Bonne fête aux Antoine
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2016 – La sonde Juno est mise sur orbite autour de Jupiter
Le 5 juillet 2016, la sonde spatiale Juno de la NASA se place avec succès en orbite autour de Jupiter après un voyage de cinq ans. Lancée en 2011, elle a pour mission d’étudier la composition, la gravité et le champ magnétique de la plus grande planète du système solaire, afin de mieux comprendre la formation des planètes géantes gazeuses.
1975 – Le Cap Vert proclame son indépendance
Le 5 juillet 1975, l’archipel du Cap-Vert proclame son indépendance après cinq siècles de colonisation portugaise. Aristides Pereira, cofondateur du PAIGC, devient le premier président de la République. Cette indépendance s’inscrit dans le mouvement de décolonisation des territoires portugais d’Afrique, accéléré par la Révolution des Œillets d’avril 1974.
1974 – Passage de la majorité civique de 21 à 18 ans en France
Le 5 juillet 1974, le Parlement français adopte la loi abaissant la majorité civique de 21 à 18 ans, l’une des premières réformes du septennat de Valéry Giscard d’Estaing. Cette mesure accorde le droit de vote à environ deux millions de jeunes Français et aligne la France sur la plupart des démocraties occidentales de l’époque.
1962 – Massacre d’Oran, quelques heures avant la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie
Le 5 juillet 1962, quelques heures avant la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie, un massacre éclate à Oran. Des membres du FLN ouvrent le feu sur la population européenne rassemblée pour fêter l’indépendance. Le bilan, longtemps occulté, fait état de plusieurs centaines de morts parmi les civils européens et harkis.
1950 – La loi du retour, votée par la Knesset, garantit à tout Juif le droit d’immigrer en Israël
Le 5 juillet 1950, la Knesset vote la loi du retour, garantissant à tout Juif dans le monde le droit d’immigrer en Israël et d’y obtenir la citoyenneté. Ce texte fondateur de l’État hébreu, créé deux ans plus tôt, concrétise l’idéal sioniste d’un foyer national pour le peuple juif et façonnera durablement la démographie israélienne.
1946 – Lancement à la piscine parisienne Molitor du bikini
Le 5 juillet 1946, le couturier Louis Réard présente à la piscine Molitor à Paris un maillot de bain deux pièces révolutionnaire qu’il baptise « bikini », en référence à l’atoll du Pacifique où les États-Unis venaient de procéder à des essais nucléaires. Le vêtement, jugé si scandaleux que seule une danseuse nue accepte de le porter, révolutionne la mode balnéaire mondiale.
1888 – Grève des Matchgirls
Le 5 juillet 1888, à Londres, environ un millier d’ouvrières de la fabrique d’allumettes Bryant & May se mettent en grève pour dénoncer leurs conditions de travail épouvantables, notamment la nécrose de la mâchoire causée par le phosphore blanc. Soutenues par la militante Annie Besant, elles obtiennent gain de cause et inspirent le mouvement syndical britannique.
1854 – Destruction accidentelle du Turc mécanique
Le 5 juillet 1854, le Turc mécanique, célèbre automate joueur d’échecs construit en 1770 par Wolfgang von Kempelen, est détruit dans l’incendie du Peale Museum de Philadelphie. Cet automate, qui avait fasciné l’Europe pendant des décennies en battant Napoléon et Benjamin Franklin, cachait en réalité un joueur d’échecs humain dissimulé dans son mécanisme.
1811 – Le Venezuela proclame son indépendance
Le 5 juillet 1811, le Congrès vénézuélien proclame l’indépendance du Venezuela vis-à-vis de l’Espagne, faisant du pays l’une des premières nations d’Amérique du Sud à se libérer de la tutelle coloniale. Simón Bolívar jouera un rôle central dans la lutte armée qui s’ensuivra pour consolider cette indépendance contre les forces royalistes espagnoles.
1809 – Bataille de Wagram entre Napoléon Ier et l’archiduc Charles-Louis d’Autriche
Les 5 et 6 juillet 1809, Napoléon Ier affronte l’archiduc Charles d’Autriche près du village de Wagram, au nord-est de Vienne. Cette bataille, l’une des plus grandes de l’ère napoléonienne avec près de trois cent mille hommes engagés, s’achève par une victoire française décisive qui contraint l’Autriche à signer la paix de Schönbrunn en octobre 1809.
Les naissances et décès notables
1986 – Naissance de Laura Laune, humoriste, comédienne et musicienne belge
1980 – Naissance de Lætitia Milot, actrice française
1979 – Naissance d’Amélie Mauresmo, joueuse de tennis française
1972 – Naissance de Gilles Lellouche, humoriste, acteur et cinéaste français
1889 – Naissance de Jean Cocteau, poète français
1810 – Naissance de Phineas Taylor Barnum, entrepreneur américain
2003 – Décès de N!xau, fermier bochiman (bushman) du Kalahari, et acteur namibien (Les dieux sont tombés sur la tête, et ses suites)
1965 – Décès de Porfirio Rubirosa, play-boy dominicain
1833 – Décès de Nicéphore Niépce, physicien français, considéré comme l’un des inventeurs de la photographie
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Comment ne pas avoir de requins
En Floride un touriste étranger, avant de se baigner sur une plage tranquille, demande à un pêcheur :
– Il y a des requins ici ?
– Non non, rassurez-vous, il n’y en a plus depuis des années !
Il se baigne longuement et en sortant de l’eau il demande au pêcheur :
– Comment avez-vous fait pour vous en débarrasser ?
– Nous on a rien fait. Les crocodiles s’en sont chargés.
Neurone esseulé
C’est un neurone qui par accident arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive.
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou, hou », crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond.
« Hou, hou », crie encore le petit neurone et il n’entend que l’écho de sa propre voix.
Alors désespéré notre pauvre et brave petit neurone masculin s’installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Mais qu’est-ce que tu fous là, viens, on est tous en bas. »
Auto-appendicectomie en Antarctique
Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.
Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.
De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.
Savais-tu ?
« Paraskevidékatriaphobie » ?
La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.
La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.
Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.
Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.
Astuce
Se gratter quand ça chatouille
Selon l’ORL Scott Schaffer, se gratter l’oreille quand la gorge chatouille stimulerait des nerfs de l’oreille qui déclencherait un réflexe aidant à calmer le spasme responsable de cette sensation désagréable. C’est une petite manœuvre simple, rapide et assez maligne, à tester avec douceur pour apaiser la gêne sans s’acharner à tousser... après, il est capital de bien analyser si la gorge chatouille ou si elle gratouille.
Un instant en ce bas monde

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.
La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.
Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.
Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com
