BONJOUR
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A la une,
DÉCÈS DE LALE SOKOLOV, LE TATOUEUR D’AUSCHWITZ 📆 31 octobre 2006
MADAGASCAR SACRÉ CHAMPION DU MONDE 📆 31 octobre 2002
PETIOT : UN TUEUR EN SÉRIE SOUS L’OCCUPATION 📆 31 octobre 1944
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les célébrations notables
Bonne fête aux Quentin
Jour de la charrue le 10 brumaire
Journée mondiale de l’épargne
Les évènements notables
2018 - Au Pakistan, la chrétienne Asia Bibi, d'abord condamnée pour « blasphème », est acquittée par la Cour suprême du pays
Le 31 octobre 2018, la Cour suprême annule la condamnation à mort d’Asia Bibi, accusée en 2009 de blasphème après une dispute. L’affaire provoque une onde de choc internationale, mettant en lumière les abus de la loi sur le blasphème. De violentes manifestations islamistes éclatent au Pakistan. Asia Bibi finira par quitter le pays pour se réfugier au Canada après des années passées en prison dans l’attente de son verdict.
2011 - La population mondiale est estimée par l'ONU à 7 milliards, en ce jour
Le 31 octobre 2011, le cap symbolique des 7 milliards d’habitants est atteint, selon les estimations de l’ONU. L’annonce soulève des interrogations sur la démographie, les ressources, l’environnement, la pauvreté et la gestion urbaine. La croissance se concentre surtout en Asie et en Afrique. Les débats sur la capacité de la planète à supporter une pression humaine toujours plus forte sont relancés.
2010 - 1ère diffusion américaine de la série The Walking Dead, sur la chaîne de télévision AMC
Le 31 octobre 2010, basée sur les comics de Robert Kirkman, la série fait sensation dès son lancement. Réalisée par Frank Darabont, elle relate la survie d’un groupe d’humains face à une apocalypse zombie. Son succès populaire et critique ouvre la voie à de nombreux spin-offs et marque durablement la culture pop, contribuant au retour à la mode des récits de morts-vivants.
2002 - Madagascar sacré champion du monde de foot avec ce record : SO de l'Emyrne 0 - 149 AS Adema
Le 31 octobre 2002, ce score record, le plus large de l’histoire, est le résultat d’un geste de protestation : les joueurs du SO de l’Emyrne marquent volontairement contre leur camp pour protester contre des décisions arbitrales antérieures. Le match devient une anomalie historique. La fédération malgache sanctionnera les joueurs et l’entraîneur impliqués, mais le score reste officiellement enregistré... lire l'article
1992 - Le Vatican réhabilite officiellement Galilée, 360 ans après son procès
Le 31 octobre 1992, après des siècles d’opposition doctrinale, l’Église catholique reconnaît publiquement que la condamnation de Galilée était injustifiée. L’astronome avait défendu le modèle héliocentrique, jugé hérétique en 1633. Cette réhabilitation symbolique marque une évolution du rapport entre science et religion. Jean-Paul II prononce un discours de reconnaissance des erreurs commises.
1990 - Joseph « The Amazing Joe » Burrus, magicien, meurt enterré en tentant un exploit insensé
Le 31 octobre 1990, pour Halloween, Burrus tente un numéro consistant à s’échapper d’un cercueil enterré sous une épaisse couche de terre et de béton. Le poids écrase la structure, le piégeant mortellement. L’accident choque le public et illustre les risques extrêmes que certains illusionnistes prennent pour attirer l’attention et repousser les limites de leur art.
1988 - Début de l'affaire « des fiancés de Fontainebleau »
Le 31 octobre 1988, le couple Gilles Naudet et Anne-Sophie Vandamme disparaît après une balade en forêt avec leur chien. L’affaire intrigue l’opinion et la police en raison de l’absence de corps et de la piste mystérieuse. Le véhicule est retrouvé, mais les indices manquent. Des hypothèses vont de la fugue au crime, sans certitude. L’énigme demeure longtemps irrésolue.
1956 - Les forces françaises et britanniques bombardent les aérodromes égyptiens (crise du canal de Suez en Égypte)
Le 31 octobre 1956, début de l’intervention anglo-française contre l’Égypte de Nasser, après la nationalisation du canal de Suez. L’opération vise à reprendre le contrôle stratégique de la voie maritime. La condamnation internationale, notamment des États-Unis et de l’URSS, force l’arrêt du conflit. L’épisode marque le déclin des puissances coloniales européennes.
