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A la une,
PREMIER « BANG » SUPERSONIQUE EN FRANCE 📆 28 octobre 1952
1er DESSIN ANIMÉ AVEC COLOMBINE, ARLEQUIN ET CE PAUVRE PIERROT 📆 28 octobre 1892
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les célébrations notables
Bonne fête aux Simon
Jour de la figue le 7 brumaire
Journée mondiale du judo
Journée internationale des langues et cultures créoles
Journée mondiale du cinéma d'animation
Les évènements notables
1972 - 1er vol de l'Airbus A300
Le 28 octobre 1972, l’Airbus A300 effectue son premier vol depuis Toulouse. C’est le tout premier avion de ligne produit par le consortium européen Airbus, créé pour rivaliser avec les constructeurs américains. Cet appareil biréacteur marquera un tournant dans l’aviation civile et le succès industriel européen.
1952 - Un appareil français, un Mystère II, franchit le mur du son pour la 1ère fois
Le 28 octobre 1952, le pilote d’essai Constantin Rozanoff franchit le mur du son à bord du Mystère II, avion de chasse conçu par Dassault Aviation. Cet exploit consacre la maîtrise française dans le domaine de l’aéronautique militaire et ouvre la voie à une nouvelle génération d’avions supersoniques... lire l'article
1949 - L’accident du vol Paris - New York d'Air France aux Açores
Le 28 octobre 1949, un Lockheed Constellation d’Air France s’écrase sur le mont Redondo, dans les Açores, alors qu’il assurait la liaison Paris–New York. Les 48 passagers, dont le boxeur Marcel Cerdan et la violoniste Ginette Neveu, périssent dans l’accident. Ce drame émeut profondément la France et le monde sportif.
1929 - Lundi noir suivant le jeudi noir à la Bourse de New York aux États-Unis
Le 28 octobre 1929, la Bourse de New York s’effondre à nouveau, après le « jeudi noir ». Ce « lundi noir » amplifie la panique financière mondiale et précipite la Grande Dépression. En quelques jours, des millions d’Américains perdent leurs économies, et l’économie mondiale entre dans une crise sans précédent.
1925 - Découverte du masque funéraire de Toutânkhamon par l'Anglais Howard Carter, en Égypte
Le 28 octobre 1925, l’archéologue britannique Howard Carter découvre le célèbre masque funéraire du pharaon Toutânkhamon dans la Vallée des Rois. Chef-d’œuvre en or massif incrusté de pierres précieuses, il devient le symbole de l’Égypte antique et l’une des plus grandes découvertes archéologiques du XXᵉ siècle.
1892 - Projection de Pauvre Pierrot, le 1er dessin animé du cinéma
Le 28 octobre 1892, Émile Reynaud présente à Paris son invention, le Théâtre Optique, et projette Pauvre Pierrot, considéré comme le premier dessin animé de l’histoire. Réalisé à partir de plaques peintes à la main, ce film d’animation précède les techniques du cinéma et ouvre la voie au dessin animé moderne... lire l'article
1886 - Inauguration de la statue de la Liberté, à New York
Le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté, offerte par la France aux États-Unis, est inaugurée à New York par le président Grover Cleveland. Œuvre de Bartholdi et Eiffel, elle symbolise la liberté et l’amitié franco-américaine. Monument emblématique, elle devient un repère pour les immigrants arrivant à Ellis Island.
1726 - Publication du plus connu des ouvrages de Jonathan Swift : Les voyages de Gulliver
Le 28 octobre 1726, l’écrivain irlandais Jonathan Swift publie à Londres Les Voyages de Gulliver, roman satirique relatant les aventures du chirurgien Lemuel Gulliver dans des contrées imaginaires peuplées de lilliputiens, de géants et de chevaux philosophes. Présenté sous couverture d’un récit de voyage, ce texte mordant constitue en réalité une critique féroce de la société britannique, de la politique et de la nature humaine. Succès immédiat, l’ouvrage est traduit dans le monde entier et reste l’une des œuvres les plus lues de la littérature anglaise.
