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Aujourd'hui c'est la Sainte-Restepala, bonne fête à toutes les ménagères

A la une,

UN PREMIER LOCATAIRE PRESTIGIEUX 📆 1er novembre 1800

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les célébrations notables

Bonne fête aux Toussaint

Jour du salsifis le 11 brumaire

Journée mondiale du véganisme

Les évènements notables

2004 - L'ourse Cannelle, ourse pyrénéenne tuée par un chasseur ensuite condamné

Le 1er novembre 2004, Cannelle, dernière ourse femelle de souche pyrénéenne pure, est abattue lors d’une battue au sanglier dans les Pyrénées. L’affaire crée une vive émotion et relance le débat sur la protection des espèces menacées en France. Le chasseur est condamné, tandis que des programmes de réintroduction d’ours slovènes sont renforcés. L’évènement marque un tournant dans la conservation de la faune sauvage.

1963 - Ouverture du Radiotélescope d'Arecibo

Le 1er novembre 1963, le radiotélescope d’Arecibo, situé à Porto Rico, devient l’un des plus puissants instruments d’observation radio du monde. Son immense antenne de 305 mètres sert à l’étude des pulsars, de l’atmosphère, et à la recherche de signaux extraterrestres. Il joue un rôle clé dans de nombreuses découvertes scientifiques. Monument emblématique, il s’effondrera en 2020 après des dommages structurels.

1954 - Insurrection de la Toussaint rouge marquant le début de la guerre d'Algérie

Le 1er novembre 1954, le FLN lance une série d’attentats contre des cibles françaises en Algérie. Cet acte marque le début officiel de la guerre d’Algérie, conflit majeur de décolonisation. La répression est brutale et la violence s’étend rapidement, provoquant une longue guerre jusqu’à l’indépendance en 1962. Cette date devient un symbole fondateur de la nation algérienne.

1952 - Les États-Unis font exploser Ivy Mike, leur première bombe H, à Eniwetok dans les îles Marshall

Le 1er novembre 1952, l’essai Ivy Mike constitue la première explosion thermonucléaire réussie des États-Unis. L’explosion, bien plus puissante que les bombes atomiques, marque un nouveau seuil technologique dans la course aux armements de la Guerre froide. Le test détruit entièrement l’atoll et pose des questions sur les risques environnementaux, sanitaires et géopolitiques du nucléaire militaire.

1911 - Le pilote italien Giulio Gavotti largue une bombe de son avion en Tripolitaine pour la 1ère fois de l’histoire

Le 1er novembre 1911, lors de la guerre italo-turque, Gavotti largue des grenades depuis son avion, réalisant la première attaque aérienne de l’Histoire. Cet acte inaugure l’ère du bombardement aérien. À l’époque, les conventions internationales n’envisagent pas encore ce type d’attaque. Cet événement préfigure l’évolution stratégique de l’aviation militaire durant tout le XXᵉ siècle.

1800 - La Maison-Blanche, à Washington, accueille son premier locataire, le président John Adams

Le 1er novembre 1800, bien que le bâtiment ne soit pas terminé, John Adams s’installe dans la nouvelle résidence présidentielle. La Maison-Blanche devient symbole du pouvoir exécutif américain. Sa construction s’inscrit dans la création d’une capitale fédérale. Elle sera modifiée après l’incendie britannique de 1814. Avec le temps, elle devient un lieu hautement symbolique et politique... lire l'article

1755 - Le tremblement de terre de Lisbonne, au Portugal, un des plus puissants de l'histoire, fait plus de 50 000 morts

Le 1er novembre 1755, un séisme, suivi d’un tsunami et d’incendies, ravage Lisbonne. L’événement choque l’Europe et influence la pensée philosophique, notamment Voltaire. Il entraîne des réformes architecturales et urbanistiques pionnières. Cette catastrophe demeure l’une des plus meurtrières connues en Europe. Ses effets se font sentir dans tout l’Atlantique.

