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Aujourd'hui c'est la Sainte-Ouplala, bonne fête à toutes les danseuses

A la une,

PROCLAMATION DE L’ÉTAT D’URGENCE AU KENYA FACE À LA RÉVOLTE DES MAU-MAU 📆 20 octobre 1952

NEW YORK N’EST PEUT-ÊTRE PAS PASSÉE LOIN D’UN BOMBARDEMENT 📆 20 octobre 1943

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les célébrations notables

Bonne fête aux Adeline

Jour de l'orge le 29 vendémiaire

Journée internationale des contrôleurs aériens
Journée internationale des cuisiniers
Journée internationale contre l'ostéoporose
Journée mondiale de la statistique

Les évènements notables

1973 - Massacre du samedi soir, dans le cadre du scandale du Watergate

Le 20 octobre 1973, le président américain Richard Nixon ordonne le limogeage d’Archibald Cox, procureur spécial chargé de l’affaire du Watergate. Son refus entraîne une série de démissions, connue sous le nom de « Massacre du samedi soir ». Cet épisode accentue la crise politique autour du Watergate, fragilisant la présidence Nixon et accélérant le processus qui mènera à sa démission en 1974.

1962 - Déclenchement de la guerre sino-indienne

Le 20 octobre 1962, la Chine et l’Inde entrent en conflit armé sur leur frontière himalayenne contestée. Les troupes chinoises envahissent la région d’Aksai Chin et l’Arunachal Pradesh, provoquant une brève guerre frontalière. Mal préparée, l’armée indienne subit de lourdes pertes. La victoire rapide de la Chine redessine les rapports de force en Asie et laisse des tensions territoriales encore vives.

1952 - L’état d’urgence est déclaré dans la colonie britannique du Kenya suite à la révolte des Mau-Mau

Le 20 octobre 1952, les autorités britanniques déclarent l’état d’urgence au Kenya pour faire face à l’insurrection des Mau-Mau, mouvement nationaliste issu principalement du peuple Kikuyu réclamant l’indépendance et la restitution des terres confisquées par les colons. La répression britannique est féroce : des dizaines de milliers de Kenyans sont internés dans des camps aux conditions inhumaines. Ce soulèvement, qui prend fin en 1960, accélère néanmoins l’indépendance du Kenya, proclamée en 1963... lire l'article

1943 - 1er vol du Junkers Ju 390, prototype d'avion militaire allemand conçu dans le cadre du projet Amerika Bomber

Le 20 octobre 1943, le Junkers Ju 390, un prototype d’avion militaire à long rayon d’action, effectue son premier vol. Conçu dans le cadre du projet nazi « Amerika Bomber », il devait permettre de bombarder les États-Unis depuis l’Europe. Bien que techniquement impressionnant, le projet ne dépasse jamais le stade expérimental, faute de ressources et en raison de la situation militaire défavorable du Reich... lire l'article

1827 - Bataille de Navarin, les coalisés britannico-franco-russes écrasent la flotte ottomane dans la baie de Navarin

Le 20 octobre 1827, lors de la guerre d’indépendance grecque, les flottes britannique, française et russe affrontent la flotte ottomane et égyptienne dans la baie de Navarin (actuelle Pylos, Grèce). La bataille tourne à la catastrophe pour les Ottomans, dont la flotte est presque entièrement détruite. Cette victoire décisive des coalisés ouvre la voie à l’indépendance de la Grèce, reconnue en 1830.

1600 - Début de la bataille de Sekigahara, au Japon

Le 20 octobre 1600 commence la bataille de Sekigahara, affrontement décisif entre les armées de Tokugawa Ieyasu et celles de l’alliance de l’Ouest. Après plusieurs jours de combats, Ieyasu l’emporte, ouvrant la voie à l’établissement du shogunat Tokugawa. Cette victoire marque la fin des guerres civiles du Japon et inaugure une longue période de stabilité politique et d’isolement, l’époque d’Edo.

Les naissances et décès notables

1971 - Naissance de Snoop Dogg (Calvin Cordozar Broadus Jr), chanteur américain
1964 - Naissance de Kamala Harris, vice-présidente des États-Unis
1958 - Naissance de Viggo Mortensen, acteur et poète américain
1854 - Naissance d’Arthur Rimbaud, poète français

2011 - Décès de Mouammar Kadhafi, militaire et chef d'État libyen
2008 - Décès de Sœur Emmanuelle (Madeleine Cinquin), religieuse belge
1994 - Décès de Burt Lancaster, acteur américain


L’œuvre du jour


Savais-tu ?