1492 - Découverte de Cuba par Christophe Colomb
Le 28 octobre 1492, Christophe Colomb aperçoit et aborde l’île de Cuba lors de son premier voyage vers le Nouveau Monde. Pensant avoir atteint l’Asie, il en prend possession au nom des Rois catholiques d’Espagne. Cette découverte marque une nouvelle étape de l’exploration européenne des Amériques.
Les naissances et décès notables
1974 - Naissance de Joaquin Phoenix, acteur américain
1967 - Naissance de Julia Roberts, actrice américaine
1957 - Naissance de Florence Arthaud, navigatrice française
1956 - Naissance de Didier Bénureau, humoriste et acteur français
1944 - Naissance de Michel Colucci (dit Coluche), humoriste et acteur français
2023 - Décès de Matthew Perry, acteur américano-canadien
2022 - Décès de Jerry Lee Lewis, chanteur-pianiste américain de rock ’n’ roll (pionnier), rockabilly, gospel, honky tonk, blues et country
1949 - Décès de Marcel Cerdan, boxeur français
1905 - Décès de Alphonse Allais, écrivain et humoriste français
L’œuvre du jour
Jean Antoine Houdon
Musée du MET (Domaine public)
La Frileuse n’aime pas le froid, tout le monde le sait. On la croise toujours encapuchonnée, les épaules couvertes d’un châle épais, cherchant à se dérober de l’âpre morsure des vents tant imaginaires que réels. Par tout temps, elle se plaint des humeurs du ciel, frissonnante et maugréante, telle une ombre condamnée à traîner son malheur à travers les saisons.
Il en est alors qui lui conseillent, avec cette rudesse compatissante des gens du peuple, de cesser de sortir « cul nu ». Mais elle n’écoute pas. Au lieu de cela, revient toujours, dans sa bouche, la même plainte, la même résignation :
« Mon créateur m’a faite ainsi, je ne peux que déambuler cul nu et jambes à l’air. »
Ainsi parle-t-elle, et les passants s’éloignent, se demandant que faire pour cette pauvre bougresse au créateur si indélicat. Ils s’interrogent un instant sur l’injustice de sa condition, sur ce destin qui l’a jetée, fragile et grelottante, dans un monde sans pitié. Mais vite, ils oublient cela pour se concentrer sur leurs propres tracas, car chacun porte sa croix, et la pitié des hommes est courte comme leur mémoire.
Ainsi, la Frileuse poursuit-elle inlassablement son chemin, cul nu, frissonnante, attendant une improbable intervention de son créateur. Elle va, semblable à ces figures allégoriques des vieux contes, symbole vivant de la condition humaine : faite de chair et de faiblesse, livrée aux éléments, et pourtant debout, marchant toujours, malgré le froid, malgré le regard des autres, malgré l’indifférence du ciel.
La Frileuse, aussi appelée L’Hiver, est une sculpture de Jean‑Antoine Houdon réalisée entre 1781 et 1783 pour Anne Charles Modenx de Saint‑Wast, un haut fonctionnaire royal qui souhaitait orner sa bibliothèque parisienne d’une allégorie originale des saisons. Houdon abandonne les codes traditionnels (vieillard barbu, attributs glacés) et choisit d’incarner l’hiver sous les traits d’une jeune femme presque nue, simplement protégée par un léger châle qu’elle ramène sur son corps pour se réchauffer. La version principale, en marbre et datée de 1783, est aujourd’hui conservée au musée Fabre de Montpellier ; une autre version célèbre, en bronze (1787), se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York, tandis que le Louvre garde une esquisse en terre cuite.
À la fin du XVIIIe siècle, La Frileuse a suscité autant d’admiration que de scandale : on y voyait une nudité moins « héroïque » que très humaine, celle d’une pauvre fille qui grelotte, bras croisés et jambe repliée, dans une posture à la fois défensive et sensuelle. Cette incarnation réaliste et vulnérable de l’allégorie a été perçue comme audacieuse, voire provocante, et a contribué à la renommée de Houdon comme sculpteur capable de rendre la chair et l’émotion avec une grande vérité. Aujourd’hui, La Frileuse est l’une des œuvres emblématiques du musée Fabre et reste, avec La Baigneuse, l’une des sculptures les plus connues de l’artiste, régulièrement reproduite et étudiée comme exemple majeur de la sculpture néoclassique « sensible ».
