Bonne fête aux Rolande
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1993 – Début de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly
Le 13 mai 1993, la France est bouleversée par la prise d’otages dans une classe de maternelle à Neuilly-sur-Seine. Un homme armé, surnommé « Human Bomb », retient en otage vingt-et-un enfants et leur institutrice pendant deux jours, exigeant une rançon. L’événement, très médiatisé, se conclura par une opération spectaculaire du RAID.
1983 – Découverte de la Femme de Lindow
C’est le 13 mai 1983 que des ouvriers britanniques découvrent, dans la tourbière de Lindow Moss, un corps momifié exceptionnellement bien conservé. Surnommée « la Femme de Lindow », cette trouvaille archéologique soulève d’abord une enquête criminelle avant de révéler un vestige de l’âge du fer, offrant un aperçu fascinant des rites funéraires anciens.
1981 – Tentative d’assassinat du pape Jean-Paul II
Le 13 mai 1981, la place Saint-Pierre au Vatican est le théâtre d’un événement dramatique : le pape Jean-Paul II est grièvement blessé par balles lors d’un attentat perpétré par Mehmet Ali Ağca. Cet acte choquant, survenu lors d’une audience publique, ébranle le monde catholique et marque durablement le pontificat du pape polonais.
1945 – Bruno Dorfer et Rainer Beck exécutés pour désertion par une cour martiale allemande dans un camp tenu par le Canada
Quelques jours après la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale en Europe, le 13 mai 1945, deux soldats allemands, Bruno Dorfer et Rainer Beck, sont exécutés pour désertion dans un camp de prisonniers tenu par les forces canadiennes en Hollande. Ce tragique épisode met en lumière les séquelles brutales de la guerre et les tensions de l’après-conflit.
1940 – « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » – Winston Churchill
Le 13 mai 1940, dans un contexte de guerre incertaine, Winston Churchill prononce son premier discours en tant que Premier ministre britannique devant la Chambre des communes. Sa déclaration historique – « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » – galvanise une nation et devient un symbole de résistance et de courage.
1917 – 1ère apparition de la Vierge Marie à Fátima au Portugal
Le 13 mai 1917, trois jeunes bergers portugais affirment avoir vu une apparition de la Vierge Marie dans les environs de Fátima. Ce phénomène marquera le début d’une série de visions mariales et attirera des millions de pèlerins, transformant ce lieu en un sanctuaire mondialement reconnu pour les fidèles catholiques.
1572 – Election du pape Grégoire XIII
Le 13 mai 1572, Ugo Boncompagni est élu pape et prend le nom de Grégoire XIII. Son pontificat sera marqué par d’importantes réformes, notamment la mise en œuvre du calendrier grégorien, qui corrigera les erreurs du calendrier julien et sera adopté progressivement dans le monde entier.
Les naissances et décès notables
1986 – Naissance de Robert Pattinson, acteur britannique
1969 – Naissance de Nikos Aliagas, présentateur de télévision franco-grec
1957 – Naissance de Claudie Haigneré (André-Deshayes), spationaute française un temps ministre
1956 – Naissance de Christine Bravo, animatrice française de télévision
1950 – Naissance de Stevie Wonder, chanteur américain
1937 – Naissance de Roger Zelazny, écrivain américain de SF
2025 – Décès de José Alberto Mujica Cordano, dit Pepe Mujica
2019 – Décès de Doris Day, actrice et chanteuse américaine
2018 – Décès de Margaret Ruth « Margot » Kidder, actrice canadienne (Loïs Lane dans Superman)
2005 – Décès de Eddie Barclay (Édouard Ruault), producteur français de musique
1961 – Décès de Gary Cooper, acteur américain
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Un peu de bonne humeur
Robinson niçois
Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.
Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant : » Oh bonne mère enfin une île ! »
Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.
Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.
Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.
Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?
Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
Green Boots
La dépouille d’un alpiniste anonyme repose dans une cavité rocheuse à 8 500 mètres d’altitude sur l’arête nord-est du mont Everest. Reconnaissable à ses bottes vertes fluorescentes de marque Koflach, ce corps - appelé Green Boots - sert de repère macabre aux expéditions tibétaines depuis près de vingt ans. Il symbolise les dangers extrêmes de la « zone de la mort » et marque la proximité du sommet pour les grimpeurs épuisés.
La majorité des sources identifient Green Boots comme Tsewang Paljor, un alpiniste indien de 28 ans membre de la police frontalière indo-tibétaine (ITBP). En mai 1996, lors d’une violente tempête, Paljor et deux collègues, Tsewang Samanla et Dorje Morup, meurent d’hypothermie dans cette cavité après avoir atteint le sommet. Des témoins japonais confirment avoir croisé ces grimpeurs sans gants, confirmant cette identité.
Le corps disparaît temporairement entre 2014 et 2017, peut-être enfoui sous la neige, avant de réapparaître entouré de pierres. Malgré des tentatives infructueuses pour le retirer, Green Boots demeure un jalon fixe et un rappel tragique des risques mortels de l’Everest. Son image, notamment celle de ses bottes vertes proéminentes, hante l’imaginaire des alpinistes.