La tradition des étrennes

Chaque hiver, entre la mi-décembre et la mi-janvier, s’ouvre la période des étrennes — un moment où l’on exprime sa reconnaissance envers ceux qui nous rendent service tout au long de l’année : le facteur, la concierge, les éboueurs ou encore les pompiers. Une enveloppe glissée avec un sourire, un petit geste qui perpétue une tradition vieille de plusieurs siècles.

Le mot « étrennes » trouve son origine dans le latin strena, signifiant « présage » ou « signe favorable ». À l’origine, il s’agissait d’un cadeau offert lors d’un jour de fête, censé porter bonheur à celui qui le recevait. Cette idée du don comme augure de prospérité est indissociable de la déesse Strenia (ou Strena), figure romaine du renouveau et du bien-être. Un bois sacré lui était consacré à Rome, près du Colisée, au début de la Via Sacra. Selon la légende, le roi sabin Titus Tatius inaugurait chaque nouvelle année en offrant à ses proches des rameaux de verveine cueillis dans ce bois. Ce simple geste symbolique serait l’embryon de la coutume des étrennes.

Avec le temps, la pratique s’enracine dans la vie quotidienne de Rome, traversant les classes sociales et les siècles. Sous l’Empire, elle devient un usage partagé par tous, du citoyen au sénateur. Le Moyen Âge, toutefois, voit l’Église tenter d’éradiquer cette coutume jugée trop païenne. Puis, à la Révolution française, l’Assemblée constituante y met officiellement fin pour les agents de l’État, estimant qu’elle s’apparente à une forme de corruption. Mais les traditions populaires sont tenaces : loin de disparaître, les étrennes changent simplement de visage.

À l’époque moderne, elles se recentrent sur les métiers du quotidien, devenant un signe de reconnaissance civique plus que sociale. Si la pratique s’est quelque peu essoufflée avec le temps — notamment en raison du contexte économique —, elle demeure un vestige bienveillant d’un lointain rituel romain : celui du souhait de bonheur, transmis par un geste de générosité.

« Loi de Lynch » et « lynchage »

Le terme lynchage trouve son origine chez Charles Lynch, un planteur de Virginie et colonel de milice durant la guerre d’Indépendance américaine. En 1780, face à une situation d’urgence et à l’absence de procédure judiciaire adaptée, il décide de rendre une justice expéditive contre des loyalistes sans passer par les tribunaux ordinaires. Cette justice sommaire, qu’il qualifie lui-même de « loi de Lynch », repose sur des décisions prises sur le champ, avec des peines arbitraires allant de la prison à la flagellation. Le mot finit par désigner toute forme de justice rendue hors du cadre légal, souvent violente et appliquée par une foule.

Charles Lynch est officiellement juge de paix en Virginie, mais il s’improvise juge sommaire pendant la guerre, rendant des décisions dans son domaine sans respecter les procès classiques. Il craint que les accusés ne soient libérés ou protégés s’ils sont transférés à Richmond, d’où sa volonté d’agir sur place. Bien que ses pratiques soient initialement critiquées, notamment par Thomas Jefferson, elles sont par la suite justifiées par l’Assemblée générale, qui reconnaît le caractère d’urgence de la situation et annule les poursuites contre lui.

La « loi de Lynch » consiste à appliquer des sanctions immédiates et arbitraires, souvent sans preuve ni procès, pour maintenir l’ordre dans un contexte d’insécurité. Cette forme de justice n’obéit pas aux règles ni aux protections normales des accusés, ce qui la transforme en un pouvoir discrétionnaire dangereux, propice aux excès et aux abus.

Cette pratique se répand rapidement dans les territoires nouvellement conquis où la justice officielle est absente. Pendant la Reconstruction, après la guerre de Sécession, le lynchage devient une arme de terreur principalement dirigée contre les Afro-Américains dans le Sud, afin de maintenir la suprématie blanche. Le Ku Klux Klan et autres groupes suprémacistes utilisent ces lynchages pour intimider, brutaliser et tuer des victimes sans procès. Entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle, des milliers de lynchages sont perpétrés, souvent par pendaison, symbolisant ainsi une justice populaire ravageuse.