Savais-tu ?
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus – attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
Les crottes étonnantes du wombat
Le wombat australien produit des crottes étonnantes. Ses intestins présentent des zones plus épaisses et rigides qui façonnent progressivement les matières sur les derniers mètres du côlon, tandis que la grande sécheresse des excréments maintient la forme. Il dépose ainsi chaque jour plusieurs centaines de crottes cubiques sur des points surélevés comme les rochers ou les troncs pour marquer son territoire, les faces plates empêchant les crottes de rouler et maintenant ainsi leur signal olfactif bien en place.
Derniers articles
Un peu d’humour
Tu ne te plains jamais ?
😯 C’est bizarre, tu ne te plains jamais.
😏 Bah oui, quand je suis né, j’étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j’étais incontinent, donc tout ce qui m’arrive depuis n’est que du bonus.
Les enfants et le wifi
😲 Hier, on a eu une panne de wifi. Les enfants sont sortis de leur chambre.
😏 On a bien discuté. Ils ont l’air sympa.
Réveil mortel
Caroline du Nord, Etats-Unis – Ken Charles Barger (1945-1992) dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille – « allô ? » -… ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule. Pour cela, Ken intègre bien évidemment les Darwin Awards 1993.
😳 Mais aussi ! Qui laisse trainer son Smith & Wesson .38 Special sur la table de nuit ? Comme tout le monde je le place bien en sécurité sous mon oreiller… bah oui !
Instant de vie
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne – non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !… PLAF… VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur – vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras… PUTAIN !
En voilà un autre ! C’est sûr, il vient réclamer vengeance !

A la maison et au jardin
Sandwich dinde pepperoni mâche mayo chipotle
Couper des pains ciabattas en 2 sur l’épaisseur et les dorer au grille-pain.
Etaler le mélange : mayo, ciboulette hachée, chipotle* ou autre épice, poudre d’ail, paprika.
Garnir les pains de dinde, de pepperoni et de mâche.
* Le chipotle est une épice fumée souvent issue de piments jalapeños séchés, utilisée pour rehausser les plats tex-mex et street food.
Un bougeoir original avec de vieux couverts

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.
Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.
Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.
Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.
Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.
N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – On ne peut l’ignorer – La suite
B – Religions – Extra-terrestre renversé
C – Chutas –
D – Cour mondiale – Poste de papy
E – A elle – Ça chauffe – Défait à Gettysburg
F – Filer
G – Précèdent les dames
H – Les appelés s’y rendaient
I – Platine – Réponse enfantine – Petit écoulement
J – Relatives à Oyeu
K – Eau de peu de goût – Direction
L – Après Aix – Logiciels
1 – 51 à Rome – Au dessus du roi – Son du bouchon
2 – Armée royale – Sans doigt
3 – Quartier – Femme de dictateur – Treize chiffres
4 – Retiras – En fin de cheminement
5 – Doubles
6 – Constructeur auto – Consulterai
7 – Mélancolie – Vaisseau
8 – Plus – Se cachèrent
9 – Après tierce – Pas loin de la rupture
Jeu en cours de test
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A venir
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution – theconversation.com
Poèmes saturniens – Femme et chatte – Paul Verlaine
Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.
Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.
L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.
Le temps d’une nouvelle
Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux
Publié en 1907, Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux et la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Accompagné de son ami et narrateur Sainclair, Rouletabille enquête au château du Glandier, où vivent notamment le professeur Stangerson, sa fille Mathilde – la victime dans la chambre jaune -, ainsi que son fiancé Robert Darzac. Face à eux se trouve le célèbre policier Frédéric Larsan, lui aussi chargé d’éclaircir une affaire mystérieuse qui se déroule dans une pièce fermée à clé.