1944 - Le docteur Petiot, tueur en série français, est arrêté
Le 31 octobre 1944, Marcel Petiot, médecin parisien, est appréhendé après la découverte de dizaines de corps dans sa propriété. Profitant de la guerre, il promettait de faire fuir des réfugiés pour mieux les assassiner et voler leurs biens. Le procès révèle l’ampleur de ses crimes. Condamné à mort, il sera guillotiné en 1946. L’affaire choque la France d’après-guerre... lire l'article
1941 - L'ensemble monumental du mont Rushmore est achevé aux États-Unis
Le 31 octobre 1941, après 14 ans de travaux, les sculptures géantes des visages de quatre présidents américains sont finalisées dans le Dakota du Sud. Symbole patriotique, le site attire des millions de visiteurs. Le projet, lancé pour promouvoir le tourisme, est aussi controversé en raison de la spoliation des terres sacrées des Lakotas. L’œuvre reste emblématique de l’imaginaire national.
1918 - Le sous-marin allemand U-135 menace de torpiller le cuirassé allemand SMS Thüringen, dont l'équipage s'est mutiné
Le 31 octobre 1918, en fin de guerre, des mutineries éclatent dans la marine impériale allemande, symbole d’un empire à l’agonie. L’U-135 menace de frapper un navire loyaliste pour protéger les mutins. Ces événements précipitent la révolution allemande, la chute du Kaiser et l’armistice. Ils inspireront plus tard les mouvements révolutionnaires de 1918-1919.
1501 - César Borgia organise un banquet orgiaque au sein du palais papal de Rome
Le 31 octobre 1501, connu sous le nom de « Banquet des châtaignes », l’événement réunit courtisanes, nobles et membres du clan Borgia. Les rumeurs évoquent un concours érotique et une débauche somptueuse. L’épisode alimente la légende noire de la famille, accusée d’intrigues, de luxure et de corruption. La véracité exacte du récit reste débattue par les historiens.
1378 - Couronnement de l'antipape Clément VII, début du Grand Schisme d'Occident
Le 31 octobre 1378, élu par des cardinaux contestataires contre Urbain VI, Clément VII s’installe à Avignon. L’Europe catholique se divise, chaque royaume choisissant son pape. Pendant près de quarante ans, l’autorité pontificale est fragmentée, affaiblissant le prestige de l’Église. Le schisme ne s’achèvera qu’avec le concile de Constance en 1417.
475 - Romulus Augustule se fait proclamer empereur romain d'Occident
Le 31 octobre 475, dernier empereur d’Occident, Romulus Augustule monte sur le trône adolescent, manipulé par le général Orestes. Son règne faible et symbolique marque l’effondrement final de l’Empire romain d’Occident. En 476, il sera déposé par Odoacre. Sa chute sert traditionnellement de date de transition entre Antiquité et Moyen Âge en Europe.
Les naissances et décès notables
1978 - Naissance de Franck Gastambide, comédien français
1977 - Naissance de Séverine Ferrer, présentatrice télé, comédienne, chanteuse française
1958 - Naissance de Jeannie Longo, championne cycliste française
1936 - Naissance de Michael Landon (Eugene Maurice Orowitz), acteur américain
1929 - Naissance de Bud Spencer (Carlo Pedersoli), acteur, nageur et poloïste italien
2020 - Décès de Sean Connery, acteur et producteur britannique
2006 - Décès de Lale Sokolov, ancien déporté des camps de concentration
1984 - Décès de Indira Gandhi, femme politique indienne
1926 - Décès de Harry Houdini, évadéiste , illusionniste et cascadeur américain
1589 - Décès de Peter Stumpp, exécuté pour lycanthropie, sorcellerie et cannibalisme
L’œuvre du jour
William Michael Harnett
The MET
Datée de 1888, Still Life—Violin and Music (« Nature morte, violon et musique ») de William Michael Harnett est l’un des joyaux du trompe-l’œil américain conservés au Metropolitan Museum of Art de New York. Contre une porte en bois légèrement entrouverte, Harnett dispose un violon usé, un archet, un piccolo, une feuille de musique déchirée, un fer à cheval, une boîte à allumettes métallique et un petit cartellino portant sa signature.
Tout est peint à taille réelle, sans trace de coup de pinceau visible, avec des ombres portées et des détails hyper-réalistes : le coin de la partition qui se soulève, la corde du violon qui projette son ombre, la rouille des charnières… Autant d’effets destinés à « tromper l’œil » et à faire croire que les objets sont réellement suspendus devant nous.
