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A la une,
OUMUAMUA : LE MYSTÉRIEUX MESSAGER VENU DES ÉTOILES 📆 19 octobre 2017
MORT DU BOUCHER DE HAMBOURG 📆 19 octobre 1998
QUAND LE CIEL CESSA D’ÊTRE RÉSERVÉ AUX OISEAUX 📆 19 octobre 1783
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les célébrations notables
Bonne fête aux René
Jour de la tomate le 28 vendémiaire
Les évènements notables
2017 - Découverte d’Oumuamua, le tout 1er astéroïde détecté ayant une origine extrasolaire confirmée
Le 19 octobre 2017, les astronomes observent Oumuamua, un objet interstellaire traversant notre système solaire. Sa forme allongée et sa trajectoire inhabituelle intriguent la communauté scientifique. C’est la première fois qu’un corps céleste provenant d’un autre système stellaire est détecté, ouvrant un nouveau chapitre dans l’étude de l’Univers et des échanges interstellaires... lire l'article
1987 - Krach d'octobre 1987 à Wall Street
Le 19 octobre 1987, surnommé le « lundi noir », Wall Street connaît un effondrement brutal : le Dow Jones perd plus de 22 % en une seule séance. Ce krach, le plus important en pourcentage de l’histoire de la bourse américaine, déclenche une panique mondiale. Bien que la crise soit relativement brève, elle révèle la vulnérabilité des marchés aux échanges électroniques et aux effets de contagion.
1977 - Sortie du film “La guerre des étoiles” en France
Le 19 octobre 1977 sort en France La Guerre des étoiles (Star Wars: Episode IV – A New Hope) de George Lucas, après son immense succès aux États-Unis. Le film révolutionne le cinéma de science-fiction avec ses effets spéciaux innovants, son univers épique et ses personnages devenus cultes. Il marque le début de l’une des sagas les plus influentes de l’histoire du cinéma mondial.
1905 - 2nd pogroms de Kichinev
Le 19 octobre 1905, la ville de Kichinev, dans l’Empire russe (actuelle Chișinău en Moldavie), est le théâtre d’un nouveau pogrom. Des violences antisémites éclatent, causant de nombreuses victimes parmi la population juive et la destruction de biens. Ce second massacre, après celui de 1903, illustre la persistance des persécutions et contribue à l’émigration massive des Juifs vers l’Occident et l’Amérique.
1783 - 1er vol humain en montgolfière
Le 19 octobre 1783, à Paris, Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent d’Arlandes effectuent les premières ascensions humaines dans une montgolfière conçue par les frères Montgolfier. Bien qu’ils restent encore attachés au sol, cette expérience ouvre la voie au véritable vol libre réalisé un mois plus tard. Cet exploit marque le début de l’aéronautique et de l’exploration de l’air par l’homme... lire l'article
1781 - Fin de la bataille de Yorktown
Le 19 octobre 1781, la reddition de l’armée britannique du général Cornwallis face aux forces franco-américaines du marquis de Lafayette, de Rochambeau et de George Washington, met fin à la bataille de Yorktown. Cette victoire décisive scelle la guerre d’indépendance américaine. Elle entraîne la reconnaissance de l’indépendance des États-Unis lors du traité de Paris en 1783.
Les naissances et décès notables
1983 - Naissance de Rebecca Ferguson, actrice suédoise
1966 - Naissance de Jon Favreau, acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain
1964 - Naissance de Agnès Jaoui, actrice et réalisatrice française
1998 - Décès de Fritz Honka, tueur en série allemand
1943 - Décès de Camille Claudel, sculptrice française
1745 - Décès de Jonathan Swift, écrivain irlandais surtout connu pour Les Voyages de Gulliver
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L’œuvre du jour

Petronella Oortman (1656-1716)
Rijksmuseum
Dans une salle du Rijksmuseum, un cabinet monumental attire le regard. Derrière ses portes gainées d’écaille et d’étain se cache une maison de poupées pas comme les autres. Entre 1686 et 1710, Petronella Oortman, riche veuve d’un marchand de soie d’Amsterdam, fait créer ce meuble exceptionnel, haut de plus de deux mètres et demi.
