
Le 17 octobre 1814, une cuve géante de la brasserie Meux and Company Brewery explose dans le quartier populaire de St Giles à Londres, provoquant une réaction en chaîne qui libère un torrent d’environ un million de litres de bière dans les rues environnantes. Cette vague de bière brune dévaste plusieurs maisons, et malheureusement tue huit personnes par noyade ou asphyxie et en blesse de nombreuses autres. Cet épisode aussi tragique que grotesque, connu sous le nom de London Beer Flood, reste l’une des catastrophes industrielles les plus insolites de l’histoire britannique.
Instant de vie
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne – non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !… PLAF… VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur – vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras… PUTAIN !
En voilà un autre ! C’est sûr, il vient réclamer vengeance !

A la maison et au jardin
La blanquette de veau de mamie
Quand le froid s’installe et qu’une envie de repas chaleureux se fait sentir, la blanquette de veau s’impose comme un grand classique, à la fois familial et réconfortant. Elle séduit de plus en plus une jeune génération, des cuisines étudiantes aux appartements de jeunes actifs, qui redécouvre le plaisir de prendre le temps pour un plat mijoté traditionnel, généreux et convivial.
Pour 4 personnes :
– 1 kg de viande de veau pour blanquette
– 2 carottes et 1 oignon jaune
– 1 petite boîte de champignons émincés
– 1 petit pot de crème fraîche
– 1 jaune d’œuf
– 1 citron
– 25 cl de vin blanc
– 1 cube de bouillon de légumes et 1 de poule
– Farine, beurre, sel, poivre
1. Faire dorer les morceaux de veau dans un peu de beurre, juste assez pour les colorer légèrement et développer leurs arômes.
2. Lorsque la viande commence à prendre couleur, saupoudrer deux cuillères de farine et bien mélanger pour enrober tous les morceaux.
3. Verser ensuite deux à trois verres d’eau, ajouter les deux cubes de bouillon et le vin blanc, puis remuer pour tout dissoudre. Compléter avec un peu d’eau si nécessaire afin que la viande soit entièrement recouverte.
4. Pendant que le liquide chauffe, couper les carottes en fines rondelles, émincer l’oignon, puis ajouter le tout dans la cocotte avec les champignons.
5. Laisser ensuite mijoter à feu très doux pendant 1 h 30 à 2 h, en remuant de temps en temps et en surveillant la sauce. Si elle réduit trop vite, ajouter un peu d’eau pour conserver une texture bien onctueuse.
6. Quand la viande devient fondante, mélanger dans un petit bol la crème fraîche, le jaune d’œuf et le jus du citron.
7. Verser ce mélange dans la cocotte à feu très doux, puis remuer pour lier la sauce et lui donner son côté crémeux et légèrement acidulé.
8. Servir aussitôt, de préférence avec du riz, qui absorbe à merveille la sauce de la blanquette.
Un bougeoir original avec de vieux couverts

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.
Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.
Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.
Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.
Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.
N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.
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Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – On ne peut l’ignorer – La suite
B – Religions – Extra-terrestre renversé
C – Chutas –
D – Cour mondiale – Poste de papy
E – A elle – Ça chauffe – Défait à Gettysburg
F – Filer
G – Précèdent les dames
H – Les appelés s’y rendaient
I – Platine – Réponse enfantine – Petit écoulement
J – Relatives à Oyeu
K – Eau de peu de goût – Direction
L – Après Aix – Logiciels
1 – 51 à Rome – Au dessus du roi – Son du bouchon
2 – Armée royale – Sans doigt
3 – Quartier – Femme de dictateur – Treize chiffres
4 – Retiras – En fin de cheminement
5 – Doubles
6 – Constructeur auto – Consulterai
7 – Mélancolie – Vaisseau
8 – Plus – Se cachèrent
9 – Après tierce – Pas loin de la rupture
Jeu en cours de test
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Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Octobre 1870.