Derrière cette prouesse technique se lit une méditation sur le temps qui passe : l’instrument, poussiéreux et silencieux, évoque les plaisirs révolus, tandis que la musique inscrite sur la feuille – une ballade irlandaise – rappelle les origines de l’artiste, né en Irbefore avant d’émigrer aux États-Unis. Dans une Amérique en pleine industrialisation, Harnett oppose à la production de masse la valeur de l’objet fait main, lentement ciselé par la main du peintre.
Un tableau à regarder de près… jusqu’à ce que l’envie prenne de tendre la main pour détacher le violon.
Savais-tu ?
La « Kangaroo route »
La Kangaroo Route est la liaison aérienne emblématique entre l’Australie et le Royaume-Uni, popularisée par Qantas. À l’origine, elle relie Sydney à Londres en passant par plusieurs escales. Elle symbolise l’essor des très longs courriers au milieu du XXème siècle.
Au moment de sa création, en 1947, le trajet suit une succession de « sauts » : Sydney, Darwin, Singapore, Calcutta, Karachi, Le Caire, puis l’Europe avant Londres. Ce voyage dure alors plusieurs jours et nécessite de nombreuses escales pour le ravitaillement, le repos des équipages et les correspondances. Le premier vol transporte 29 passagers et 11 membres d’équipage.
L’appareil utilisé est le Lockheed Constellation, un avion de ligne américain à hélices, célèbre pour son triple empennage et sa silhouette élégante. Il marque l’âge d’or du transport aérien en offrant davantage de confort et d’autonomie sur les longues distances. Le prix du billet aller simple en 1947 s’élève à £195, tandis que l’aller-retour coûte £585 – l’équivalent de 89 400 $ en 2022, soit 130 semaines de salaire moyen -, ce qui en fait alors un voyage prestigieux et coûteux.
Le foin d’odeur : l’herbe qui parfume la vodka
Le foin d’odeur (Hierochloe odorata), aussi appelé avoine odorante ou herbe aux bisons, est une graminée vivace aux longues feuilles satinées. Séchée, elle exhale un parfum doux de vanille et de foin coupé, dû notamment à la coumarine. Elle pousse volontiers dans les prairies humides et près des cours d’eau.
En Amérique du Nord, plusieurs peuples autochtones l’utilisent comme herbe sacrée : tressée puis brûlée, elle sert à purifier les lieux et à accompagner des cérémonies. On la connaît aussi sous le nom de sweetgrass.
Mais le foin d’odeur a également une autre vocation, plus liquoreuse : il aromatise la fameuse vodka polonaise Żubrówka, la « vodka à l’herbe aux bisons ». Une lame d’herbe séchée repose parfois dans la bouteille, tandis que l’alcool tire son parfum d’un macérat de cette plante.
À la maison, il suffit de placer un ou deux brins de foin d’odeur séché dans un bocal de vodka nature. Après vingt-quatre à quarante-huit heures, l’alcool prend une teinte verdâtre pâle et développe des notes vanillées, herbacées, florales et légèrement amandées. Il ne reste qu’à retirer l’herbe et à filtrer.
Le mélange le plus célèbre se prépare avec du jus de pomme bien frais, sur glace. La vodka à l’herbe aux bisons se déguste aussi seule, très fraîche, ou entre dans un cocktail avec du tonic, du citron et une pointe de miel.
Petite prudence toutefois : le foin d’odeur contient de la coumarine. Une infusion maison se fait donc avec parcimonie, sans macération prolongée. L’herbe parfume la vodka, elle ne doit pas l’envahir.
Derniers articles
Un peu d’humour
QUOI ?
😀 Hey, salut Kévin,… 😳 dis, pourquoi tu as une banane dans l’oreille ?
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L’OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j’ai une banane dans l’oreille !
Suis-je égocentrique ?
😏 Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais tout de même… 😳 à chaque fois que j’ouvre Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
La catastrophe d’Erfurt
Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.
Comme on peut s’en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l’élite politique de l’époque.
Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons… irrespirables.
Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n’est accusé d’un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.
Instant de vie

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien – tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre – ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
A la maison et au jardin
Mayonnaise au yaourt : une sauce légère et crémeuse
Envie d’une sauce plus légère que la mayonnaise traditionnelle ? La mayonnaise au yaourt est une préparation rapide, onctueuse et facile à réaliser.
Dans un bol, fouettez un jaune d’œuf avec une cuillère à café de moutarde. Ajoutez ensuite un yaourt nature, de préférence grec, puis une cuillère à soupe de jus de citron ou de vinaigre. Salez, poivrez et mélangez jusqu’à obtenir une sauce homogène.