À l’intérieur, neuf pièces parfaitement proportionnées reproduisent un intérieur bourgeois hollandais du XVIIᵉ siècle. Chaque détail est réel : les meubles sont en matériaux nobles, les textiles sont finement ouvragés, les porcelaines, les paniers et les ustensiles sont de véritables miniatures, la cuisine dispose de l’eau courante avec une fontaine fonctionnelle et 83 livres reliés en cuir sont rassemblés dans la bibliothèque. Rien n’est factice ; tout est fait pour montrer le raffinement d’une maison idéale.
Ce n’est pas un jouet pour enfants, mais un passe-temps de salon pour femmes fortunées. Petronella y dépense des sommes considérables – en 1718, un voyageur la jugeait la plus précieuse d’Europe, estimée entre 20 000 et 30 000 florins, soit à peu près le prix d’une vraie maison au bord d’un canal d’Amsterdam -, au point que sa « petite maison » devient rapidement célèbre dans toute l’Europe. Aujourd’hui, elle reste l’une des pièces les plus précieuses du Rijksmuseum, à la fois œuvre d’art, témoignage social et fenêtre ouverte sur la vie domestique de l’âge d’or hollandais.
Savais-tu ?
De l’Opéra de Paris à Garnier
Inauguré en 1875, le palais conçu par l’architecte Charles Garnier porte d’abord le nom d’Opéra de Paris. Il ne devient pas immédiatement l’Opéra Garnier.
Le changement intervient après l’ouverture de l’Opéra Bastille, inauguré le 13 juillet 1989. Désormais, l’Opéra de Paris dispose de deux salles et doit les distinguer clairement. Le palais historique prend alors progressivement le nom d’Opéra Garnier, en hommage à son architecte.
En 1994, l’établissement adopte officiellement le nom d’Opéra national de Paris. Ses deux salles sont alors identifiées comme l’Opéra Garnier et l’Opéra Bastille.
Aujourd’hui, le palais Garnier conserve sa vocation lyrique et chorégraphique, tout en demeurant l’un des monuments les plus emblématiques de Paris.
Hermaphrodite, l’être aux deux natures
Dans les hauteurs du mont Olympe, deux divinités sont admirées entre toutes : l’une est Aphrodite, déesse de l’amour et de la beauté, dont le sourire fait éclore les roses. L’autre est Hermès, le messager ailé des dieux, rapide comme le vent, malin comme le renard.
De leur union naît un enfant. On le nomme Hermaphrodite, en mêlant le nom de son père et celui de sa mère, car il porte en lui la grâce des deux. Le petit grandit sur les pentes sauvages du mont Ida, en Phrygie, confié aux soins des nymphes. Elles lui apprennent à courir dans les forêts, à écouter le chant des sources, à reconnaître les constellations qui veillent la nuit. L’enfant est d’une beauté saisissante. Son visage a la douceur de sa mère, ses yeux l’éclat malicieux de son père, et sa peau l’éclat de l’aurore.
Les années passent, paisibles et parfumées de thym sauvage. Mais un matin de ses quinze ans, Hermaphrodite regarde au-delà des montagnes et sent naître en lui une soif inconnue : celle de découvrir le monde. « Je partirai », dit-il aux nymphes. Elles le supplient de rester. Il ne les écoute point. Il prend son bâton de voyageur, boucle son manteau et descend les sentiers de l’Ida. Il traverse les forêts de Lycie, longe les rivages battus par les vents, et parvient enfin en Carie, non loin d’une cité appelée Halicarnasse. Le paysage est doux, les oliviers argentés, et l’air tiède porte des senteurs de jasmin.