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Le temps d’une nouvelle
Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux
Publié en 1907, Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux et la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Accompagné de son ami et narrateur Sainclair, Rouletabille enquête au château du Glandier, où vivent notamment le professeur Stangerson, sa fille Mathilde – la victime dans la chambre jaune -, ainsi que son fiancé Robert Darzac. Face à eux se trouve le célèbre policier Frédéric Larsan, lui aussi chargé d’éclaircir une affaire mystérieuse qui se déroule dans une pièce fermée à clé.
Comment un agresseur peut-il entrer dans une chambre sans issue apparente et disparaître aussitôt ? C’est toute l’énigme que Rouletabille cherche à résoudre. Pour avancer, le jeune reporter observe les lieux avec attention, interroge les témoins et examine chaque détail, même le plus insignifiant. Autour de lui, les déclarations se contredisent, les soupçons se déplacent et plusieurs personnages semblent dissimuler une part de vérité. L’enquête progresse ainsi entre indices troublants, fausses pistes et raisonnements minutieux, sans jamais perdre de vue cette question centrale : comment un crime peut-il se produire dans une pièce apparemment inaccessible ?
Avec ce récit, Gaston Leroux construit l’un des grands modèles du roman à énigme en chambre close. L’atmosphère mystérieuse, le rythme alerte et l’ingéniosité de l’enquête font du livre un classique toujours plaisant à découvrir — ou à relire, en prenant garde de ne pas ouvrir la fameuse porte trop vite.
I – OÙ L’ON COMMENCE À NE PAS COMPRENDRE
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années. J’imagine même que le public n’aurait jamais connu « toute la vérité » sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune ! » qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, — le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité — il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle — c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du Double Assassinat, rue Morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poë et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelque chose de comparable, quant au mystère, « au naturel mystère de la Chambre Jaune ».
Ce que personne ne put découvrir, le jeune Joseph Rouletabille, âgé de dix-huit ans, alors petit reporter dans un grand journal, le trouva ! Mais, lorsqu’en cour d’assises il apporta la clef de toute l’affaire, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laissa apparaître que ce qu’il fallait « pour expliquer l’inexplicable » et pour faire acquitter un innocent. Les raisons qu’il avait de se taire ont disparu aujourd’hui. Bien mieux, mon ami « doit » parler. Vous allez donc tout savoir ; et, sans plus ample préambule, je vais poser devant vos yeux le problème de la « Chambre Jaune », tel qu’il le fut aux yeux du monde entier, au lendemain du drame du château du Glandier.
Le 25 octobre 1892, la note suivante paraissait en dernière heure du Temps :
« Un crime affreux vient d’être commis au Glandier, sur la lisière de la forêt de Sainte-Geneviève, au-dessus d’Épinay-sur-Orge, chez le professeur Stangerson. Cette nuit, pendant que le maître travaillait dans son laboratoire, on a tenté d’assassiner Mlle Stangerson, qui reposait dans une chambre attenante à ce laboratoire. Les médecins ne répondent pas de la vie de Mlle Stangerson. »
Vous imaginez l’émotion qui s’empara de Paris. Déjà, à cette époque, le monde savant était extrêmement intéressé par les travaux du professeur Stangerson et de sa fille. Ces travaux, les premiers qui furent tentés sur la radiographie, devaient conduire plus tard M. et Mme Curie à la découverte du radium. On était, du reste, dans l’attente d’un mémoire sensationnel que le professeur Stangerson allait lire, à l’académie des sciences, sur sa nouvelle théorie : la Dissociation de la Matière. Théorie destinée à ébranler sur sa base toute la science officielle qui repose depuis si longtemps sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée.
Le lendemain, les journaux du matin étaient pleins de ce drame. Le Matin, entre autres, publiait l’article suivant, intitulé : « Un crime surnaturel » :
« Voici les seuls détails — écrit le rédacteur anonyme du Matin — que nous ayons pu obtenir sur le crime du château du Glandier. L’état de désespoir dans lequel se trouve le professeur Stangerson, l’impossibilité où l’on est de recueillir un renseignement quelconque de la bouche de la victime ont rendu nos investigations et celles de la justice tellement difficiles qu’on ne saurait, à cette heure, se faire la moindre idée de ce qui s’est passé dans la « Chambre Jaune », où l’on a trouvé Mlle Stangerson, en toilette de nuit, râlant sur le plancher. Nous avons pu, du moins, interviewer le père Jacques — comme on l’appelle dans le pays — un vieux serviteur de la famille Stangerson. Le père Jacques est entré dans la « Chambre Jaune » en même temps que le professeur. Cette chambre est attenante au laboratoire. Laboratoire et « Chambre Jaune » se trouvent dans un pavillon, au fond du parc, à trois cents mètres environ du château.