Comment un agresseur peut-il entrer dans une chambre sans issue apparente et disparaître aussitôt ? C’est toute l’énigme que Rouletabille cherche à résoudre. Pour avancer, le jeune reporter observe les lieux avec attention, interroge les témoins et examine chaque détail, même le plus insignifiant. Autour de lui, les déclarations se contredisent, les soupçons se déplacent et plusieurs personnages semblent dissimuler une part de vérité. L’enquête progresse ainsi entre indices troublants, fausses pistes et raisonnements minutieux, sans jamais perdre de vue cette question centrale : comment un crime peut-il se produire dans une pièce apparemment inaccessible ?
Avec ce récit, Gaston Leroux construit l’un des grands modèles du roman à énigme en chambre close. L’atmosphère mystérieuse, le rythme alerte et l’ingéniosité de l’enquête font du livre un classique toujours plaisant à découvrir — ou à relire, en prenant garde de ne pas ouvrir la fameuse porte trop vite.
I – OÙ L’ON COMMENCE À NE PAS COMPRENDRE
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années. J’imagine même que le public n’aurait jamais connu « toute la vérité » sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune ! » qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, — le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité — il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle — c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du Double Assassinat, rue Morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poë et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelque chose de comparable, quant au mystère, « au naturel mystère de la Chambre Jaune ».
Ce que personne ne put découvrir, le jeune Joseph Rouletabille, âgé de dix-huit ans, alors petit reporter dans un grand journal, le trouva ! Mais, lorsqu’en cour d’assises il apporta la clef de toute l’affaire, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laissa apparaître que ce qu’il fallait « pour expliquer l’inexplicable » et pour faire acquitter un innocent. Les raisons qu’il avait de se taire ont disparu aujourd’hui. Bien mieux, mon ami « doit » parler. Vous allez donc tout savoir ; et, sans plus ample préambule, je vais poser devant vos yeux le problème de la « Chambre Jaune », tel qu’il le fut aux yeux du monde entier, au lendemain du drame du château du Glandier.
Le 25 octobre 1892, la note suivante paraissait en dernière heure du Temps :
« Un crime affreux vient d’être commis au Glandier, sur la lisière de la forêt de Sainte-Geneviève, au-dessus d’Épinay-sur-Orge, chez le professeur Stangerson. Cette nuit, pendant que le maître travaillait dans son laboratoire, on a tenté d’assassiner Mlle Stangerson, qui reposait dans une chambre attenante à ce laboratoire. Les médecins ne répondent pas de la vie de Mlle Stangerson. »
Vous imaginez l’émotion qui s’empara de Paris. Déjà, à cette époque, le monde savant était extrêmement intéressé par les travaux du professeur Stangerson et de sa fille. Ces travaux, les premiers qui furent tentés sur la radiographie, devaient conduire plus tard M. et Mme Curie à la découverte du radium. On était, du reste, dans l’attente d’un mémoire sensationnel que le professeur Stangerson allait lire, à l’académie des sciences, sur sa nouvelle théorie : la Dissociation de la Matière. Théorie destinée à ébranler sur sa base toute la science officielle qui repose depuis si longtemps sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée.
Le lendemain, les journaux du matin étaient pleins de ce drame. Le Matin, entre autres, publiait l’article suivant, intitulé : « Un crime surnaturel » :
« Voici les seuls détails — écrit le rédacteur anonyme du Matin — que nous ayons pu obtenir sur le crime du château du Glandier. L’état de désespoir dans lequel se trouve le professeur Stangerson, l’impossibilité où l’on est de recueillir un renseignement quelconque de la bouche de la victime ont rendu nos investigations et celles de la justice tellement difficiles qu’on ne saurait, à cette heure, se faire la moindre idée de ce qui s’est passé dans la « Chambre Jaune », où l’on a trouvé Mlle Stangerson, en toilette de nuit, râlant sur le plancher. Nous avons pu, du moins, interviewer le père Jacques — comme on l’appelle dans le pays — un vieux serviteur de la famille Stangerson. Le père Jacques est entré dans la « Chambre Jaune » en même temps que le professeur. Cette chambre est attenante au laboratoire. Laboratoire et « Chambre Jaune » se trouvent dans un pavillon, au fond du parc, à trois cents mètres environ du château.
