Bonne fête aux Saturnin
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1972 – Commercialisation du jeu vidéo “Pong”
Premier jeu vidéo d’arcade à grand succès, “Pong” marque le début de l’industrie moderne du jeu vidéo. Créé par Atari, il consiste en une simulation de ping-pong simple mais addictive, installée d’abord dans un bar de Californie. Son succès immédiat ouvre la voie à la popularisation des bornes d’arcade et à l’essor du marché du divertissement électronique.
1947 – Massacre de My Trach commis par l’armée française pendant la guerre d’Indochine
Le village de My Trach est attaqué par des soldats français, entraînant la mort de civils vietnamiens. Cet épisode s’inscrit dans un contexte de brutalité croissante du conflit. Longtemps méconnu, le massacre illustre la dureté de la guerre d’Indochine et les tensions entre forces coloniales et populations locales prises dans les affrontements.
1864 – Massacre de Sand Creek par la milice du territoire du Colorado sur un village de Cheyennes et d’Arapahos
À Sand Creek, une milice américaine attaque un campement pourtant considéré comme pacifique. Femmes, enfants et anciens figurent parmi les victimes. Le massacre provoque l’indignation de certaines autorités et alimente de nouvelles vagues de violence dans les guerres indiennes, marquant durablement les relations entre peuples autochtones et États-Unis.
1847 – Massacre de Whitman par des Amérindiens Cayuses et Umatillas
Le docteur Marcus Whitman et plusieurs colons sont tués dans une mission de l’Oregon. Les Cayuses, accusant Whitman d’avoir propagé la rougeole décimant leur population, réagissent violemment. L’événement déclenche la guerre Cayuse, opposant les tribus locales aux colons américains et entraînant une escalade militaire dans la région.
1830 – Insurrection de Varsovie face à l’armée impériale russe
Déclenchée par des officiers polonais, l’insurrection vise à libérer la Pologne de la domination russe. Rapidement soutenu par la population, le soulèvement parvient d’abord à repousser certaines forces impériales. Cependant, le rapport de force défavorable conduit à une répression sévère. L’événement devient un symbole du combat polonais pour l’indépendance.
1814 – The Times est le premier journal imprimé avec une presse typographique à vapeur
Le quotidien londonien adopte la presse de Koenig, mécanisée et plus rapide que les modèles manuels. Cette innovation révolutionne l’impression, accélère la diffusion des journaux et ouvre l’ère de la presse moderne. Elle permet d’augmenter considérablement les tirages, transformant l’accès à l’information au XIXᵉ siècle.
1807 – La famille royale portugaise quitte Lisbonne pour s’exiler au Brésil
Menacée par les troupes napoléoniennes, la cour portugaise traverse l’Atlantique pour s’installer à Rio de Janeiro. Cet exil transforme la colonie en centre politique de l’empire portugais. Le séjour de la monarchie au Brésil contribuera plus tard à l’indépendance du pays et à la modernisation de ses institutions.
1226 – Sacre de Louis IX (Saint Louis) comme nouveau roi
Louis IX, âgé de 12 ans, est sacré roi de France à Reims après la mort de Louis VIII. Sa mère, Blanche de Castille, assure la régence et stabilise le royaume. Le futur “Saint Louis” deviendra l’un des monarques les plus marquants du Moyen Âge, connu pour ses réformes, sa piété et son rôle dans les croisades.
Les naissances et décès notables
1995 – Naissance de Paul Mirabel, humoriste français
1968 – Naissance de Charlotte Valandrey (Anne-Charlotte Pascal), actrice française
2001 – Décès de George Harrison, musicien britannique du groupe The Beatles
1986 – Décès de Cary Grant (Archibald Alexander Leach), acteur américain
1981 – Décès de Natalie Wood (Natalia Nikolaevna Zakharenko), actrice américaine
Recettes, trucs et astuces
Baba à la bière
Couverts : 4 – Préparation : 40 min – Cuisson : 35 min
Ingrédients : 200 g de farine – 200 g de sucre en poudre – 3 oeufs – 1 paquet de levure chimique – 75 g de beurre – 80 g de Chantilly – 25 cl de Leffe blonde – 25 cl d’eau – 25 cl de jus d’orange – 30 à 50 g de zestes d’orange confits – 1 orange – 2 gousses de vanille – 10 g de cannelle – 10 g d’anis étoilé – sel fin – Quelques feuilles de menthe.