» — Il était minuit et demi, nous a raconté ce brave homme (?), et je me trouvais dans le laboratoire où travaillait encore M. Stangerson quand l’affaire est arrivée. J’avais rangé, nettoyé des instruments toute la soirée, et j’attendais le départ de M. Stangerson pour aller me coucher. Mlle Mathilde avait travaillé avec son père jusqu’à minuit ; les douze coups de minuit sonnés au coucou du laboratoire, elle s’était levée, avait embrassé M. Stangerson, lui souhaitant une bonne nuit. Elle m’avait dit : « Bonsoir, père Jacques ! » et avait poussé la porte de la « Chambre Jaune ». Nous l’avions entendue qui fermait la porte à clef et poussait le verrou, si bien que je n’avais pu m’empêcher d’en rire et que j’avais dit à monsieur : « Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sûr qu’elle a peur de la « Bête du Bon Dieu ! » Monsieur ne m’avait même pas entendu tant il était absorbé. Mais un miaulement abominable me répondit au dehors et je reconnus justement le cri de la « Bête du Bon Dieu !… » que ça vous en donnait le frisson… « Est-ce qu’elle va encore nous empêcher de dormir, cette nuit ? » pensai-je, car il faut que je vous dise, monsieur, que, jusqu’à fin octobre, j’habite dans le grenier du pavillon, au-dessus de la « Chambre Jaune », à seule fin que mademoiselle ne reste pas seule toute la nuit au fond du parc. C’est une idée de mademoiselle de passer la bonne saison dans le pavillon ; elle le trouve sans doute plus gai que le château et, depuis quatre ans qu’il est construit, elle ne manque jamais de s’y installer dès le printemps. Quand revient l’hiver, mademoiselle retourne au château, « car dans la Chambre Jaune, il n’y a point de cheminée. »
» Nous étions donc restés, M. Stangerson et moi, dans le pavillon. Nous ne faisions aucun bruit. Il était, lui, à son bureau. Quant à moi, assis sur une chaise, ayant terminé ma besogne, je le regardais et je me disais : « Quel homme ! Quelle intelligence ! Quel savoir ! » J’attache de l’importance à ceci que nous ne faisions aucun bruit, car « à cause de cela, l’assassin a cru certainement que nous étions partis ». Et tout à coup, pendant que le coucou faisait entendre la demie passé minuit, une clameur désespérée partit de la « Chambre Jaune ». C’était la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin ! À l’assassin ! Au secours ! » Aussitôt des coups de revolver retentirent et il y eut un grand bruit de tables, de meubles renversés, jetés par terre, comme au cours d’une lutte, et encore la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin !… Au secours !… Papa ! Papa ! »
» Vous pensez si nous avons bondi et si M. Stangerson et moi nous nous sommes rués sur la porte. Mais, hélas ! Elle était fermée et bien fermée « à l’intérieur » par les soins de mademoiselle, comme je vous l’ai dit, à clef et au verrou. Nous essayâmes de l’ébranler, mais elle était solide. M. Stangerson était comme fou, et vraiment il y avait de quoi le devenir, car on entendait mademoiselle qui râlait : « Au secours !… Au secours ! » Et M. Stangerson frappait des coups terribles contre la porte, et il pleurait de rage et il sanglotait de désespoir et d’impuissance.
» C’est alors que j’ai eu une inspiration. « L’assassin se sera introduit par la fenêtre, m’écriai-je, je vais à la fenêtre ! » Et je suis sorti du pavillon, courant comme un insensé !