Pour une texture plus proche de la mayonnaise classique, vous pouvez incorporer une cuillère à soupe d’huile en filet, tout en fouettant. Placez la sauce au réfrigérateur pendant une trentaine de minutes avant de la servir avec des crudités, du poisson, des œufs ou des pommes de terre.
Plus légère, mais tout aussi savoureuse, cette mayonnaise au yaourt se prépare en quelques minutes. Si elle contient du jaune d’œuf cru, elle doit être conservée au frais et consommée rapidement.
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
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Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – On ne peut l’ignorer – La suite
B – Religions – Extra-terrestre renversé
C – Chutas –
D – Cour mondiale – Poste de papy
E – A elle – Ça chauffe – Défait à Gettysburg
F – Filer
G – Précèdent les dames
H – Les appelés s’y rendaient
I – Platine – Réponse enfantine – Petit écoulement
J – Relatives à Oyeu
K – Eau de peu de goût – Direction
L – Après Aix – Logiciels
1 – 51 à Rome – Au dessus du roi – Son du bouchon
2 – Armée royale – Sans doigt
3 – Quartier – Femme de dictateur – Treize chiffres
4 – Retiras – En fin de cheminement
5 – Doubles
6 – Constructeur auto – Consulterai
7 – Mélancolie – Vaisseau
8 – Plus – Se cachèrent
9 – Après tierce – Pas loin de la rupture
Jeu en cours de test
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A venir
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution – theconversation.com
Poèmes saturniens – Croquis parisien – Paul Verlaine
La lune plaquait ses teintes de zinc
Par angles obtus.
Des bouts de fumée en forme de cinq
Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.
Le ciel était gris. La bise pleurait
Ainsi qu’un basson.
Au loin, un matou frileux et discret
Miaulait d’étrange et grêle façon.
Moi, j’allais, rêvant du divin Platon
Et de Phidias,
Et de Salamine et de Marathon,
Sous l’œil clignotant des bleus becs de gaz.
Le temps d’une nouvelle
Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux
Publié en 1907, Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux et la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Accompagné de son ami et narrateur Sainclair, Rouletabille enquête au château du Glandier, où vivent notamment le professeur Stangerson, sa fille Mathilde – la victime dans la chambre jaune -, ainsi que son fiancé Robert Darzac. Face à eux se trouve le célèbre policier Frédéric Larsan, lui aussi chargé d’éclaircir une affaire mystérieuse qui se déroule dans une pièce fermée à clé.
Comment un agresseur peut-il entrer dans une chambre sans issue apparente et disparaître aussitôt ? C’est toute l’énigme que Rouletabille cherche à résoudre. Pour avancer, le jeune reporter observe les lieux avec attention, interroge les témoins et examine chaque détail, même le plus insignifiant. Autour de lui, les déclarations se contredisent, les soupçons se déplacent et plusieurs personnages semblent dissimuler une part de vérité. L’enquête progresse ainsi entre indices troublants, fausses pistes et raisonnements minutieux, sans jamais perdre de vue cette question centrale : comment un crime peut-il se produire dans une pièce apparemment inaccessible ?
Avec ce récit, Gaston Leroux construit l’un des grands modèles du roman à énigme en chambre close. L’atmosphère mystérieuse, le rythme alerte et l’ingéniosité de l’enquête font du livre un classique toujours plaisant à découvrir — ou à relire, en prenant garde de ne pas ouvrir la fameuse porte trop vite.
I – OÙ L’ON COMMENCE À NE PAS COMPRENDRE
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années. J’imagine même que le public n’aurait jamais connu « toute la vérité » sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune ! » qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, — le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité — il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle — c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du Double Assassinat, rue Morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poë et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelque chose de comparable, quant au mystère, « au naturel mystère de la Chambre Jaune ».
Ce que personne ne put découvrir, le jeune Joseph Rouletabille, âgé de dix-huit ans, alors petit reporter dans un grand journal, le trouva ! Mais, lorsqu’en cour d’assises il apporta la clef de toute l’affaire, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laissa apparaître que ce qu’il fallait « pour expliquer l’inexplicable » et pour faire acquitter un innocent. Les raisons qu’il avait de se taire ont disparu aujourd’hui. Bien mieux, mon ami « doit » parler. Vous allez donc tout savoir ; et, sans plus ample préambule, je vais poser devant vos yeux le problème de la « Chambre Jaune », tel qu’il le fut aux yeux du monde entier, au lendemain du drame du château du Glandier.