C’est là qu’il découvre la source de Salmacis. Elle n’a rien d’ordinaire. Son eau est si claire qu’on y voit le fond comme à travers une fenêtre, et si fraîche que les voyageurs en parlent de bout en bout de la côte. Des lauriers l’entourent, des vignes sauvages y traînent leurs grappes, et le silence n’est troublé que par le chant de l’eau sur les pierres. Mais ce lieu enchanté a une habitante : la nymphe Salmacis.
Salmacis n’est pas comme les autres nymphes. Ses sœurs courent dans les bois, chassent avec la déesse Artémis et méprisent les armes d’Aphrodite. Salmacis, elle, préfère peigner ses longs cheveux au bord de l’eau, cueillir des fleurs, et se regarder dans le miroir des sources. Elle n’a jamais voulu quitter son bassin, jamais tiré de l’arc, jamais dormi sous la rosée. Ce jour-là, tandis qu’elle tresse des couronnes de lierre, elle entend des pas sur le sentier. Elle lève les yeux. Et elle voit Hermaphrodite.
Il s’est arrêté au bord de la source, ébloui par tant de fraîcheur. Il ôte ses sandales, défait son manteau, et plonge ses mains dans l’eau. La nymphe, cachée derrière un laurier, sent son cœur s’emballer. Jamais elle n’a vu un visage pareil. Jamais un tel éclat ne s’est reflété dans son miroir d’eau.
— C’est un dieu, murmure-t-elle. Peut-être est-ce l’Amour lui-même.
Elle sort de sa cachette et s’approche. Hermaphrodite sursaute.
— Que veux-tu, nymphe ? dit-il d’un ton rude.
Elle sourit, vient s’asseoir près de lui, ose toucher sa main. Elle lui parle de l’eau fraîche, des fleurs du jardin, de tout ce qui peut le retenir. Mais le jeune homme, las de ses paroles, la repousse doucement :
— Laisse-moi. Je veux me baigner seul.
Salmacis fait semblant de s’éloigner, de disparaître derrière les arbres. En réalité, elle guette. Hermaphrodite, croyant être seul, défait ses vêtements et entre dans l’eau de la source.
Alors Salmacis surgit. Elle se jette dans le bassin, s’accroche à lui, enlace ses bras autour du corps du jeune homme, l’embrasse de force, presse sa poitrine contre la sienne. Hermaphrodite se débat. Mais la nymphe, telle un lierre autour d’un tronc, ne le lâche point.
— Tu te débats en vain, cruel ! crie-t-elle. Dieux, si vous m’entendez, exaucez un seul vœu : que rien ne puisse jamais le séparer de moi, ni moi de lui !
Les dieux entendent. Leurs deux corps se mêlent. Lentement, comme l’eau mêlée au vin, comme la cire qui fond et se soude, ils ne forment plus qu’un seul être. Un seul souffle. Une seule peau. Un corps qui n’est plus tout à fait homme, plus tout à fait femme, mais les deux ensemble. Hermaphrodite, en se découvrant changé, lève les yeux vers le ciel et d’une voix mêlée de larmes, supplie ses parents :
— Père Hermès, mère Aphrodite, exaucez ma prière : que quiconque se baignera dans cette source perde à jamais sa force d’homme !
Les dieux, touchés par son destin, accordent sa demande. C’est pourquoi, dit-on, la source de Salmacis, près d’Halicarnasse, a la réputation d’amollir ceux qui y boivent. C’est ainsi qu’Hermaphrodite devient l’être aux deux natures — ni tout à fait l’un, ni tout à fait l’autre, mais portant en un seul corps la beauté de l’homme et celle de la femme. Son nom traverse les siècles. Les sculpteurs le représentent dans le marbre, les peintres le figurent sur les vases, et les poètes racontent son histoire, depuis Ovide jusqu’à nos jours. Et c’est de lui, de sa légende, que les hommes tirent le mot hermaphrodite pour désigner les êtres portant en eux les caractères des deux sexes.
Conté d’après le mythe d’Hermaphrodite et de la nymphe Salmacis,
tel que le rapporte Ovide dans ses Métamorphoses (Livre IV).