1677 - Le vice-amiral Jean d'Estrées s'empare de l'île de Gorée

Le 1er novembre 1677, Jean d’Estrées prend l’île de Gorée aux Hollandais pour la France, renforçant sa présence dans l’Atlantique. L’île deviendra un centre majeur du commerce, notamment la traite négrière. Ce contrôle s’inscrit dans la rivalité coloniale européenne. Gorée, classée aujourd’hui au patrimoine mondial, reste un symbole de mémoire des esclavages et déportations.

Les naissances et décès notables

1967 - Naissance de Tina Arena (Filippina Lydia Arena), chanteuse australienne d'origine sicilienne
1951 - Naissance de Fabrice Luchini, acteur français

2008 - Décès de Jacques Piccard, océanographe et océanaute suisse
2007 - Décès de Paul Tibbets, pilote de l'Armée américaine, qui a lancé la bombe atomique sur Hiroshima
1925 - Décès de Max Linder, acteur et réalisateur français
1907 - Décès de Alfred Jarry, poète, romancier, dramaturge français, inventeur de la Pataphysique


L’œuvre du jour

Paris, 1948. Caché dans la vitrine de Romi, son ami antiquaire de la rue de Seine, Doisneau épie malicieusement les passants. Il a fait placer un nu dans la vitrine, et attend, en embusqué du quotidien, les réactions que l’œuvre va provoquer.

Un couple s’arrête alors devant les tableaux exposés. Madame observe avec sérieux et déclare sans doute, avec cette assurance qui ne se discute pas : « Ce tableau irait très bien dans le petit salon. » Monsieur acquiesce, évidemment. Enfin, du bout des lèvres. Car son regard, lui, a pris un chemin plus oblique : il se porte avec une insistance toute masculine sur un autre tableau — celui où une femme nue présente ostensiblement un fessier des plus avantageux.

Doisneau saisit l’instant avec sa tendresse habituelle pour les petites hypocrisies humaines. Lui admire l’art, assure-t-il, et à en juger par l’angle de son regard, il a décidément beaucoup de charme.


Savais-tu ?

La TVA, une invention française

Qui a inventé la TVA ? La réponse tient en un nom : Maurice Lauré, haut fonctionnaire français de la Direction générale des impôts. Mise en place en France en 1954 – instituée par la loi du 10 avril 1954 et appliquée à partir du 1er juillet suivant -, la taxe sur la valeur ajoutée doit remplacer les anciennes taxes sur le chiffre d’affaires, qui peuvent frapper plusieurs fois un même produit au cours de sa fabrication et de sa vente.

Le principe est simple : à chaque étape, une entreprise facture la TVA à son client, mais déduit celle qu’elle a déjà payée sur ses achats professionnels. Elle ne reverse donc à l’État que la taxe correspondant à la valeur qu’elle a ajoutée, c’est-à-dire la richesse créée par l’entreprise grâce à son travail, ses équipements et son savoir-faire. La charge finale repose toutefois sur le consommateur, puisque la taxe s’ajoute au prix payé au moment de l’achat.

Avec la construction européenne, la TVA se révèle particulièrement utile. Les pays de la Communauté économique européenne utilisent des taxes différentes, parfois cumulatives, ce qui peut fausser la concurrence et compliquer les échanges. La TVA offre au contraire un mécanisme commun : les exportations peuvent être vendues hors taxe, tandis que les importations sont taxées dans le pays où elles sont consommées.

Les directives européennes du 11 avril 1967 engagent l’harmonisation des taxes sur le chiffre d’affaires. La TVA n’est donc pas une invention européenne, mais elle constitue un outil fiscal bien adapté au marché commun et, plus tard, à la suppression des frontières fiscales intérieures. Une invention française, donc, mais rapidement adoptée par l’Europe : voilà comment la TVA est devenue l’un des rouages discrets de la construction européenne.

Alors, merci qui ? 😁

« Qui dort dîne ! »

L’expression « Qui dort dîne » vient à la fois des auberges d’autrefois et d’un vieux proverbe grec. Au Moyen Âge, puis encore au XVIIIᵉ siècle, les aubergistes imposent une règle simple : le voyageur qui souhaite dormir doit aussi prendre son dîner sur place. Des enseignes affichent parfois « Qui dort dîne » pour rappeler que le lit et le repas vont de pair. Dans ce contexte, l’expression signifie donc que dormir et manger sont liés par une obligation pratique.