» — Il était minuit et demi, nous a raconté ce brave homme (?), et je me trouvais dans le laboratoire où travaillait encore M. Stangerson quand l’affaire est arrivée. J’avais rangé, nettoyé des instruments toute la soirée, et j’attendais le départ de M. Stangerson pour aller me coucher. Mlle Mathilde avait travaillé avec son père jusqu’à minuit ; les douze coups de minuit sonnés au coucou du laboratoire, elle s’était levée, avait embrassé M. Stangerson, lui souhaitant une bonne nuit. Elle m’avait dit : « Bonsoir, père Jacques ! » et avait poussé la porte de la « Chambre Jaune ». Nous l’avions entendue qui fermait la porte à clef et poussait le verrou, si bien que je n’avais pu m’empêcher d’en rire et que j’avais dit à monsieur : « Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sûr qu’elle a peur de la « Bête du Bon Dieu ! » Monsieur ne m’avait même pas entendu tant il était absorbé. Mais un miaulement abominable me répondit au dehors et je reconnus justement le cri de la « Bête du Bon Dieu !… » que ça vous en donnait le frisson… « Est-ce qu’elle va encore nous empêcher de dormir, cette nuit ? » pensai-je, car il faut que je vous dise, monsieur, que, jusqu’à fin octobre, j’habite dans le grenier du pavillon, au-dessus de la « Chambre Jaune », à seule fin que mademoiselle ne reste pas seule toute la nuit au fond du parc. C’est une idée de mademoiselle de passer la bonne saison dans le pavillon ; elle le trouve sans doute plus gai que le château et, depuis quatre ans qu’il est construit, elle ne manque jamais de s’y installer dès le printemps. Quand revient l’hiver, mademoiselle retourne au château, « car dans la Chambre Jaune, il n’y a point de cheminée. »
» Nous étions donc restés, M. Stangerson et moi, dans le pavillon. Nous ne faisions aucun bruit. Il était, lui, à son bureau. Quant à moi, assis sur une chaise, ayant terminé ma besogne, je le regardais et je me disais : « Quel homme ! Quelle intelligence ! Quel savoir ! » J’attache de l’importance à ceci que nous ne faisions aucun bruit, car « à cause de cela, l’assassin a cru certainement que nous étions partis ». Et tout à coup, pendant que le coucou faisait entendre la demie passé minuit, une clameur désespérée partit de la « Chambre Jaune ». C’était la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin ! À l’assassin ! Au secours ! » Aussitôt des coups de revolver retentirent et il y eut un grand bruit de tables, de meubles renversés, jetés par terre, comme au cours d’une lutte, et encore la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin !… Au secours !… Papa ! Papa ! »
» Vous pensez si nous avons bondi et si M. Stangerson et moi nous nous sommes rués sur la porte. Mais, hélas ! Elle était fermée et bien fermée « à l’intérieur » par les soins de mademoiselle, comme je vous l’ai dit, à clef et au verrou. Nous essayâmes de l’ébranler, mais elle était solide. M. Stangerson était comme fou, et vraiment il y avait de quoi le devenir, car on entendait mademoiselle qui râlait : « Au secours !… Au secours ! » Et M. Stangerson frappait des coups terribles contre la porte, et il pleurait de rage et il sanglotait de désespoir et d’impuissance.
» C’est alors que j’ai eu une inspiration. « L’assassin se sera introduit par la fenêtre, m’écriai-je, je vais à la fenêtre ! » Et je suis sorti du pavillon, courant comme un insensé !