Le 25 octobre 1892, la note suivante paraissait en dernière heure du Temps :
« Un crime affreux vient d’être commis au Glandier, sur la lisière de la forêt de Sainte-Geneviève, au-dessus d’Épinay-sur-Orge, chez le professeur Stangerson. Cette nuit, pendant que le maître travaillait dans son laboratoire, on a tenté d’assassiner Mlle Stangerson, qui reposait dans une chambre attenante à ce laboratoire. Les médecins ne répondent pas de la vie de Mlle Stangerson. »
Vous imaginez l’émotion qui s’empara de Paris. Déjà, à cette époque, le monde savant était extrêmement intéressé par les travaux du professeur Stangerson et de sa fille. Ces travaux, les premiers qui furent tentés sur la radiographie, devaient conduire plus tard M. et Mme Curie à la découverte du radium. On était, du reste, dans l’attente d’un mémoire sensationnel que le professeur Stangerson allait lire, à l’académie des sciences, sur sa nouvelle théorie : la Dissociation de la Matière. Théorie destinée à ébranler sur sa base toute la science officielle qui repose depuis si longtemps sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée.
Le lendemain, les journaux du matin étaient pleins de ce drame. Le Matin, entre autres, publiait l’article suivant, intitulé : « Un crime surnaturel » :
« Voici les seuls détails — écrit le rédacteur anonyme du Matin — que nous ayons pu obtenir sur le crime du château du Glandier. L’état de désespoir dans lequel se trouve le professeur Stangerson, l’impossibilité où l’on est de recueillir un renseignement quelconque de la bouche de la victime ont rendu nos investigations et celles de la justice tellement difficiles qu’on ne saurait, à cette heure, se faire la moindre idée de ce qui s’est passé dans la « Chambre Jaune », où l’on a trouvé Mlle Stangerson, en toilette de nuit, râlant sur le plancher. Nous avons pu, du moins, interviewer le père Jacques — comme on l’appelle dans le pays — un vieux serviteur de la famille Stangerson. Le père Jacques est entré dans la « Chambre Jaune » en même temps que le professeur. Cette chambre est attenante au laboratoire. Laboratoire et « Chambre Jaune » se trouvent dans un pavillon, au fond du parc, à trois cents mètres environ du château.
» — Il était minuit et demi, nous a raconté ce brave homme (?), et je me trouvais dans le laboratoire où travaillait encore M. Stangerson quand l’affaire est arrivée. J’avais rangé, nettoyé des instruments toute la soirée, et j’attendais le départ de M. Stangerson pour aller me coucher. Mlle Mathilde avait travaillé avec son père jusqu’à minuit ; les douze coups de minuit sonnés au coucou du laboratoire, elle s’était levée, avait embrassé M. Stangerson, lui souhaitant une bonne nuit. Elle m’avait dit : « Bonsoir, père Jacques ! » et avait poussé la porte de la « Chambre Jaune ». Nous l’avions entendue qui fermait la porte à clef et poussait le verrou, si bien que je n’avais pu m’empêcher d’en rire et que j’avais dit à monsieur : « Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sûr qu’elle a peur de la « Bête du Bon Dieu ! » Monsieur ne m’avait même pas entendu tant il était absorbé. Mais un miaulement abominable me répondit au dehors et je reconnus justement le cri de la « Bête du Bon Dieu !… » que ça vous en donnait le frisson… « Est-ce qu’elle va encore nous empêcher de dormir, cette nuit ? » pensai-je, car il faut que je vous dise, monsieur, que, jusqu’à fin octobre, j’habite dans le grenier du pavillon, au-dessus de la « Chambre Jaune », à seule fin que mademoiselle ne reste pas seule toute la nuit au fond du parc. C’est une idée de mademoiselle de passer la bonne saison dans le pavillon ; elle le trouve sans doute plus gai que le château et, depuis quatre ans qu’il est construit, elle ne manque jamais de s’y installer dès le printemps. Quand revient l’hiver, mademoiselle retourne au château, « car dans la Chambre Jaune, il n’y a point de cheminée. »
» Nous étions donc restés, M. Stangerson et moi, dans le pavillon. Nous ne faisions aucun bruit. Il était, lui, à son bureau. Quant à moi, assis sur une chaise, ayant terminé ma besogne, je le regardais et je me disais : « Quel homme ! Quelle intelligence ! Quel savoir ! » J’attache de l’importance à ceci que nous ne faisions aucun bruit, car « à cause de cela, l’assassin a cru certainement que nous étions partis ». Et tout à coup, pendant que le coucou faisait entendre la demie passé minuit, une clameur désespérée partit de la « Chambre Jaune ». C’était la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin ! À l’assassin ! Au secours ! » Aussitôt des coups de revolver retentirent et il y eut un grand bruit de tables, de meubles renversés, jetés par terre, comme au cours d’une lutte, et encore la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin !… Au secours !… Papa ! Papa ! »
» Vous pensez si nous avons bondi et si M. Stangerson et moi nous nous sommes rués sur la porte. Mais, hélas ! Elle était fermée et bien fermée « à l’intérieur » par les soins de mademoiselle, comme je vous l’ai dit, à clef et au verrou. Nous essayâmes de l’ébranler, mais elle était solide. M. Stangerson était comme fou, et vraiment il y avait de quoi le devenir, car on entendait mademoiselle qui râlait : « Au secours !… Au secours ! » Et M. Stangerson frappait des coups terribles contre la porte, et il pleurait de rage et il sanglotait de désespoir et d’impuissance.