Mais l’origine remonte plus loin, jusqu’au dramaturge grec Ménandre, au IVᵉ siècle avant J.-C. Il formule l’idée que le sommeil nourrit le pauvre qui n’a rien à manger. Aujourd’hui, on utilise surtout « Qui dort dîne » dans ce second sens : dormir fait oublier la faim, et le repos tient lieu de nourriture quand on ne peut pas manger.

Derniers articles


Un peu d’humour

Violence en politique

Deux hommes, en costume-cravatte, déjeunent au restaurant tout en s’invectivant copieusement :

– Faquin de conservateur !

– Maraud de progressiste !

A quelques tables de là, un mari dit alors à sa femme :

– Après l’ultra droite et l’ultra gauche, maintenant c’est l’ultra centre qui se réveille. La prochaine élection m’inquiète.

Conservons la planète

🤔 La Terre est la seule planète où trouver du chocolat… alors conservons-la 😊

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu’il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d’un incendie à l’hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d’abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n’est pas digne des Darwin Awards, ça !


Instant de vie

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.


A la maison et au jardin

Tian de tomates provençal

On ne présente plus le tian de tomates provençal : véritable hit incontournable de l’été, il incarne à lui seul la générosité du Sud, la simplicité des produits et le plaisir des plats ensoleillés. Coloré, parfumé et fondant, il se glisse aussi bien sur une table familiale que dans un repas entre amis.

On commence par couper quatre tomates rouges et quatre tomates jaunes en rondelles régulières, afin d’obtenir une belle alternance de couleurs. On épluche ensuite deux oignons rouges que l’on tranche également en fines rondelles.

Dans quatre ramequins, on dispose les légumes en les intercalant harmonieusement : une tranche de tomate, une rondelle d’oignon, puis à nouveau de la tomate, en jouant sur les teintes pour un rendu visuel appétissant. On parsème ensuite le tout de thym et de romarin finement hachés, dont les arômes évoquent immédiatement les collines provençales.

On sale et on poivre selon son goût, puis on arrose généreusement d’huile d’olive, indispensable pour lier les saveurs et apporter du moelleux à la cuisson. On enfourne enfin à 205 °C pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient tendres et légèrement confits.

Servi chaud ou tiède, ce tian accompagne à merveille viandes grillées et poissons, mais peut tout aussi bien se suffire à lui-même, accompagné d’un bon pain de campagne.

En variante, on peut décliner ce classique avec un mélange de courgettes, d’aubergines et de poivrons : une autre interprétation tout aussi estivale, aux accents encore plus méditerranéens.

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.

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Activation des méninges


Espace lecture

L’almanach des gourmands

À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.

L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.

Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.

Les ouvrages dans Gallica

Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution – theconversation.com

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.

Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

Le temps d’une nouvelle

Magellan – Stefan Zweig

Dans Magellan, publié en 1938, Stefan Zweig raconte l’aventure du navigateur portugais qui rêve de rejoindre les îles aux épices en naviguant vers l’ouest. Refusé par le Portugal, Magellan convainc le roi d’Espagne de soutenir son projet et prend la mer en 1519 avec une flotte de cinq navires.

Zweig ne se contente pas de retracer une expédition : il fait revivre un monde de rivalités, de mutineries et de traversées périlleuses. Sous sa plume, Magellan apparaît comme un homme obstiné, porté par une idée qui semble folle à ses contemporains : trouver un passage entre l’Atlantique et le Pacifique. Son récit donne à cette quête la tension d’un roman d’aventures.

Magellan meurt aux Philippines en 1521, avant d’achever le tour du monde. Mais l’un de ses navires, le Victoria, revient en Espagne en 1522, sous le commandement de Juan Sebastián Elcano. L’expédition accomplit ainsi la première circumnavigation connue, et Zweig transforme cette prouesse en portrait vivant d’un homme qui pousse l’horizon toujours plus loin.

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Un peu de ciel bleu