- Casser les oeufs dans un saladier, ajouter 100g de sucre en poudre et une bonne pincée de sel. Battre 5 min au fouet puis ajouter peu à peu la farine tamisée et la levure. Faire fondre le beurre à feu très doux sans le chauffer. Le mélanger à la préparation.
- Verser la pâte dans 4 moules à baba préalablement beurrés. Enfourner 25 min environ à 150°C (th.6).
- Pour le sirop, porter à ébullition l’eau et le sucre restant. Ajouter la cannelle, l’anis, et les gousses de vanille. Faire bouillir 7 à 8 min, retirer du feu et ajouter le jus d’orange et la Leffe blonde. Faire réduire de nouveau.
- Pour le montage, disposer au fond de l’assiette le sirop encore chaud. Ouvrir le baba au 3/4 dans le sens de la longueur et disposer la crème Chantilly dedans. Parsemer de zestes d’orange confits. Ajouter deux segments d’orange fraîche et une feuille de menthe.
Un peu d’humour
Un jeune papa discute avec son collègue :
– Mon fils marche depuis quatre mois.
– Oh la la, il doit être loin maintenant.
Un peu de bonne humeur
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
Le portable à table
🤔 J'ai un doute ! Le portable, c'est à droite ou à gauche de l'assiette ?
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004
Savais-tu ?
On est loin d’avoir épuisé le pétrole mondial
Une idée très répandue veut que le prix du pétrole augmente mécaniquement à mesure que les réserves diminuent. La réalité est plus subtile, presque paradoxale : lorsque le prix du pétrole monte, les réserves exploitables peuvent elles aussi augmenter.
Tout dépend, en fait, de ce que l’on appelle un « stock de pétrole ».
La quantité totale de pétrole présente dans le sous-sol terrestre diminue bien à mesure que nous la brûlons dans les moteurs, les chaudières ou les usines. À l’échelle humaine, ce pétrole ne se reconstitue pas : sa formation naturelle demande des millions d’années. Mais les réserves pétrolières ne désignent pas tout le pétrole existant sous terre. Elles correspondent à la part que l’on peut extraire avec les techniques disponibles, dans des conditions économiquement rentables.
Or, un gisement n’est presque jamais exploité jusqu’à la dernière goutte. Une partie du pétrole demeure prisonnière de la roche, trop profonde, trop visqueuse, trop dispersée ou simplement trop coûteuse à récupérer. Tant que son extraction coûte davantage que ce qu’elle rapporte, elle n’est pas comptabilisée comme une réserve rentable : elle reste dans le sous-sol, en attente de jours meilleurs.
Si le prix du baril augmente, l’équation change. Des gisements auparavant jugés trop chers deviennent exploitables. On peut alors investir dans des forages plus complexes, injecter de l’eau, du gaz ou de la vapeur pour extraire davantage de pétrole, ou développer des ressources dites « non conventionnelles », comme les sables bitumineux et le pétrole de schiste.
C’est notamment ce mécanisme qui a permis l’essor spectaculaire de la production américaine de pétrole de schiste. Pendant longtemps, ces hydrocarbures étaient connus, mais leur extraction demeurait trop coûteuse. La hausse des prix, associée aux progrès techniques — forage horizontal et fracturation hydraulique — a fini par rendre leur exploitation rentable à grande échelle.
Autrement dit, la planète ne crée pas du pétrole supplémentaire lorsque le baril devient cher. En revanche, une hausse des prix transforme du pétrole déjà connu, mais auparavant inaccessible ou non rentable, en pétrole compté parmi les réserves exploitables.
Cela ne signifie pas que le pétrole soit une ressource infinie, ni que son extraction puisse progresser sans limites. Les nouveaux gisements sont souvent plus coûteux, plus difficiles à exploiter et plus lourds sur le plan environnemental. Mais cela explique pourquoi les estimations de réserves mondiales peuvent augmenter alors même que l’humanité continue de consommer du pétrole chaque jour : ce ne sont pas les molécules qui se multiplient, c’est la part économiquement récupérable qui s’élargit.
Il est pas beau ce monde ! 😏
Astuce
Un bougeoir original avec de vieux couverts

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.
Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.
Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.
Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.
Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.
N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.
Un instant en ce bas monde

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.
Ce petit rien qui devient vite un tout.
Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.
Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.
Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.
C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.
Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !
Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »
La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