» C’est alors que j’ai eu une inspiration. « L’assassin se sera introduit par la fenêtre, m’écriai-je, je vais à la fenêtre ! » Et je suis sorti du pavillon, courant comme un insensé !
» Le malheur était que la fenêtre de la « Chambre Jaune » donne sur la campagne, de sorte que le mur du parc qui vient aboutir au pavillon m’empêchait de parvenir tout de suite à cette fenêtre. Pour y arriver, il fallait d’abord sortir du parc. Je courus du côté de la grille et, en route, je rencontrai Bernier et sa femme, les concierges, qui venaient, attirés par les détonations et par nos cris. Je les mis, en deux mots, au courant de la situation ; je dis au concierge d’aller rejoindre tout de suite M. Stangerson et j’ordonnai à sa femme de venir avec moi pour m’ouvrir la grille du parc. Cinq minutes plus tard, nous étions, la concierge et moi, devant la fenêtre de la « Chambre Jaune ». Il faisait un beau clair de lune et je vis bien qu’on n’avait pas touché à la fenêtre. Non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets, derrière les barreaux, étaient fermés, comme je les avais fermés moi-même, la veille au soir, comme tous les soirs, bien que mademoiselle, qui me savait très fatigué et surchargé de besogne, m’eût dit de ne point me déranger, qu’elle les fermerait elle-même ; et ils étaient restés tels quels, assujettis, comme j’en avais pris le soin, par un loquet de fer, « à l’intérieur ». L’assassin n’avait donc pas passé par là et ne pouvait se sauver par là ; mais moi non plus, je ne pouvais entrer par là !
« C’était le malheur ! On aurait perdu la tête à moins. La porte de la chambre fermée à clef « à l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « à l’intérieur », et, par-dessus les volets, les barreaux intacts, des barreaux à travers lesquels vous n’auriez pas passé le bras… Et mademoiselle qui appelait au secours !… Ou plutôt non, on ne l’entendait plus… Elle était peut-être morte… Mais j’entendais encore, au fond du pavillon, monsieur qui essayait d’ébranler la porte…
» Nous avons repris notre course, la concierge et moi, et nous sommes revenus au pavillon. La porte tenait toujours, malgré les coups furieux de M. Stangerson et de Bernier. Enfin elle céda sous nos efforts enragés et, alors, qu’est-ce que nous avons vu ? Il faut vous dire que, derrière nous, la concierge tenait la lampe du laboratoire, une lampe puissante qui illuminait toute la chambre.