» Le malheur était que la fenêtre de la « Chambre Jaune » donne sur la campagne, de sorte que le mur du parc qui vient aboutir au pavillon m’empêchait de parvenir tout de suite à cette fenêtre. Pour y arriver, il fallait d’abord sortir du parc. Je courus du côté de la grille et, en route, je rencontrai Bernier et sa femme, les concierges, qui venaient, attirés par les détonations et par nos cris. Je les mis, en deux mots, au courant de la situation ; je dis au concierge d’aller rejoindre tout de suite M. Stangerson et j’ordonnai à sa femme de venir avec moi pour m’ouvrir la grille du parc. Cinq minutes plus tard, nous étions, la concierge et moi, devant la fenêtre de la « Chambre Jaune ». Il faisait un beau clair de lune et je vis bien qu’on n’avait pas touché à la fenêtre. Non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets, derrière les barreaux, étaient fermés, comme je les avais fermés moi-même, la veille au soir, comme tous les soirs, bien que mademoiselle, qui me savait très fatigué et surchargé de besogne, m’eût dit de ne point me déranger, qu’elle les fermerait elle-même ; et ils étaient restés tels quels, assujettis, comme j’en avais pris le soin, par un loquet de fer, « à l’intérieur ». L’assassin n’avait donc pas passé par là et ne pouvait se sauver par là ; mais moi non plus, je ne pouvais entrer par là !
« C’était le malheur ! On aurait perdu la tête à moins. La porte de la chambre fermée à clef « à l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « à l’intérieur », et, par-dessus les volets, les barreaux intacts, des barreaux à travers lesquels vous n’auriez pas passé le bras… Et mademoiselle qui appelait au secours !… Ou plutôt non, on ne l’entendait plus… Elle était peut-être morte… Mais j’entendais encore, au fond du pavillon, monsieur qui essayait d’ébranler la porte…
» Nous avons repris notre course, la concierge et moi, et nous sommes revenus au pavillon. La porte tenait toujours, malgré les coups furieux de M. Stangerson et de Bernier. Enfin elle céda sous nos efforts enragés et, alors, qu’est-ce que nous avons vu ? Il faut vous dire que, derrière nous, la concierge tenait la lampe du laboratoire, une lampe puissante qui illuminait toute la chambre.
» Il faut vous dire encore, monsieur, que la « Chambre Jaune » est toute petite. Mademoiselle l’avait meublée d’un lit en fer assez large, d’une petite table, d’une table de nuit, d’une toilette et de deux chaises. Aussi, à la clarté de la grande lampe que tenait la concierge, nous avons tout vu du premier coup d’œil. Mademoiselle, dans sa chemise de nuit, était par terre, au milieu d’un désordre incroyable. Tables et chaises avaient été renversées montrant qu’il y avait eu là une sérieuse « batterie ». On avait certainement arraché mademoiselle de son lit ; elle était pleine de sang avec des marques d’ongles terribles au cou — la chair du cou avait été quasi arrachée par les ongles — et un trou à la tempe droite par lequel coulait un filet de sang qui avait fait une petite mare sur le plancher. Quand M. Stangerson aperçut sa fille dans un pareil état, il se précipita sur elle en poussant un cri de désespoir que ça faisait pitié à entendre. Il constata que la malheureuse respirait encore et ne s’occupa que d’elle. Quant à nous, nous cherchions l’assassin, le misérable qui avait voulu tuer notre maîtresse, et je vous jure, monsieur, que, si nous l’avions trouvé, nous lui aurions fait un mauvais parti. Mais comment expliquer qu’il n’était pas là, qu’il s’était déjà enfui ?… Cela dépasse toute imagination. Personne sous le lit, personne derrière les meubles, personne ! Nous n’avons retrouvé que ses traces ; les marques ensanglantées d’une large main d’homme sur les murs et sur la porte, un grand mouchoir rouge de sang, sans aucune initiale, un vieux béret et la marque fraîche, sur le plancher, de nombreux pas d’homme. L’homme qui avait marché là avait un grand pied et les semelles laissaient derrière elles une espèce de suie noirâtre. Par où cet homme était-il passé ? Par où s’était-il évanoui ? « N’oubliez pas, monsieur, qu’il n’y a pas de cheminée dans la Chambre Jaune ». Il ne pouvait s’être échappé par la porte, qui est très étroite et sur le seuil de laquelle la concierge est entrée avec sa lampe, tandis que le concierge et moi nous cherchions l’assassin dans ce petit carré de chambre où il est impossible de se cacher et où, du reste, nous ne trouvions personne. La porte défoncée et rabattue sur le mur ne pouvait rien dissimuler, et nous nous en sommes assurés. Par la fenêtre restée fermée avec ses volets clos et ses barreaux auxquels on n’avait pas touché, aucune fuite n’avait été possible. Alors ? Alors… je commençais à croire au diable.
