BONJOUR
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A la une,
LA DÉCOUVERTE RÉCOMPENSÉE PAR LE 1er PRIX NOBEL 📆 8 novembre 1895
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les célébrations notables
Bonne fête aux Geoffroy
Jour de la dentelaire le 18 brumaire
Journée mondiale de la radiologie et de la radiographie
Journée mondiale de l'urbanisme
Les évènements notables
2016 - Donald Trump est élu 45e président des États-Unis
Le 8 novembre 2016, le milliardaire républicain remporte l’élection face à Hillary Clinton, malgré un vote populaire défavorable. Sa victoire, portée par le vote rural et industriel, bouscule les équilibres politiques. Son mandat sera marqué par un style populiste, des tensions diplomatiques, et de profondes divisions internes, ainsi que par une utilisation inédite des réseaux sociaux.
1988 - Election de George H. W. Bush à la présidence des États-Unis
Le 8 novembre 1988, ancien vice-président de Reagan, Bush promet de poursuivre la ligne conservatrice. Son mandat sera marqué par la fin de la Guerre froide et la première guerre du Golfe. Il mène une politique fiscale controversée. Sa présidence se termine après un seul mandat, battu par Bill Clinton en 1992, malgré son succès diplomatique.
1973 - L'arbre du Ténéré est transporté au Musée national Boubou-Hama à Niamey
Le 8 novembre 1973, arbre isolé au cœur du Sahara, repère emblématique des caravanes, il est percuté par un camion en 1973. Jugé symbole géographique et culturel, son tronc est transféré au musée de Niamey. L’emplacement est remplacé par une sculpture métallique. L’arbre reste un symbole de solitude désertique et de navigation traditionnelle... lire l'article
1960 - Election de John Fitzgerald Kennedy à la présidence des États-Unis
Le 8 novembre 1960, plus jeune président élu, Kennedy l’emporte face à Nixon lors d’une campagne marquée par le rôle décisif de la télévision. Sa présidence, courte, est associée à la conquête spatiale, à la crise de Cuba et aux premiers pas vers les droits civiques. Son assassinat en 1963 en fera une figure mythique.
1939 - Georg Elser commet un attentat à la bombe contre Adolf Hitler
Le 8 novembre 1939, opposant solitaire, Elser place une bombe dans une brasserie de Munich où Hitler doit prononcer un discours. Le dictateur quitte les lieux plus tôt que prévu, échappant à l’explosion. Arrêté, Elser sera exécuté en 1945. Cet acte courageux témoigne d’une résistance allemande intérieure, souvent éclipsée par l’histoire.
1932 - Election de Franklin Delano Roosevelt à la présidence des États-Unis
Le 8 novembre 1932, en pleine Grande Dépression, Roosevelt promet une politique de relance, le New Deal. Son élection amorce une transformation majeure du rôle de l’État fédéral. Il restaure la confiance publique et réorganise le système bancaire. Sa présidence durable redéfinira la politique sociale américaine et l’équilibre économique national.
1923 - Putsch de la brasserie ou putsch de Munich, tentative de prise du pouvoir par la force en Bavière, menée par Adolf Hitler
Le 8 novembre 1923, Hitler et le parti nazi tentent un coup d’État en Bavière pour renverser la République de Weimar. L’opération échoue face aux forces policières. Hitler est arrêté, puis emprisonné, période durant laquelle il rédige Mein Kampf. L’échec impulsant sa stratégie future : conquérir le pouvoir par les urnes.
1920 - Auguste Thin, soldat 2ème classe au 132e régiment d'infanterie est chargé de désigner le soldat inconnu
Le 8 novembre 1920, Auguste Thin choisit le cercueil , placé sous l’Arc de Triomphe, destiné à honorer symboliquement tous les soldats français morts sans sépulture identifiée durant la Grande Guerre. Ce geste solennel incarne le deuil national et la mémoire collective. La tombe du Soldat inconnu deviendra un lieu majeur de commémoration.
1895 - Wilhelm Röntgen découvre le rayon X
Le 8 novembre 1895, en étudiant les décharges électriques, Röntgen observe un rayonnement capable de traverser la matière et d’imprimer une plaque photographique. La découverte révolutionne la médecine, permettant la visualisation interne du corps. Elle entraîne de rapides applications industrielles et scientifiques. Röntgen recevra le premier prix Nobel de physique... lire l'article
1519 - Hernán Cortés rentre à Tenochtitlán, et rencontre Moctezuma II
Le 8 novembre 1519, accueilli avec faste, Cortés amorce une prise de contrôle progressive de l’empire aztèque, exploitant alliances locales et supériorité technologique. La rencontre marque le début de la conquête du Mexique. Elle conduira à la chute de l’empire en 1521, bouleversant profondément les sociétés mésoaméricaines.