» Il faut vous dire encore, monsieur, que la « Chambre Jaune » est toute petite. Mademoiselle l’avait meublée d’un lit en fer assez large, d’une petite table, d’une table de nuit, d’une toilette et de deux chaises. Aussi, à la clarté de la grande lampe que tenait la concierge, nous avons tout vu du premier coup d’œil. Mademoiselle, dans sa chemise de nuit, était par terre, au milieu d’un désordre incroyable. Tables et chaises avaient été renversées montrant qu’il y avait eu là une sérieuse « batterie ». On avait certainement arraché mademoiselle de son lit ; elle était pleine de sang avec des marques d’ongles terribles au cou — la chair du cou avait été quasi arrachée par les ongles — et un trou à la tempe droite par lequel coulait un filet de sang qui avait fait une petite mare sur le plancher. Quand M. Stangerson aperçut sa fille dans un pareil état, il se précipita sur elle en poussant un cri de désespoir que ça faisait pitié à entendre. Il constata que la malheureuse respirait encore et ne s’occupa que d’elle. Quant à nous, nous cherchions l’assassin, le misérable qui avait voulu tuer notre maîtresse, et je vous jure, monsieur, que, si nous l’avions trouvé, nous lui aurions fait un mauvais parti. Mais comment expliquer qu’il n’était pas là, qu’il s’était déjà enfui ?… Cela dépasse toute imagination. Personne sous le lit, personne derrière les meubles, personne ! Nous n’avons retrouvé que ses traces ; les marques ensanglantées d’une large main d’homme sur les murs et sur la porte, un grand mouchoir rouge de sang, sans aucune initiale, un vieux béret et la marque fraîche, sur le plancher, de nombreux pas d’homme. L’homme qui avait marché là avait un grand pied et les semelles laissaient derrière elles une espèce de suie noirâtre. Par où cet homme était-il passé ? Par où s’était-il évanoui ? « N’oubliez pas, monsieur, qu’il n’y a pas de cheminée dans la Chambre Jaune ». Il ne pouvait s’être échappé par la porte, qui est très étroite et sur le seuil de laquelle la concierge est entrée avec sa lampe, tandis que le concierge et moi nous cherchions l’assassin dans ce petit carré de chambre où il est impossible de se cacher et où, du reste, nous ne trouvions personne. La porte défoncée et rabattue sur le mur ne pouvait rien dissimuler, et nous nous en sommes assurés. Par la fenêtre restée fermée avec ses volets clos et ses barreaux auxquels on n’avait pas touché, aucune fuite n’avait été possible. Alors ? Alors… je commençais à croire au diable.
» Mais voilà que nous avons découvert, par terre, « mon revolver ». Oui, mon propre revolver… Ça, ça m’a ramené au sentiment de la réalité ! Le diable n’aurait pas eu besoin de me voler mon revolver pour tuer mademoiselle. L’homme qui avait passé là était d’abord monté dans mon grenier, m’avait pris mon revolver dans mon tiroir et s’en était servi pour ses mauvais desseins. C’est alors que nous avons constaté, en examinant les cartouches, que l’assassin avait tiré deux coups de revolver. Tout de même, monsieur, j’ai eu de la veine, dans un pareil malheur, que M. Stangerson se soit trouvé là, dans son laboratoire, quand l’affaire est arrivée et qu’il ait constaté de ses propres yeux que je m’y trouvais moi aussi, car, avec cette histoire de revolver, je ne sais pas où nous serions allés ; pour moi, je serais déjà sous les verrous. Il n’en faut pas davantage à la justice pour faire monter un homme sur l’échafaud ! »
Le rédacteur du Matin faisait suivre cette interview des lignes suivantes :
« Nous avons laissé, sans l’interrompre, le père Jacques nous raconter grossièrement ce qu’il sait du crime de la « Chambre Jaune ». Nous avons reproduit les termes mêmes dont il s’est servi ; nous avons fait seulement grâce au lecteur des lamentations continuelles dont il émaillait sa narration. C’est entendu, père Jacques ! C’est entendu, vous aimez bien vos maîtres ! Vous avez besoin qu’on le sache, et vous ne cessez de le répéter, surtout depuis la découverte du revolver. C’est votre droit et nous n’y voyons aucun inconvénient ! Nous aurions voulu poser bien des questions encore au père Jacques — Jacques-Louis Moustier — mais on est venu justement le chercher de la part du juge d’instruction qui poursuivait son enquête dans la grande salle du château. Il nous a été impossible de pénétrer au Glandier, — et, quant à la Chênaie, elle est gardée, dans un large cercle, par quelques policiers qui veillent jalousement sur toutes les traces qui peuvent conduire au pavillon et peut-être à la découverte de l’assassin.
» Nous aurions voulu également interroger les concierges, mais ils sont invisibles. Enfin nous avons attendu dans une auberge, non loin de la grille du château, la sortie de M. de Marquet, le juge d’instruction de Corbeil. À cinq heures et demie, nous l’avons aperçu avec son greffier. Avant qu’il ne montât en voiture, nous avons pu lui poser la question suivante :
» — Pouvez-vous, monsieur de Marquet, nous donner quelque renseignement sur cette affaire, sans que cela gêne votre instruction ?