» Mais voilà que nous avons découvert, par terre, « mon revolver ». Oui, mon propre revolver… Ça, ça m’a ramené au sentiment de la réalité ! Le diable n’aurait pas eu besoin de me voler mon revolver pour tuer mademoiselle. L’homme qui avait passé là était d’abord monté dans mon grenier, m’avait pris mon revolver dans mon tiroir et s’en était servi pour ses mauvais desseins. C’est alors que nous avons constaté, en examinant les cartouches, que l’assassin avait tiré deux coups de revolver. Tout de même, monsieur, j’ai eu de la veine, dans un pareil malheur, que M. Stangerson se soit trouvé là, dans son laboratoire, quand l’affaire est arrivée et qu’il ait constaté de ses propres yeux que je m’y trouvais moi aussi, car, avec cette histoire de revolver, je ne sais pas où nous serions allés ; pour moi, je serais déjà sous les verrous. Il n’en faut pas davantage à la justice pour faire monter un homme sur l’échafaud ! »
Le rédacteur du Matin faisait suivre cette interview des lignes suivantes :
« Nous avons laissé, sans l’interrompre, le père Jacques nous raconter grossièrement ce qu’il sait du crime de la « Chambre Jaune ». Nous avons reproduit les termes mêmes dont il s’est servi ; nous avons fait seulement grâce au lecteur des lamentations continuelles dont il émaillait sa narration. C’est entendu, père Jacques ! C’est entendu, vous aimez bien vos maîtres ! Vous avez besoin qu’on le sache, et vous ne cessez de le répéter, surtout depuis la découverte du revolver. C’est votre droit et nous n’y voyons aucun inconvénient ! Nous aurions voulu poser bien des questions encore au père Jacques — Jacques-Louis Moustier — mais on est venu justement le chercher de la part du juge d’instruction qui poursuivait son enquête dans la grande salle du château. Il nous a été impossible de pénétrer au Glandier, — et, quant à la Chênaie, elle est gardée, dans un large cercle, par quelques policiers qui veillent jalousement sur toutes les traces qui peuvent conduire au pavillon et peut-être à la découverte de l’assassin.
» Nous aurions voulu également interroger les concierges, mais ils sont invisibles. Enfin nous avons attendu dans une auberge, non loin de la grille du château, la sortie de M. de Marquet, le juge d’instruction de Corbeil. À cinq heures et demie, nous l’avons aperçu avec son greffier. Avant qu’il ne montât en voiture, nous avons pu lui poser la question suivante :
» — Pouvez-vous, monsieur de Marquet, nous donner quelque renseignement sur cette affaire, sans que cela gêne votre instruction ?