1226 - Décès de Louis VIII le Lion, roi de France
Mort après un court règne, le 8 novembre 1226, Louis VIII consolide l’autorité royale et affaiblit les grands féodaux. Il poursuit la croisade contre les Albigeois et étend le domaine royal. À sa mort, son fils Louis IX, futur Saint Louis, lui succède sous régence. Sa disparition influence durablement la monarchie capétienne.
Les naissances et décès notables
1973 - Naissance de Florence Foresti, humoriste française
2021 - Décès de Annette Chalut, résistante française
2000 - Décès de Dupa (Luc Dupanloup), auteur de bande dessinée belge
1998 - Décès de Jean Marais, acteur français
1998 - Décès de Madeleine Sorel, résistante française
1915 - Décès de Léon Trulin, espion belge, fusillé par les autorités militaires allemandes pour espionnage
1226 - Décès de Louis VIII le Lion, roi de France
L’œuvre du jour

Winslow Homer (1836-1910)
National Gallery of Art (CC0)
Peinte par Winslow Homer entre 1873 et 1876, Breezing Up (A Fair Wind) — Le vent se lève (Un vent favorable) — emporte le regard sur une mer lumineuse. Un homme et trois garçons rentrent de pêche à bord d’un petit voilier ; la voile se gonfle, l’eau scintille, et le bateau file vers l’horizon.
Homer ne peint pas une tempête, mais un moment de grâce. Le vent pousse, les enfants rient, la lumière danse sur les vagues : tout annonce le mouvement et la joie. L’ancre, à l’avant du bateau, semble promettre un avenir serein.
Présentée en 1876, année du centenaire des États-Unis, la toile devient presque une allégorie : les jeunes marins regardent devant eux, vers un horizon ouvert. La mer reste vivante et imprévisible, mais ce jour-là, elle est généreuse.
Conservée à la National Gallery of Art de Washington, cette huile sur toile demeure l’une des images les plus aimées de la peinture américaine. Elle rappelle qu’un simple trajet en mer peut devenir une petite épopée du bonheur.
Savais-tu ?
« Qui dort dîne ! »
L’expression « Qui dort dîne » vient à la fois des auberges d’autrefois et d’un vieux proverbe grec. Au Moyen Âge, puis encore au XVIIIᵉ siècle, les aubergistes imposent une règle simple : le voyageur qui souhaite dormir doit aussi prendre son dîner sur place. Des enseignes affichent parfois « Qui dort dîne » pour rappeler que le lit et le repas vont de pair. Dans ce contexte, l’expression signifie donc que dormir et manger sont liés par une obligation pratique.
Mais l’origine remonte plus loin, jusqu’au dramaturge grec Ménandre, au IVᵉ siècle avant J.-C. Il formule l’idée que le sommeil nourrit le pauvre qui n’a rien à manger. Aujourd’hui, on utilise surtout « Qui dort dîne » dans ce second sens : dormir fait oublier la faim, et le repos tient lieu de nourriture quand on ne peut pas manger.
La tradition des étrennes
Chaque hiver, entre la mi-décembre et la mi-janvier, s’ouvre la période des étrennes — un moment où l’on exprime sa reconnaissance envers ceux qui nous rendent service tout au long de l’année : le facteur, la concierge, les éboueurs ou encore les pompiers. Une enveloppe glissée avec un sourire, un petit geste qui perpétue une tradition vieille de plusieurs siècles.
Le mot « étrennes » trouve son origine dans le latin strena, signifiant « présage » ou « signe favorable ». À l’origine, il s’agissait d’un cadeau offert lors d’un jour de fête, censé porter bonheur à celui qui le recevait. Cette idée du don comme augure de prospérité est indissociable de la déesse Strenia (ou Strena), figure romaine du renouveau et du bien-être. Un bois sacré lui était consacré à Rome, près du Colisée, au début de la Via Sacra. Selon la légende, le roi sabin Titus Tatius inaugurait chaque nouvelle année en offrant à ses proches des rameaux de verveine cueillis dans ce bois. Ce simple geste symbolique serait l’embryon de la coutume des étrennes.
Avec le temps, la pratique s’enracine dans la vie quotidienne de Rome, traversant les classes sociales et les siècles. Sous l’Empire, elle devient un usage partagé par tous, du citoyen au sénateur. Le Moyen Âge, toutefois, voit l’Église tenter d’éradiquer cette coutume jugée trop païenne. Puis, à la Révolution française, l’Assemblée constituante y met officiellement fin pour les agents de l’État, estimant qu’elle s’apparente à une forme de corruption. Mais les traditions populaires sont tenaces : loin de disparaître, les étrennes changent simplement de visage.