» Le malheur était que la fenêtre de la « Chambre Jaune » donne sur la campagne, de sorte que le mur du parc qui vient aboutir au pavillon m’empêchait de parvenir tout de suite à cette fenêtre. Pour y arriver, il fallait d’abord sortir du parc. Je courus du côté de la grille et, en route, je rencontrai Bernier et sa femme, les concierges, qui venaient, attirés par les détonations et par nos cris. Je les mis, en deux mots, au courant de la situation ; je dis au concierge d’aller rejoindre tout de suite M. Stangerson et j’ordonnai à sa femme de venir avec moi pour m’ouvrir la grille du parc. Cinq minutes plus tard, nous étions, la concierge et moi, devant la fenêtre de la « Chambre Jaune ». Il faisait un beau clair de lune et je vis bien qu’on n’avait pas touché à la fenêtre. Non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets, derrière les barreaux, étaient fermés, comme je les avais fermés moi-même, la veille au soir, comme tous les soirs, bien que mademoiselle, qui me savait très fatigué et surchargé de besogne, m’eût dit de ne point me déranger, qu’elle les fermerait elle-même ; et ils étaient restés tels quels, assujettis, comme j’en avais pris le soin, par un loquet de fer, « à l’intérieur ». L’assassin n’avait donc pas passé par là et ne pouvait se sauver par là ; mais moi non plus, je ne pouvais entrer par là !
« C’était le malheur ! On aurait perdu la tête à moins. La porte de la chambre fermée à clef « à l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « à l’intérieur », et, par-dessus les volets, les barreaux intacts, des barreaux à travers lesquels vous n’auriez pas passé le bras… Et mademoiselle qui appelait au secours !… Ou plutôt non, on ne l’entendait plus… Elle était peut-être morte… Mais j’entendais encore, au fond du pavillon, monsieur qui essayait d’ébranler la porte…
» Nous avons repris notre course, la concierge et moi, et nous sommes revenus au pavillon. La porte tenait toujours, malgré les coups furieux de M. Stangerson et de Bernier. Enfin elle céda sous nos efforts enragés et, alors, qu’est-ce que nous avons vu ? Il faut vous dire que, derrière nous, la concierge tenait la lampe du laboratoire, une lampe puissante qui illuminait toute la chambre.
» Il faut vous dire encore, monsieur, que la « Chambre Jaune » est toute petite. Mademoiselle l’avait meublée d’un lit en fer assez large, d’une petite table, d’une table de nuit, d’une toilette et de deux chaises. Aussi, à la clarté de la grande lampe que tenait la concierge, nous avons tout vu du premier coup d’œil. Mademoiselle, dans sa chemise de nuit, était par terre, au milieu d’un désordre incroyable. Tables et chaises avaient été renversées montrant qu’il y avait eu là une sérieuse « batterie ». On avait certainement arraché mademoiselle de son lit ; elle était pleine de sang avec des marques d’ongles terribles au cou — la chair du cou avait été quasi arrachée par les ongles — et un trou à la tempe droite par lequel coulait un filet de sang qui avait fait une petite mare sur le plancher. Quand M. Stangerson aperçut sa fille dans un pareil état, il se précipita sur elle en poussant un cri de désespoir que ça faisait pitié à entendre. Il constata que la malheureuse respirait encore et ne s’occupa que d’elle. Quant à nous, nous cherchions l’assassin, le misérable qui avait voulu tuer notre maîtresse, et je vous jure, monsieur, que, si nous l’avions trouvé, nous lui aurions fait un mauvais parti. Mais comment expliquer qu’il n’était pas là, qu’il s’était déjà enfui ?… Cela dépasse toute imagination. Personne sous le lit, personne derrière les meubles, personne ! Nous n’avons retrouvé que ses traces ; les marques ensanglantées d’une large main d’homme sur les murs et sur la porte, un grand mouchoir rouge de sang, sans aucune initiale, un vieux béret et la marque fraîche, sur le plancher, de nombreux pas d’homme. L’homme qui avait marché là avait un grand pied et les semelles laissaient derrière elles une espèce de suie noirâtre. Par où cet homme était-il passé ? Par où s’était-il évanoui ? « N’oubliez pas, monsieur, qu’il n’y a pas de cheminée dans la Chambre Jaune ». Il ne pouvait s’être échappé par la porte, qui est très étroite et sur le seuil de laquelle la concierge est entrée avec sa lampe, tandis que le concierge et moi nous cherchions l’assassin dans ce petit carré de chambre où il est impossible de se cacher et où, du reste, nous ne trouvions personne. La porte défoncée et rabattue sur le mur ne pouvait rien dissimuler, et nous nous en sommes assurés. Par la fenêtre restée fermée avec ses volets clos et ses barreaux auxquels on n’avait pas touché, aucune fuite n’avait été possible. Alors ? Alors… je commençais à croire au diable.