» — Il nous est impossible, nous répondit M. de Marquet, de dire quoi que ce soit. Du reste, c’est bien l’affaire la plus étrange que je connaisse. « Plus nous croyons savoir quelque chose, plus nous ne savons rien ! »
» Nous demandâmes à M. de Marquet de bien vouloir nous expliquer ces dernières paroles. Et voici ce qu’il nous dit, dont l’importance n’échappera à personne :
» — Si rien ne vient s’ajouter aux constatations matérielles faites aujourd’hui par le parquet, je crains bien que le mystère qui entoure l’abominable attentat dont Mlle Stangerson a été victime ne soit pas près de s’éclaircir ; mais il faut espérer, « pour la raison humaine », que les sondages des murs, du plafond et du plancher de la « Chambre Jaune », sondages auxquels je vais me livrer dès demain avec l’entrepreneur qui a construit le pavillon il y a quatre ans, nous apporteront la preuve qu’il ne faut jamais désespérer de la logique des choses. Car le problème est là : nous savons par où l’assassin s’est introduit, — il est entré par la porte et s’est caché sous le lit en attendant Mlle Stangerson ; — mais par où est-il sorti ? Comment a-t-il pu s’enfuir ? Si l’on ne trouve ni trappe, ni porte secrète, ni réduit, ni ouverture d’aucune sorte, si l’examen des murs et même leur démolition — car je suis décidé, et M. Stangerson est décidé à aller jusqu’à la démolition du pavillon — ne viennent révéler aucun passage praticable, « non seulement pour un être humain, mais encore pour un être quel qu’il soit », si le plafond n’a pas de trou, si le plancher ne cache pas de souterrain, « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques ! »
Et le rédacteur anonyme fait remarquer, dans cet article — article que j’ai choisi comme étant le plus intéressant de tous ceux qui furent publiés ce jour-là sur la même affaire — que le juge d’instruction semblait mettre une certaine intention dans cette dernière phrase : « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques. »
L’article se termine sur ces lignes : « Nous avons voulu savoir ce que le père Jacques entendait par : « le cri de la Bête du Bon Dieu ». On appelle ainsi le cri particulièrement sinistre, nous a expliqué le propriétaire de l’auberge du Donjon, que pousse, quelquefois, la nuit, le chat d’une vieille femme, la mère « Agenoux », comme on l’appelle dans le pays. La mère « Agenoux » est une sorte de sainte qui habite une cabane, au cœur de la forêt, non loin de la « grotte de Sainte-Geneviève ».
« La Chambre Jaune, la Bête du Bon Dieu, la mère Agenoux, le diable, sainte Geneviève, le père Jacques », voilà un crime bien embrouillé, qu’un coup de pioche dans les murs nous débrouillera demain ; espérons-le, du moins, « pour la raison humaine », comme dit le juge d’instruction. En attendant, on croit que Mlle Stangerson, qui n’a cessé de délirer et qui ne prononce distinctement que ce mot : « Assassin ! Assassin ! Assassin !… ne passera pas la nuit… »
Enfin, en dernière heure, le même journal annonçait que le chef de la Sûreté avait télégraphié au fameux inspecteur Frédéric Larsan, qui avait été envoyé à Londres pour une affaire de titres volés, de revenir immédiatement à Paris.
Un peu de ciel bleu
Photo prise par mon fils cadet.
📍Les jardins de Marqueyssac, écrin de verdure en Périgord Noir.
Dordogne, aux portes de Sarlat.
https://2tout2rien.fr/quilles-en-lair-maisons-en-barques-equihen/
#19emesiecle #20emesiecle #barque #bateau #camping
Chiricahua, façonné par 27 millions d'années d'histoire géologique, vient de devenir parc national. 🌵
👉 2tout2rien.fr/chiricahua-l...
📸John Fowler
#Nature #Arizona
En 1999, il remporte l'Oscar du meilleur acteur et du meilleur film en langue étrangère pour son film « La vie est belle »🎬.
fr.wikipedia.org/wiki/Roberto...
#CeJourLà
🤔 Ah, je vois : vous avez peur des espaces clos.
😳 Oui, à chaque fois que je me rends au bistrot, j’ai toujours peur qu’il soit fermé.
https://2tout2rien.fr/30-photos-coloriees-a-la-main-de-ponta-et-oen-deux-geishas-1890/
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www.alaintruong.com/2026/10/jan-...
https://2tout2rien.fr/25-portraits-de-samis-au-milieu-du-19eme-siecle/
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Ajoutez quelques barques sur l’eau, des façades anciennes et ce surnom de « Petite Venise du Trégor », et le décor est déjà complet.
📸Paul_Henri
#Pontrieux #Bretagne #CotesdArmor
Bonne fête à tous les marteaux picoreurs !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=14DGep6R-tI
Extrait de l'épisode 53 de la saison 1 de Téléchat
Renommée pour ses travaux sur la radioactivité et la physique nucléaire, elle est souvent citée comme l'une des scientifiques injustement ignorées par le comité attribuant le prix Nobel.
fr.wikipedia.org/wiki/Lise_Me...
#CeJourLà