À l’époque moderne, elles se recentrent sur les métiers du quotidien, devenant un signe de reconnaissance civique plus que sociale. Si la pratique s’est quelque peu essoufflée avec le temps — notamment en raison du contexte économique —, elle demeure un vestige bienveillant d’un lointain rituel romain : celui du souhait de bonheur, transmis par un geste de générosité.
Derniers articles
Un peu d’humour
Tu ne te plains jamais ?
😯 C’est bizarre, tu ne te plains jamais.
😏 Bah oui, quand je suis né, j’étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j’étais incontinent, donc tout ce qui m’arrive depuis n’est que du bonus.
Il ne se plaint jamais
😯 C’est bizarre, tu ne te plains jamais.
😏 Bah oui, quand je suis né, j’étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j’étais incontinent, donc tout ce qui m’arrive depuis n’est que du bonus.
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l’intérieur. Farcies de pâte d’amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Instant de vie

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
A la maison et au jardin
Gelée de pissenlit
On cueille 300 à 400 fleurs de pissenlit dans un lieu non pollué, on enlève le vert et on garde les jaunes. On les lave, on les sèche, puis on les met dans une marmite avec 2 oranges bio et 2 citrons bio en morceaux, recouverts de 1,5 l d’eau. On laisse frémir 45 minutes, on filtre le jus en écrasant bien les fleurs et agrumes, on ajoute 1 kg de sucre gélifiant et on cuit encore 45 minutes jusqu’à ce que la gelée prenne. On verse dans des pots.
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Capitale du Congo
B – Dans le bahut – Moment électrique
C – Ça y piaille – Blanc et froid
D – Grand maître
E – Lot en vrac – Avec une pharyngite
F – Fin de la pluie – Lits mineurs
G – Demeurera
H – L’adulte en a 206 – Trié mélangé
I – Puissance
J – Epopées – Grand rassemblement
K – Se gagne sur le tapis – Relatif au bois
L – Marché persan – Manche sportive
1 – Mammifères sauteurs
2 – Paroles de sot – Prénom d’une Lovelace
3 – Protubérances – Mauvais quand il y a de l’eau dedans
4 – Langue Bantoue
5 – Célébrée – Bonne carte
6 – Réponse de bébé – Du temps pour soi
7 – Prendrait – Ville légendaire
8 – Gag en vrac – A poil – Blonde amère
9 – En fin de journée – Olibrius
Jeu en cours de test
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Un nouveau puzzle vous est présenté tous les lundi. Pour le conserver, vous pouvez enregistrez sa page dans les signets du navigateur.

Faites glisser une pièce du bac (tournée de 90°, 180° ou 270°) sur une case blanche du plateau ou sélectionnez-la puis cliquez sur l'endroit où la déplacer. Double-cliquez sur une pièce pour la tourner de 90°. Les pièces correctement placées sont entourées d'un bord vert.
A venir
Espace lecture
Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï
Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.
Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur.
Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.
Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage. Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain – ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.
Poèmes saturniens – Femme et chatte – Paul Verlaine
Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.
Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.
L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.
Le temps d’une nouvelle
Le corbeau – Edgar Allan Poe
Traduction par Charles Baudelaire (1871)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »
Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.
Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »
Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !
Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.
Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »
Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !
Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »
Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !
Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !
Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !
Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !
Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d’Edgar Allan Poe, l’auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.
Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.
À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».
Un peu de ciel bleu
#Romantisme
#FrancescoHayez
📸 Brigitte Carnochan (née en 1941), photographe et artiste visuelle américaine d'origine allemande, célèbre pour ses natures mortes, portraits et tirages rehaussés à la main.
#BrigitteCarnochan
Musée du Louvre
Bonne fête à tous les mégaphones !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=bcxckXEg9Uw
Extrait de l'épisode 40 de la saison 3 de Téléchat
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle dirigea l'un des plus importants réseaux de renseignements ayant agi pour les Britanniques : le réseau « Alliance ».
fr.wikipedia.org/wiki/Marie-M...
#CeJourLà
C’est le début de la Révolution d'Octobre 1917.
fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9...
#CeJourLà
John Bauer (1882-1918) nous plonge dans un univers enchanteur et bucolique.
😉 Votre femme aussi, cher voisin.
🔗 letempsduncafe.b1001d.fr/1492-une-ann...
fr.wikipedia.org/wiki/Marie_C...
#CeJourLà
Bonne fête à toutes les peaux de banane !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=9qRdE6NGILQ
Extrait de l'épisode 39 de la saison 2 de Téléchat
#Nuartistique
#Nuféminin
#KatyaGridneva