Un peu d’humour
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
Le portable à table
🤔 J’ai un doute ! Le portable, c’est à droite ou à gauche de l’assiette ?
Séchoir topissime
Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.
Instant de vie

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.
Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.
La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.
Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.
Mission accomplie.
Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.
A la maison et au jardin
Burger au Curé nantais
Ingrédients pour 4 personnes
- Mayonnaise à l’échalote
- Compotée d’oignons
- 4 pains à burger
- 4 steaks hachés
- 160 g de Curé nantais
- Roquette
- Sel, poivre
Préparation
- Couper en travers chaque pain à burger, les toaster puis les réserver.
- Cuire les steaks hachés dans une poêle selon la cuisson désirée. Saler et poivrer.
- En fin de cuisson, déposer sur chaque steak une tranche de Curé nantais et couvrir la poêle pour faire fondre le fromage.
- Tartiner la base des pains à burger de mayonnaise à l’échalote, déposer un steak au fromage, couvrir d’une cuillérée de compotée d’oignon, ajouter la roquette et enfin recouvrir le tout avec le chapeau des pains à burger.
- Servir sans tarder.
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Jeux de lettres
B – Cruelles et sournoises
C – Santé mondiale – Prénom féminin
D – Reçoit les voix – Vélo passepartout
E – Particules – Omar Lupin
F – Premiers en calcul
G – Langue informatique – Très court
H – Demi-journée – Possessif
I – Bête velue
J – Chef arabe – Roi de Norvège
K – A l’arrière du camion
L – Dite et redite
1 – Plein d’énergie
2 – Petit ruisseau – Dirige la prière
3 – Téléphonons – Travers de porc
4 – Abeilles et fourmis
5 – Filière universitaire – Le roi réduit – Un bout de pain – Réflexion puérile
6 – Fameux chocos – De Brest ou Rennes
7 – Les verts – Lunes en vrac
8 – Mouches – En ce lieu
9 – Aimé de Cybèle – Peu de chose
Jeu en cours de test
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A venir
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
Poèmes saturniens – Croquis parisien – Paul Verlaine
La lune plaquait ses teintes de zinc
Par angles obtus.
Des bouts de fumée en forme de cinq
Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.
Le ciel était gris. La bise pleurait
Ainsi qu’un basson.
Au loin, un matou frileux et discret
Miaulait d’étrange et grêle façon.
Moi, j’allais, rêvant du divin Platon
Et de Phidias,
Et de Salamine et de Marathon,
Sous l’œil clignotant des bleus becs de gaz.
Le temps d’une nouvelle
Le corbeau – Edgar Allan Poe
Traduction par Charles Baudelaire (1871)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »
Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.
Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »
Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !
Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.
Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »
Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !
Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »
Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !
Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !
Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !
Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !
Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d’Edgar Allan Poe, l’auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.
Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.
À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».
Un peu de ciel bleu
letempsduncafe.b1001d.fr/oumuamua-le-...
'Conference at Night.'
Oil on canvas, 1949.
28.25 x 40.31 inches.
fr.wikipedia.org/wiki/Restitu...
Commencé en 1376, il abrite le pouvoir communal depuis près de 650 ans et servit de modèle à plusieurs grands hôtels de ville.
Sa façade était autrefois polychrome : Jan van Eyck lui-même participa à la mise en couleur de ses sculptures
À Krzywy Las, les troncs dessinent des crochets presque parfaits. La raison ? Une ancienne intervention humaine pourrait expliquer ce paysage
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📸Rzuwig
#Pologne #Nature
A Moonlit Lane, 1874.
Oil on canvas.
Œuvre du peintre 🇧🇪 René Magritte
#Art #ReneMagritte #Emotion
par Giovanni Battista Salvi, dit Sassoferrato
Musée du Louvre
Bonne fête à tous les morceaux de bois !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=e5j_02idhMQ
Extrait de l'épisode 61 de la saison 2 de Téléchat
Cette bataille met fin à la deuxième guerre punique entre Carthage et Rome.
fr.wikipedia.org/wiki/Bataill...
#CeJourLà
