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Aujourd'hui c'est la Sainte-Tralala, bonne fête à toutes les joyeuses

A la une,

LA SORTIE MOUVEMENTÉE D’UN FILM CULTE 📆 18 octobre 1973

DEUX FRANÇAISES DANS LES ÉTOILES 📆 18 octobre 1963

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les célébrations notables

Bonne fête aux René

Jour de la tomate le 28 vendémiaire

Les évènements notables

2017 - Découverte d’Oumuamua, le tout 1er astéroïde détecté ayant une origine extrasolaire confirmée

Le 19 octobre 2017, les astronomes observent Oumuamua, un objet interstellaire traversant notre système solaire. Sa forme allongée et sa trajectoire inhabituelle intriguent la communauté scientifique. C’est la première fois qu’un corps céleste provenant d’un autre système stellaire est détecté, ouvrant un nouveau chapitre dans l’étude de l’Univers et des échanges interstellaires... lire l'article

1987 - Krach d'octobre 1987 à Wall Street

Le 19 octobre 1987, surnommé le « lundi noir », Wall Street connaît un effondrement brutal : le Dow Jones perd plus de 22 % en une seule séance. Ce krach, le plus important en pourcentage de l’histoire de la bourse américaine, déclenche une panique mondiale. Bien que la crise soit relativement brève, elle révèle la vulnérabilité des marchés aux échanges électroniques et aux effets de contagion.

1977 - Sortie du film “La guerre des étoiles” en France

Le 19 octobre 1977 sort en France La Guerre des étoiles (Star Wars: Episode IV – A New Hope) de George Lucas, après son immense succès aux États-Unis. Le film révolutionne le cinéma de science-fiction avec ses effets spéciaux innovants, son univers épique et ses personnages devenus cultes. Il marque le début de l’une des sagas les plus influentes de l’histoire du cinéma mondial.

1905 - 2nd pogroms de Kichinev

Le 19 octobre 1905, la ville de Kichinev, dans l’Empire russe (actuelle Chișinău en Moldavie), est le théâtre d’un nouveau pogrom. Des violences antisémites éclatent, causant de nombreuses victimes parmi la population juive et la destruction de biens. Ce second massacre, après celui de 1903, illustre la persistance des persécutions et contribue à l’émigration massive des Juifs vers l’Occident et l’Amérique.

1783 - 1er vol humain en montgolfière

Le 19 octobre 1783, à Paris, Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent d’Arlandes effectuent les premières ascensions humaines dans une montgolfière conçue par les frères Montgolfier. Bien qu’ils restent encore attachés au sol, cette expérience ouvre la voie au véritable vol libre réalisé un mois plus tard. Cet exploit marque le début de l’aéronautique et de l’exploration de l’air par l’homme.

1781 - Fin de la bataille de Yorktown

Le 19 octobre 1781, la reddition de l’armée britannique du général Cornwallis face aux forces franco-américaines du marquis de Lafayette, de Rochambeau et de George Washington, met fin à la bataille de Yorktown. Cette victoire décisive scelle la guerre d’indépendance américaine. Elle entraîne la reconnaissance de l’indépendance des États-Unis lors du traité de Paris en 1783.

Les naissances et décès notables

1983 - Naissance de Rebecca Ferguson, actrice suédoise
1966 - Naissance de Jon Favreau, acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain
1964 - Naissance de Agnès Jaoui, actrice et réalisatrice française

1998 - Décès de Fritz Honka, tueur en série allemand
1943 - Décès de Camille Claudel, sculptrice française
1745 - Décès de Jonathan Swift, écrivain irlandais

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L’œuvre du jour


Savais-tu ?

Incarnat et Brésil

Recette du XVème siècle pour fabriquer la couleur rose – dite incarnat à l’époque – à destination des teinturiers, enlumineurs et peintres :

« Prends une bonne portion de Brésil et plonge-la dans une certaine quantité d’eau additionnée d’un peu de craie. Ajoute du tartre autant qu’il convient et si tu le peux de l’urine d’âne mais modérément. Si tu n’as pas d’urine d’âne, celle d’un homme ivre conviendra. Ensuite, fais chauffer le tout assez longuement et place ton drap dans le bouillon. Tu obtiendras une belle teinture incarnat. »

Source : Michel Pastoureau, historien des couleurs,
« Rose : histoire d’une couleur », éditions du Seuil,
Podcast France Inter

Les qualité du bois de Brésil

Le bois de Brésil, aussi appelé pernambouc ou pau‑brasil, est d’abord apprécié pour sa teinte rouge intense : séché et pulvérisé, il donne une matière tinctoriale rouge très prisée pour la teinture des textiles, des enluminures et des peintures. Il est également reconnu pour sa densité et sa dureté, davantage résistant, élastique et massif que le chêne, ce qui le rend particulièrement intéressant en menuiserie et en ébénisterie.

Ses qualités physiques exceptionnelles en font longtemps le bois de prédilection pour les archets de violon : il combine rigidité, élasticité et bonne transmission des vibrations, ce qui assure une excellente sonorité aux instruments à cordes frottées. Aujourd’hui, il reste recherché dans l’archèterie et dans certains usages de charpente ou de décoration, tout en étant soumis à une gestion plus stricte en raison de la raréfaction de l’espèce.

Le bois et le pays

Le Brésil doit son nom au bois de Brésil, un bois rouge très recherché en Europe pour sa teinture. Les Portugais le découvrent en grande quantité sur les côtes du futur pays après 1500 et en font bientôt une marchandise essentielle. Ce nom vient d’un ancien terme signifiant « braise », en référence à la couleur rouge du bois, et il désigne déjà un type de bois exotique avant même la découverte de l’Amérique.

