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7 JUILLET

Bonne fête aux Raoul

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1985 – Boris Becker, 17 ans, est le plus jeune vainqueur de Wimbledon

Le 7 juillet 1985, l’Allemand Boris Becker, âgé de seulement 17 ans et 227 jours, remporte le tournoi de Wimbledon en battant Kevin Curren en finale. Tête de série numéro huit et inconnu du grand public, il devient le plus jeune champion et le premier joueur non tête de série à s’imposer dans ce tournoi mythique, révélant au monde un talent exceptionnel.

1978 – Déclaration d’indépendance des Iles Salomon

Le 7 juillet 1978, les Îles Salomon accèdent à l’indépendance après avoir été sous administration britannique depuis 1893. L’archipel du Pacifique Sud, théâtre de violents combats lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment à Guadalcanal, devient un État souverain membre du Commonwealth, avec Peter Kenilorea comme premier ministre.

1929 – La piscine Molitor est inaugurée par le nageur et acteur Johnny Weissmuller

Le 7 juillet 1929, la piscine Molitor, joyau architectural de style Art déco située dans le 16e arrondissement de Paris, est inaugurée par le champion olympique de natation et futur acteur Johnny Weissmuller. Dotée de deux bassins, elle devient rapidement un lieu de villégiature mondain et restera célèbre pour avoir accueilli le lancement du bikini en 1946.

1926 – Le Château d’If est classé monument historique

Le 7 juillet 1926, le Château d’If, forteresse bâtie au XVIe siècle sur un îlot rocheux au large de Marseille, est classé monument historique. Ancienne prison d’État tristement célèbre, il doit sa renommée mondiale au roman d’Alexandre Dumas Le Comte de Monte-Cristo, dont le héros Edmond Dantès y est fictionnellement emprisonné pendant de longues années.

1898 – Hawaï devient territoire américain

Le 7 juillet 1898, le président américain William McKinley signe la résolution d’annexion des îles Hawaï, qui deviennent officiellement un territoire des États-Unis. Cette annexion, vivement contestée par la population hawaiienne, s’inscrit dans la politique d’expansion américaine dans le Pacifique. Hawaï ne deviendra le cinquantième État américain qu’en 1959.

1815 – Fin de règne pour Napoléon II, après 20 jours seulement

Le 7 juillet 1815, Napoléon II, fils de Napoléon Ier et de Marie-Louise d’Autriche, cesse officiellement d’être reconnu comme empereur des Français, après un règne nominal de vingt jours. Âgé de seulement quatre ans et retenu en Autriche, il n’a jamais régné réellement. Il mourra à Vienne en 1832 à l’âge de vingt et un ans, sans avoir jamais foulé le sol français.

1798 – Début de la guerre entre la France et les Etats-Unis

Le 7 juillet 1798, le Congrès américain abroge les traités d’alliance avec la France, marquant le début de la quasi-guerre, conflit naval non déclaré entre les deux nations. Cette rupture fait suite à l’affaire XYZ et aux tensions croissantes liées aux saisies de navires marchands américains par la marine française dans le contexte des guerres révolutionnaires européennes.

Les naissances et décès notables

1982 – Naissance de Julien Doré, chanteur français
1976 – Naissance de Bérénice Bejo, actrice française
1940 – Naissance de Ringo Starr, batteur des Beatles
1887 – Naissance de Marc Chagall, peintre franco-russe

2012 – Décès de Mouss Diouf (Pierre Moustapha Diouf), acteur français
1967 – Décès de Vivien Leigh, actrice britannique, Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent (1939), Blanche DuBois dans Un tramway nommé Désir (1951)
1730 – Décès de Olivier Levasseur, pirate français dit La buse, mort par pendaison

Attention, surtout ne pas chercher les Raoul !



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Jean-Louis est trop timide

– Ça a marché  ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.

– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !

– Comment ça ?

– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».

 

Superman et l’amour

Superman rencontre Batman et lui raconte :

– Figure-toi qu’hier soir, je survolais New-York et que vois-je ? Wonder Woman, quelques centaines de mètres plus bas, nue, sur le dos, offerte…! Tu penses, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai plongé et en moins de 10 secondes, j’étais sur elle…

– Et alors, dit Batman, elle a du être surprise ?

– Pas le moins du monde, elle ne s’est rendu compte de rien… par contre, l’Homme Invisible ne s’en est pas encore remis…

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

« Sabir » ?

Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.

Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).

Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.

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Astuce

Pour la baisse de libido

Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.

Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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