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Aujourd'hui c'est la Sainte-Alexa, bonne fête à toutes les blondes décolorées

Les célébrations notables

Bonne fête aux Pélagie

Jour de la citrouille le 17 vendémiaire

Journée internationale des lesbiennes

Les évènements notables

2022 - Une explosion endommage le pont de Crimée

Le 8 octobre 2022, une explosion frappe le pont reliant la Russie à la péninsule de Crimée annexée en 2014. L’incident, attribué par Moscou à une attaque ukrainienne, endommage gravement une section routière et le trafic ferroviaire. L'événement a une forte portée symbolique et stratégique dans le contexte de la guerre en Ukraine.

1998 - Procédure d’impeachment contre le président des États-Unis Bill Clinton dans l'affaire Lewinski

Le 8 octobre 1998, la Chambre des représentants américaine ouvre officiellement une enquête en vue d’une mise en accusation de Bill Clinton. Il est soupçonné de parjure et d’entrave à la justice concernant sa relation avec Monica Lewinsky. Le Sénat l’acquittera en février 1999, lui permettant de finir son mandat.

1887 - Début du scandale des décorations entachant le président Jules Grévy

Le 8 octobre 1887 éclate l’affaire des décorations, révélant que le gendre du président français Jules Grévy, Daniel Wilson, monnayait des Légions d’honneur. Le scandale choque l’opinion et met en cause l'intégrité du pouvoir républicain. Grévy finira par démissionner quelques semaines plus tard pour apaiser la crise... lire l'article

1871 - Début du grand incendie de Chicago

Le 8 octobre 1871, un incendie se déclare dans une étable de Chicago et se propage rapidement à cause de la sécheresse et des constructions en bois. Le feu ravage une grande partie de la ville pendant près de trois jours, tuant environ 300 personnes et détruisant des milliers de bâtiments. La reconstruction sera massive.

1600 - La république de Saint-Marin adopte sa Constitution, la plus ancienne connue et encore en vigueur

Le 8 octobre 1600, Saint-Marin promulgue un ensemble de lois fondamentales établissant son organisation politique. Ce texte, inspiré du droit de l’époque, est considéré comme la constitution écrite toujours en usage la plus ancienne du monde. La petite république italienne revendique ainsi une longue tradition institutionnelle.

1517 - François Ier signe l'acte de naissance de la ville du Havre

Le 8 octobre 1517, le roi de France François Ier fonde officiellement la ville du Havre par un édit ordonnant la création d’un port sur la Manche. L’objectif est de renforcer la marine française et le commerce maritime. La cité deviendra l’un des principaux ports du pays et un centre économique majeur... lire l'article

Les naissances et décès notables

1949 - Naissance de Sigourney Weaver, actrice américaine
1946 - Naissance de Jean-Jacques Beineix, réalisateur et scénariste français
1939 - Naissance de Paul Hogan, acteur américain
1920 - Naissance de Frank Herbert, écrivain américain

2016 - Décès de Pierre Tchernia, réalisateur, scénariste, journaliste, animateur télé français
2008 - Décès de Marcel Chevalier, dernier bourreau en France
1925 - Décès de Vincenzo Peruggia, peintre en bâtiment et vitrier italien connu pour avoir volé La Joconde


L’œuvre du jour


Savais-tu ?

Assassinat de Jean Jaurès

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès, figure majeure du socialisme français et grand défenseur de la paix, est assassiné à Paris par Raoul Villain. Son meurtrier est identifié immédiatement, et Villain ne nie jamais son geste.

Le choc est immense, mais l’épilogue judiciaire l’est tout autant : en 1919, Raoul Villain est acquitté. Le verdict est alors justifié dans un climat de patriotisme d’après-guerre, comme si le crime pouvait être relu à travers la tension nationale de l’époque.

La blessure est encore aggravée par le sort réservé à la veuve de Jaurès : elle est condamnée aux dépens et à verser un franc symbolique de dommages et intérêts. Pour beaucoup, c’est une double injustice, car la famille du disparu se retrouve en quelque sorte sanctionnée après l’assassinat.

Après son acquittement, Raoul Villain vit dans l’ombre, change d’identité, s’éloigne de la France et finit par s’installer à Ibiza. Il meurt en 1936, tué durant les troubles de la guerre civile espagnole.

Les sirènes

Dans la Grèce antique, la sirène était loin d’être une créature aquatique.

Elle apparaît pour la première fois dans l’Odyssée d’Homère — datant du VIIIe siècle avant notre ère — sous les traits d’une femme-oiseau. Perchées sur une île rocheuse, les sirènes attiraient les marins avec un chant envoûtant qui promettait une connaissance absolue à ceux qui l’entendaient. Pourtant, ce savoir était mortel : hypnotisés, les marins faisaient échouer leurs navires sur les récifs et trouvaient la mort.

Les représentations antiques les montrent souvent avec le corps d’un oiseau, des ailes déployées et un visage de femme. Leur rôle est clair : elles incarnent la tentation, le savoir interdit et la mort. Dans certaines versions, elles étaient autrefois les compagnes de Perséphone, punies par Déméter et condamnées à hanter les rivages de leur chant funèbre.

