Bonne fête aux Donald
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2018 – 2ème victoire en coupe du monde de l’équipe de France de football
Le 15 juillet 2018, la France remporte sa deuxième Coupe du Monde en battant la Croatie 4-2 en finale au stade Loujniki de Moscou. Kylian Mbappé, âgé de dix-neuf ans, devient le deuxième joueur après Pelé à marquer en finale d’un Mondial à cet âge. Cette victoire, célébrée par des millions de Français, consacre une génération dorée emmenée par Mbappé, Griezmann et Pogba.
2006 – Lancement de Twitter
Le 15 juillet 2006, Jack Dorsey publie le premier tweet de l’histoire et lance officiellement la plateforme Twitter. Ce réseau social fondé sur des messages courts de cent quarante caractères révolutionne la communication en ligne et devient un outil incontournable de l’information en temps réel, du débat politique et de la culture populaire mondiale. Racheté par Elon Musk en 2022, il est rebaptisé X.
1914 – Promulgation de la loi créant l’impôt général sur le revenu
Le 15 juillet 1914, la France promulgue la loi instituant l’impôt général sur le revenu, après des décennies de débats parlementaires acharnés. Présenté comme un impôt juste et progressif, il entre en vigueur dans un contexte particulièrement tendu, quelques jours seulement avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, qui en accélérera l’acceptation par l’opinion publique.
1889 – Abaissement de 5 à 3 ans du service militaire en France
Le 15 juillet 1889, une loi réduit la durée du service militaire obligatoire de cinq à trois ans en France. Cette réforme, portée par le général Boulanger, étend parallèlement le principe de l’universalité du service, supprimant la plupart des exemptions jusque-là accordées notamment aux enseignants et aux séminaristes. Elle vise à moderniser et démocratiser l’armée républicaine française.
1868 – Découverte du Phylloxéra par Félix Sahut, Jules-Emile Planchon et Gaston Bazille
Le 15 juillet 1868, les botanistes français Jules-Émile Planchon et Gaston Bazille, accompagnés de Félix Sahut, identifient dans le Gard le phylloxéra, minuscule puceron ravageur originaire d’Amérique du Nord responsable de la destruction massive des vignobles français. Ce fléau anéantira les deux tiers du vignoble européen avant que le greffage sur porte-greffe américain ne permette de sauver la viticulture.
1834 – Fin de l’inquisition espagnole
Le 15 juillet 1834, la reine régente Marie-Christine d’Espagne signe le décret abolissant définitivement l’Inquisition espagnole, institution fondée en 1478 sous les Rois Catholiques. Pendant plus de trois siècles, ce tribunal ecclésiastique avait pourchassé hérétiques, juifs et musulmans convertis. Déjà suspendue à plusieurs reprises, son abolition définitive marque la fin d’une ère sombre de l’histoire espagnole.
1815 – Reddition de Napoléon Bonaparte à bord du HMS Bellerophon
Le 15 juillet 1815, Napoléon Bonaparte se rend aux Britanniques en montant à bord du HMS Bellerophon au large de Rochefort, après l’échec des Cent-Jours et la défaite de Waterloo. Il espérait obtenir l’asile en Angleterre, mais sera exilé à Sainte-Hélène, île isolée de l’Atlantique Sud, où il mourra en 1821. Cette reddition marque la fin définitive de l’épopée napoléonienne.
1806 – Début de l’expédition Pike
Le 15 juillet 1806, le lieutenant américain Zebulon Pike quitte Saint-Louis avec une vingtaine d’hommes pour explorer les territoires du sud-ouest récemment acquis par les États-Unis via l’achat de la Louisiane. Son expédition, qui le mènera jusqu’au Colorado et au Nouveau-Mexique, contribue à la cartographie et à la connaissance des vastes territoires de l’Ouest américain, encore largement inconnus.
1804 – 1ère remise de légions d’honneur par Napoléon Ier
Le 15 juillet 1804, Napoléon Ier préside la première cérémonie de remise de la Légion d’honneur aux Invalides à Paris. Créé par la loi du 19 mai 1802, cet ordre national récompense les mérites militaires et civils éminents rendus à la France. Napoléon y voit un puissant instrument de fidélisation des élites. La Légion d’honneur reste aujourd’hui la plus haute distinction honorifique française.