» Mais voilà que nous avons découvert, par terre, « mon revolver ». Oui, mon propre revolver… Ça, ça m’a ramené au sentiment de la réalité ! Le diable n’aurait pas eu besoin de me voler mon revolver pour tuer mademoiselle. L’homme qui avait passé là était d’abord monté dans mon grenier, m’avait pris mon revolver dans mon tiroir et s’en était servi pour ses mauvais desseins. C’est alors que nous avons constaté, en examinant les cartouches, que l’assassin avait tiré deux coups de revolver. Tout de même, monsieur, j’ai eu de la veine, dans un pareil malheur, que M. Stangerson se soit trouvé là, dans son laboratoire, quand l’affaire est arrivée et qu’il ait constaté de ses propres yeux que je m’y trouvais moi aussi, car, avec cette histoire de revolver, je ne sais pas où nous serions allés ; pour moi, je serais déjà sous les verrous. Il n’en faut pas davantage à la justice pour faire monter un homme sur l’échafaud ! »
Le rédacteur du Matin faisait suivre cette interview des lignes suivantes :
« Nous avons laissé, sans l’interrompre, le père Jacques nous raconter grossièrement ce qu’il sait du crime de la « Chambre Jaune ». Nous avons reproduit les termes mêmes dont il s’est servi ; nous avons fait seulement grâce au lecteur des lamentations continuelles dont il émaillait sa narration. C’est entendu, père Jacques ! C’est entendu, vous aimez bien vos maîtres ! Vous avez besoin qu’on le sache, et vous ne cessez de le répéter, surtout depuis la découverte du revolver. C’est votre droit et nous n’y voyons aucun inconvénient ! Nous aurions voulu poser bien des questions encore au père Jacques — Jacques-Louis Moustier — mais on est venu justement le chercher de la part du juge d’instruction qui poursuivait son enquête dans la grande salle du château. Il nous a été impossible de pénétrer au Glandier, — et, quant à la Chênaie, elle est gardée, dans un large cercle, par quelques policiers qui veillent jalousement sur toutes les traces qui peuvent conduire au pavillon et peut-être à la découverte de l’assassin.
» Nous aurions voulu également interroger les concierges, mais ils sont invisibles. Enfin nous avons attendu dans une auberge, non loin de la grille du château, la sortie de M. de Marquet, le juge d’instruction de Corbeil. À cinq heures et demie, nous l’avons aperçu avec son greffier. Avant qu’il ne montât en voiture, nous avons pu lui poser la question suivante :
» — Pouvez-vous, monsieur de Marquet, nous donner quelque renseignement sur cette affaire, sans que cela gêne votre instruction ?