Avec les lois des droits civiques dans les années 1960, cette pratique recule fortement mais n’a pas complètement disparu. Le terme « lynchage » s’est aussi élargi dans le langage pour qualifier, de façon péjorative, des attaques médiatiques ou verbales collectives. En 2022, les États-Unis criminalisent officiellement le lynchage au niveau fédéral avec l’Emmett Till Antilynching Act, rendant ainsi ce crime punissable partout sur le territoire.

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Un peu d’humour

Urgence aux cagouinces

Un homme pris de diarrhée court vers les toilettes les plus proches… malheureusement la porte est fermée, le lieu est occupé. Il frappe fébrilement contre la porte et parvient à dire entre deux alertes :
😬 Faites vite s’il vous plait, j’ai la diarrhée, c’est vraiment urgent.

Et l’autre de répondre d’une voix crispée :
😵 Veinard !

Acheter du sel de l’Himalaya

😳 Je voulais acheter un sachet de sel de l’Himalaya. Le vendeur m’a confirmé que ce sel s’est formé il y a 250 millions d’années. Mais finalement je ne l’ai pas pris…

🤨 faut pas déconner, il expire en 2028 !

Une New Atlantis éphémère

Leicester Hemingway, frère cadet d’Ernest Hemingway, fonde le 4 juillet 1964 New Atlantis, une micronation éphémère. Elle consiste en un radeau de bambou ancré sur un banc de sable dans les eaux internationales des Caraïbes, à 10-15 km au large de la Jamaïque.

Leicester, aventurier et journaliste, s’inspire du Guano Islands Act américain de 1856 pour revendiquer la souveraineté, arguant que des fientes d’oiseaux sur le radeau en font un territoire exploitable. Il installe une barge d’environ 22 m², divise le radeau en deux moitiés symboliques (une américaine, l’autre New Atlantis), et rédige une constitution inspirée de celle des États-Unis sur sa machine à écrire.

L’initiative vise à promouvoir la recherche marine, protéger la pêche locale et créer un aquarium. Leicester se proclame président, émet une monnaie, des timbres-poste et un drapeau (triangle jaune inversé sur fond bleu). Parmi les six « citoyens » figurent sa famille, un agent de la CIA et une assistante liée à la mafia.

Malgré des recrutements de personnalités (comme Lady Pamela Bird), aucune reconnaissance internationale n’intervient. Des tempêtes tropicales détruisent plusieurs versions du radeau, et le projet s’arrête définitivement en 1966.


Instant de vie

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.

Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.

Un feulement strident déchire l’obscurité… une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.

Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l’air est imprégné d’une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.

De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait – ou pressent – qu’il vaut mieux ne pas s’attarder, ne pas voir, ne pas entendre.

Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.

Aigu. Puissant. Inhumain.

Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.

Ensuite, plus rien.

S’abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.

Whitechapel retient son souffle.

Dans l’obscurité, quelque chose rôde.


A la maison et au jardin

Parmentier de boudin aux pommes

Pour 4 personnes, compter 20 minutes de préparation et 55 minutes de cuisson.

Ingrédients : 250 g de boudin noir – 500 g de pommes de terre Marabel – 500 g de pommes Boskoop – 2 oignons blancs – Chapelure brune – 40 g de beurre – 20 g de sucre – 40 g de crème fraîche – Thym – 1 pincée de curcuma – Huile d’olive – Fleur de sel – Salade mélangée

Peler les pommes de terre et les cuire dans de l’eau bouillante pendant 30 min. Les passer au moulin à légumes pour réaliser une purée. Saler, poivrer et ajouter une pincée de curcuma. Incorporer la crème et le beurre tout en remuant.

Faire suer les oignons blancs sans coloration avec une noix de beurre et l’huile d’olive. En cours de cuisson, ajouter le sucre. Saler et poivrer.

Tailler les pommes en gros dés. Les faire cuire avec le reste de beurre dans une casserole à feu doux jusqu’à obtention d’une compotée. Ajouter une pincée de sel.

Poêler les boudins à feu moyen. Après cuisson, les ouvrir en deux et récupérer la chaire à l’aide d’une cuillère. La mélanger aux oignons et ajouter le thym selon sa convenance.

Dans un plat à gratin, monter le parmentier par couches successives : purée de pommes de terre, boudin et compote de pommes. Terminer par la chapelure.

Enfourner à 180°C (th.6) pendant 15 min. Servir avec une salade mélangée.

Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne

Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?

Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.

Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.

Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.


Activation des méninges


Espace lecture

Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud

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Le temps d’une nouvelle

Le fantôme de l’opéra – Gaston Leroux

Un peu de ciel bleu