1533 – Le prévôt des marchands Pierre Violle pose la première pierre de l’hôtel de ville de Paris
Le 15 juillet 1533, le prévôt des marchands Pierre Violle pose solennellement la première pierre de l’hôtel de ville de Paris, sur la place de Grève. Conçu par les architectes italiens Domenico da Cortona puis Boccador, ce bâtiment de style Renaissance mettra plus d’un siècle à s’achever. L’édifice actuel est une reconstruction après l’incendie qui détruisit l’original lors de la Commune en 1871.
Les naissances et décès notables
1976 – Naissance de Diane Kruger, actrice allemande
1963 – Naissance de Brigitte Nielsen, actrice danoise
1961 – Naissance de Forest Whitaker, acteur américain
1959 – Naissance de Vincent Lindon, acteur français
1606 – Naissance de Rembrandt, peintre néerlandais
1997 – Décès de Gianni Versace, grand couturier italien
1940 – Décès de Robert Wadlow, l’homme le plus grand du monde
1907 – Décès de Eugène Poubelle, homme politique français
1904 – Décès de Anton Tchekhov, écrivain russe
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Education sexuelle dans le grand monde
Une lady dit à son époux :
– Darling, Jeremy va avoir seize ans. Il faut l’informer des mystères de la vie, c’est à vous de le faire. Mais c’est un enfant sensible. Alors parlez-lui des abeilles, des pigeons, des chevaux…
– Entendu, my dear.
Et le duc va voir son fils :
– Jeremy, vous vous souvenez de ce que nous avons fait à Londres la semaine dernière avec ces deux charmantes personnes ?
Eh bien, votre mère vous fait dire que pour les abeilles, les pigeons et les chevaux, c’est pareil.
Elle a toujours raison
📊😐 Une étude récente montre que 9 hommes sur 10 admettent que leur femme a toujours raison.
🤔 Aucune trace du 10ème.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
Jeanne de Belleville, la Tigresse Bretonne
Impossible d’évoquer la ville de Clisson, située en Loire-Atlantique près de Nantes, sans conter la vie extraordinaire - et quelque peu romancée aujourd'hui - de Jeanne de Belleville, noble poitevine née vers 1300, épouse en secondes noces d’Olivier IV de Clisson, puissant seigneur breton. Ce dernier s’engage dans la guerre de Succession de Bretagne au sein de la Guerre de Cent Ans. En 1343, Philippe VI le fait arrêter à Paris pour trahison présumée envers les Anglais, le torture, le décapite et expose sa tête au public.
Refusant catégoriquement de se soumettre, Jeanne subit un bannissement total et voit l'ensemble de ses biens confisqués par la couronne française. Déterminée à venger son époux, elle vend ses possessions restantes pour équiper une petite flotte de trois navires, dont son bâtiment amiral baptisé Ma Vengeance. Elle s'établit en Angleterre sous la protection d'Édouard III, allié naturel contre la France, et lance une impitoyable guerre de course dans la Manche, ciblant systématiquement les navires marchands et les bâtiments royaux français. Pendant neuf mois intenses, elle pille sans relâche, massacrant souvent les équipages ennemis avec une cruauté légendaire, ce qui lui vaut les surnoms terrifiants de « Lionne sanglante » ou « Tigresse bretonne ». Ses raids semaient la terreur le long des côtes, faisant d'elle la première femme pirate documentée de l'histoire européenne.
Ses raids s’interrompent brutalement après la perte successive de ses navires lors d'une tempête dévastatrice dans la Manche ; elle échappe de justesse à la mort en s'échappant dans une fragile barque ouverte avec deux de ses fils, dont l'un, épuisé par le froid et la faim, succombe tragiquement en cours de route. Recueillie in extremis sur les côtes anglaises, elle trouve refuge sous la protection bienveillante d'Édouard III, qui l'accueille comme une alliée vengeresse, et se retire dans un manoir du Yorkshire où elle vit discrètement jusqu'à sa mort vers 1359, probablement à Hennebont en Angleterre. Son fils aîné, Olivier V de Clisson, parvient plus tard à laver l'honneur familial, récupère les biens ancestraux confisqués et gravit les échelons jusqu'à devenir connétable de France, marquant ainsi la résilience de la lignée Clisson.
Astuce
Du sel dans le thé
Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com