» — Il nous est impossible, nous répondit M. de Marquet, de dire quoi que ce soit. Du reste, c’est bien l’affaire la plus étrange que je connaisse. « Plus nous croyons savoir quelque chose, plus nous ne savons rien ! »
» Nous demandâmes à M. de Marquet de bien vouloir nous expliquer ces dernières paroles. Et voici ce qu’il nous dit, dont l’importance n’échappera à personne :
» — Si rien ne vient s’ajouter aux constatations matérielles faites aujourd’hui par le parquet, je crains bien que le mystère qui entoure l’abominable attentat dont Mlle Stangerson a été victime ne soit pas près de s’éclaircir ; mais il faut espérer, « pour la raison humaine », que les sondages des murs, du plafond et du plancher de la « Chambre Jaune », sondages auxquels je vais me livrer dès demain avec l’entrepreneur qui a construit le pavillon il y a quatre ans, nous apporteront la preuve qu’il ne faut jamais désespérer de la logique des choses. Car le problème est là : nous savons par où l’assassin s’est introduit, — il est entré par la porte et s’est caché sous le lit en attendant Mlle Stangerson ; — mais par où est-il sorti ? Comment a-t-il pu s’enfuir ? Si l’on ne trouve ni trappe, ni porte secrète, ni réduit, ni ouverture d’aucune sorte, si l’examen des murs et même leur démolition — car je suis décidé, et M. Stangerson est décidé à aller jusqu’à la démolition du pavillon — ne viennent révéler aucun passage praticable, « non seulement pour un être humain, mais encore pour un être quel qu’il soit », si le plafond n’a pas de trou, si le plancher ne cache pas de souterrain, « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques ! »
Et le rédacteur anonyme fait remarquer, dans cet article — article que j’ai choisi comme étant le plus intéressant de tous ceux qui furent publiés ce jour-là sur la même affaire — que le juge d’instruction semblait mettre une certaine intention dans cette dernière phrase : « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques. »
L’article se termine sur ces lignes : « Nous avons voulu savoir ce que le père Jacques entendait par : « le cri de la Bête du Bon Dieu ». On appelle ainsi le cri particulièrement sinistre, nous a expliqué le propriétaire de l’auberge du Donjon, que pousse, quelquefois, la nuit, le chat d’une vieille femme, la mère « Agenoux », comme on l’appelle dans le pays. La mère « Agenoux » est une sorte de sainte qui habite une cabane, au cœur de la forêt, non loin de la « grotte de Sainte-Geneviève ».
« La Chambre Jaune, la Bête du Bon Dieu, la mère Agenoux, le diable, sainte Geneviève, le père Jacques », voilà un crime bien embrouillé, qu’un coup de pioche dans les murs nous débrouillera demain ; espérons-le, du moins, « pour la raison humaine », comme dit le juge d’instruction. En attendant, on croit que Mlle Stangerson, qui n’a cessé de délirer et qui ne prononce distinctement que ce mot : « Assassin ! Assassin ! Assassin !… ne passera pas la nuit… »
Enfin, en dernière heure, le même journal annonçait que le chef de la Sûreté avait télégraphié au fameux inspecteur Frédéric Larsan, qui avait été envoyé à Londres pour une affaire de titres volés, de revenir immédiatement à Paris.
Un peu de ciel bleu
😉 J'ai une astuce au sujet de l'almanach "Le temps d'un café".
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Bonne fête à tous les calendriers !
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Extrait de l'épisode 31 de la saison 1 de Téléchat
Considéré comme l'un des maîtres du Siècle d'or néerlandais, il réalisa de nombreux tableaux dont certains comme « La Jeune Fille à la perle » font partie des + célèbres de l'histoire de la peinture.
fr.wikipedia.org/wiki/Johanne...
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Un ouvrier nettoie et répare les sections de verre opalin et la structure en fonte qui composent l'un des cadrans de Big Ben (photo publiée par Arnold Wright et Philip Smith en 1905)
#CristinaDuca
cage d'ascenseur enveloppée d'une ferronnerie d'art aux formes organiques et florales de la casa Antoni Segarra,Barcelone(entre 1904 et 1907) et dans le coin un dragon stylisé au bas de la rampe d'escalier pour la guetter
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Tom : « Au milieu des 70's, j’étais trop jeune pour aller en Amérique du Sud assister au massacre de Jonestown. Mais c’est ce qui s’en rapproche le plus. C’est pourquoi je suis là. »
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🎨 Valentine Cameron Prinsep (1838–1904), peintre britannique préraphaélite et écrivain. Élève de Watts, célèbre pour ses scènes historiques, orientales et la monumentale 'Déclaration de la reine Victoria' (1877).
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