Au fil du temps, les colons cessent d’appeler le territoire « Terre de la Sainte‑Croix » et parlent de plus en plus de la « Terre du Brésil » ou simplement de « Brésil », par allusion à cette ressource forestière. Le mot remplace ainsi le nom initial et devient le nom officiel du pays, transformant une simple matière première en marque identitaire nationale.

Je te donne (1986) – Jean-Jacques Goldman & Michael Jones

Hello les p’tits clous, prêts à monter le volume… on rembobine direction l’année 1986, l’âge d’or du Top 50 !

Et là… BOUM ! Voilà THE tube, le tube qui nous fait encore vibrer, qui rassemble la France et qui, en même temps, casse les frontières : “Je te donne” signé Jean-Jacques Goldman !

Un air inoubliable, une guitare qui claque, et surtout… un duo magique ! D’un côté, la plume en or de Goldman… de l’autre, la voix chaude et rock du Gallois Michael Jones. Français, anglais… deux langues, une seule émotion !

“Je te donne…” — c’est plus qu’une chanson, c’est un message, un pont entre les cultures, un hymne au métissage avant même que le mot ne devienne tendance !

Numéro 1 pendant 8 semaines, plus d’un million d’exemplaires vendus… et sur scène ? Une véritable communion avec le public ! Été 86, les foules chantent à l’unisson, les briquets s’allument… frissons garantis !

Et attention, ce n’est que le début : de cette alchimie naîtra plus tard le mythique trio Fredericks Goldman Jones… mais ça, c’est une autre histoire !

Alors, que vous soyez team vinyle, cassette ou walkman… montez le son, laissez-vous emporter…

Parce que ça, mes amis… c’est un classique. Un vrai. Un éternel.


Un peu d’humour

Marcel et le pantalon à la maison

Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.

Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :

« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !

Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.

Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »

Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »

Conservons la planète

🤔 La Terre est la seule planète où trouver du chocolat… alors conservons-la 😊

Incendie de whisky de Dublin

Le 18 juin 1875, un gigantesque incendie se déclare dans un entrepôt de whisky de la distillerie Malone rue Ardee à Dublin, libérant des milliers de litres d’alcool enflammé qui se déversent dans les rues et les égouts environnants. Les flammes se propagent le long des ruisseaux de whisky jusqu’à la rivière Liffey, qui prend elle-même feu sur plusieurs centaines de mètres. Cet embrasement spectaculaire, visible depuis toute la ville, cause d’importants dégâts matériels mais, fait remarquable, ne fait aucune victime humaine directe, plusieurs riverains ayant préféré boire le whisky répandu plutôt que de fuir. Par la suite, 24 hospitalisations dues à une intoxication alcoolique sont tout de même notées, dont 13 entraînant des décès.


Instant de vie

Le smartphone fait click – un son minuscule, presque ridicule – et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent – souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne – ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer – comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect…


A la maison et au jardin

Le gâteau nuage

Le gâteau nuage, voilà un dessert simple à préparer qui rappelle les goûters d’enfance. Vous obtiendrez une vraie gourmandise, un grand gâteau moelleux et ultra-léger, parfumé à l’orange, qui se prête aussi bien au petit déjeuner qu’au dessert d’un repas entre amis.

Pour cela, il vous faut 7 œufs, 250 g de sucre en poudre, 85 g d’huile neutre, 320 g de farine, 11 g de levure chimique, 140 g de jus d’orange et un peu de sucre glace pour la finition.

Vous pouvez remplacer le jus d’orange par un autre jus de fruits ou même par de l’eau, selon ce que vous avez sous la main.

Vous placez les œufs entiers et le sucre dans le bol de votre robot et vous fouettez à vitesse rapide jusqu’à ce que le mélange double de volume et blanchisse, pour obtenir une base bien aérienne.

Vous versez ensuite l’huile en filet en mélangeant plus doucement, puis vous incorporez délicatement la farine et la levure avant d’ajouter le jus d’orange pour former une pâte lisse et homogène.

Vous versez la pâte dans un moule à savarin beurré, puis vous faites cuire à 170 °C (th. 5/6) pendant environ 40 minutes, le temps d’une cuisson longue mais douce.

Vous vérifiez avec la pointe d’un couteau, puis vous recouvrez le gâteau chaud de film alimentaire et vous le laissez refroidir complètement avant de le démouler et de le saupoudrer de sucre glace.

Vous servez enfin ce gâteau nuage nature, ou vous l’accompagnez d’une compotée de fruits, de confiture, de chocolat fondu ou d’un coulis de caramel, selon vos envies. Il sera parfait à l’heure du thé ou bien évidemment… du café 😉

Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne

Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?

Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.

Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.

Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.

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Activation des méninges


Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l’époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l’Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l’écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l’obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu’il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n’eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l’encre d’imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l’image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l’immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l’image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C’était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l’usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d’un livre ami et celle d’une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l’écouteur, le minuscule bouton qui mettait l’appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L’inspecteur Walter enfonça la porte d’un coup d’épaule et s’arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu’il avait découvert, la veille, décapité… »

Le jeune homme renonça à connaître l’explication de ce mystère. Il ôta
l’écouteur et s’endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Poèmes saturniens – Femme et chatte – Paul Verlaine

Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.

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Le temps d’une nouvelle

Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux

Un peu de ciel bleu