» — Il nous est impossible, nous répondit M. de Marquet, de dire quoi que ce soit. Du reste, c’est bien l’affaire la plus étrange que je connaisse. « Plus nous croyons savoir quelque chose, plus nous ne savons rien ! »
» Nous demandâmes à M. de Marquet de bien vouloir nous expliquer ces dernières paroles. Et voici ce qu’il nous dit, dont l’importance n’échappera à personne :
» — Si rien ne vient s’ajouter aux constatations matérielles faites aujourd’hui par le parquet, je crains bien que le mystère qui entoure l’abominable attentat dont Mlle Stangerson a été victime ne soit pas près de s’éclaircir ; mais il faut espérer, « pour la raison humaine », que les sondages des murs, du plafond et du plancher de la « Chambre Jaune », sondages auxquels je vais me livrer dès demain avec l’entrepreneur qui a construit le pavillon il y a quatre ans, nous apporteront la preuve qu’il ne faut jamais désespérer de la logique des choses. Car le problème est là : nous savons par où l’assassin s’est introduit, — il est entré par la porte et s’est caché sous le lit en attendant Mlle Stangerson ; — mais par où est-il sorti ? Comment a-t-il pu s’enfuir ? Si l’on ne trouve ni trappe, ni porte secrète, ni réduit, ni ouverture d’aucune sorte, si l’examen des murs et même leur démolition — car je suis décidé, et M. Stangerson est décidé à aller jusqu’à la démolition du pavillon — ne viennent révéler aucun passage praticable, « non seulement pour un être humain, mais encore pour un être quel qu’il soit », si le plafond n’a pas de trou, si le plancher ne cache pas de souterrain, « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques ! »
Et le rédacteur anonyme fait remarquer, dans cet article — article que j’ai choisi comme étant le plus intéressant de tous ceux qui furent publiés ce jour-là sur la même affaire — que le juge d’instruction semblait mettre une certaine intention dans cette dernière phrase : « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques. »
L’article se termine sur ces lignes : « Nous avons voulu savoir ce que le père Jacques entendait par : « le cri de la Bête du Bon Dieu ». On appelle ainsi le cri particulièrement sinistre, nous a expliqué le propriétaire de l’auberge du Donjon, que pousse, quelquefois, la nuit, le chat d’une vieille femme, la mère « Agenoux », comme on l’appelle dans le pays. La mère « Agenoux » est une sorte de sainte qui habite une cabane, au cœur de la forêt, non loin de la « grotte de Sainte-Geneviève ».
« La Chambre Jaune, la Bête du Bon Dieu, la mère Agenoux, le diable, sainte Geneviève, le père Jacques », voilà un crime bien embrouillé, qu’un coup de pioche dans les murs nous débrouillera demain ; espérons-le, du moins, « pour la raison humaine », comme dit le juge d’instruction. En attendant, on croit que Mlle Stangerson, qui n’a cessé de délirer et qui ne prononce distinctement que ce mot : « Assassin ! Assassin ! Assassin !… ne passera pas la nuit… »
Enfin, en dernière heure, le même journal annonçait que le chef de la Sûreté avait télégraphié au fameux inspecteur Frédéric Larsan, qui avait été envoyé à Londres pour une affaire de titres volés, de revenir immédiatement à Paris.
Un peu de ciel bleu
La ficaire appelée parfois elle aussi, bouton d'or
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En maintenant les feuillets fortement serrés ,les fermoirs empêchaient l'air et l'oxygène de circuler entre les pages. Lors d'un incendie, le feu consumait uniquement l'extérieur de la reliure en cuir ,sauvant ainsi le contenu du livre ou l'endommageant un minimum >ALT
Son secret se cache dans des nanoparticules d'or et d'argent. Et les chercheurs essaient encore de retrouver les secrets de sa fabrication !
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📸Vassil
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letempsduncafe.b1001d.fr
Il reste essentiellement connu pour sa declamatio satirique « Éloge de la folie » et pour ses « Adages », anthologie de plus de quatre mille citations grecques et latines.
fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89r...
#CeJourLà
( 1869-1949 )
Les Voiles Rouges
Huile sur toile 50×65
https://2tout2rien.fr/serbie-la-grotte-de-resavska-pecina/
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Forest Landscape with Deer, c.1890
oil on canvas. #Autumn 🍂
À La Lande-de-Fronsac, une chapelle romane va théoriquement sortir de terre selon des règles strictes, sans machines modernes, uniquement avec les matériaux, outils et gestes d’antan.
Certaines remontent aux XVe et XVIe siècles, et beaucoup conservent encore leurs pans de bois apparents.
📸MrsBrown
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par Eugène Louis Lequesne (sculpteur) et Eugène Gonon (fondeur)
Musée du Louvre
fr.wikipedia.org/wiki/Matthew...
Bonne fête à toutes les bandes magnétiques !