Au fil des siècles, la sirène a subi une métamorphose. Influencée par les bestiaires médiévaux et l’Église, elle a perdu ses ailes pour gagner des écailles. Elle s’est transformée en femme-poisson — mi-humaine, mi-animale — symbolisant la tentation charnelle et le péché. Son chant n’était plus seulement une promesse de savoir, mais une séduction dangereuse, une invitation à la débauche.

Dans l’iconographie chrétienne, la sirène apparaît souvent aux côtés d’autres créatures hybrides, toutes associées au mal, à la vanité et à la luxure. Elle incarne les périls de la chair — des tentations qui détournent l’âme du chemin du salut.

À la Renaissance, la sirène fascine naturalistes et érudits. Elle est classée parmi les « monstres marins » ; elle est étudiée et illustrée, et certains prétendent même que des spécimens ont été capturés. Parallèlement, elle inspire poètes et artistes, évoluant vers une figure romantique, mystérieuse et souvent tragique.

C’est au XIXe siècle que la sirène connaît sa transformation la plus significative. Avec le conte de Hans Christian Andersen, La Petite Sirène (1837), elle devient une héroïne sensible et amoureuse, prête à tout sacrifier pour une romance impossible. Cette version humanise la créature, la rendant plus vulnérable que dangereuse ; elle inspire la compassion plutôt que la peur.

Aujourd’hui, la sirène continue d’évoluer. Elle devient, tour à tour, une icône féministe, un symbole de liberté ou un personnage fantastique. Au cinéma, dans la littérature et les jeux vidéo, elle incarne la force, la magie et la rébellion. Son chant — autrefois mortel — devient une voix de résistance, de désir et de transformation.


Un peu d’humour

Repos vélo dodo

Dimanche six heures du matin, l’homme se lève sans faire de bruit pour ne pas réveiller son épouse. Il charge son VTT dans la voiture, et s’en va.

Arrivé sur le parcours il se met à tomber des trombes d’eau. Sa matinée est foutue, il décide alors de rentrer chez lui.

De retour à la maison, il se déshabille sans faire de bruit et se recouche doucement tout près de son épouse en lui chuchotant à l’oreille : « Il pleut comme vache qui pisse ! ».

Et elle, de lui répondre : « Quand je pense que l’autre idiot est en train de pédaler… »

Suis-je égocentrique ?

😏 Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais tout de même… 😳 à chaque fois que j’ouvre Google Maps, je me retrouve en plein milieu.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d’Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l’époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s’appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d’une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d’imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures « à la princesse » mêlent sophistication et handicap simulé.


Instant de vie

Quelques instants de vie à travers le temps.

Premier tableau

Une petite famille se promène à vélo lors d’un dimanche ensoleillé qui sent bon l’insouciance. Les parents, émus et fiers, observent leur premier enfant pédaler sans ses petites roues, conquérant du bitume, roi du square. Et soudain…

CHUTE DANS LE PELOTON FAMILIAL !!! OH LÀ LÀ, MON DIEU !

Le père freine dans un dérapage digne du Tour de France, saute de son vélo, accourt et soulève l’enfant avec délicatesse. La mère, déjà à genoux, sort une trousse de secours qui ferait pâlir une ambulance. Elle déballe tout immédiatement : désinfectant, compresses stériles, Mercurochrome, pansement, bande.

Verdict : écorchure de niveau 2. On sécurise le périmètre. On rassure. On souffle. On désinfecte. On panse. On câline.

Le père est prêt à appeler les urgences. Le SAMU n’est jamais très loin dans ces moments-là. Mais contre toute attente… l’enfant survit.

Rideau.

Quelques années plus tard.

Même décor. Même piste cyclable. Même parents. Mais un deuxième enfant est apparu dans le casting…

CHUTE À L’AVANT !

Le père s’approche, jette un œil rapide, analyse la situation.
Diagnostic : égratignure.
La mère intervient. Pas de trousse, pas de protocole.
Un simple bisou magique, homologué depuis des générations. « Voilà, c’est passé. »
L’enfant renifle, hésite… puis repart.

Fin de l’incident. Pas même de quoi interrompre la balade.

Encore quelques années passent.

Même lieu. Même parents. Et — on ne sait pas trop comment — un troisième enfant…

Chute.

Les parents en choeur : « AAAH MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION !? »


A la maison et au jardin

La truffade : le plat du pauvre des burons

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.


Activation des méninges


Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l’époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l’Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l’écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l’obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu’il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n’eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l’encre d’imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l’image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l’immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l’image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C’était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l’usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d’un livre ami et celle d’une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l’écouteur, le minuscule bouton qui mettait l’appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L’inspecteur Walter enfonça la porte d’un coup d’épaule et s’arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu’il avait découvert, la veille, décapité… »

Le jeune homme renonça à connaître l’explication de ce mystère. Il ôta
l’écouteur et s’endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.

Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

Le temps d’une nouvelle

Le fantôme de l’opéra – Gaston Leroux

Un peu de ciel bleu