Je soutiens le projet

14 AOÛT

Bonne fête aux Evrard

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2018 – L’effondrement du pont autoroutier Morandi, à Gênes, cause la mort de 43 personnes

Le 14 août 2018, le viaduc Morandi, section de l’autoroute A10 surplombant un quartier résidentiel de Gênes, s’effondre sous une pluie torrentielle, précipitant des dizaines de véhicules dans le vide. Quarante-trois personnes périssent dans la catastrophe. Cet effondrement, attribué à des défauts d’entretien chroniques, provoque une crise politique majeure en Italie et relance le débat sur l’état vieillissant des infrastructures routières européennes.

2003 – Blackout en Amérique du nord

Le 14 août 2003, la plus grande panne d’électricité de l’histoire de l’Amérique du Nord prive de courant plus de cinquante-cinq millions de personnes dans le nord-est des États-Unis et au Canada, dont les mégapoles de New York, Toronto et Detroit. Déclenchée par une surcharge en cascade du réseau électrique américain, cette panne plonge des millions de citadins dans l’obscurité pendant jusqu’à deux jours, paralysant transports, communications et économie et causant une dizaine de morts.

1979 – Une tempête fait 15 morts parmi les concurrents de la course du Fastnet

Le 14 août 1979, une violente tempête aux vents de force 11 s’abat sur la mer d’Irlande durant la course du Fastnet, régate de sept cent trente kilomètres reliant Cowes à Cowes via le rocher irlandais du Fastnet. Sur trois cent trois bateaux engagés, vingt-quatre coulent ou sont abandonnés. Quinze marins et cinq membres des équipes de sauvetage périssent. Cette catastrophe, la plus meurtrière de l’histoire de la voile de compétition, entraîne une révision complète des règles de sécurité en course au large.

1971 – Indépendance de Bahreïn

Le 14 août 1971, l’émirat de Bahreïn proclame son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni, mettant fin à un protectorat britannique instauré en 1820. Cet archipel du golfe Persique, composé de trente-trois îles, avait été courtisé par l’Iran qui revendiquait sa souveraineté historique sur le territoire. Un référendum organisé sous l’égide de l’ONU avait confirmé le souhait des Bahreïniens de disposer d’un État indépendant. Le 14 août est aujourd’hui la fête nationale du pays.

1947 – Indépendance du Pakistan

Le 14 août 1947, le Pakistan accède à l’indépendance, se séparant de l’Inde britannique pour former un État à majorité musulmane. Cette partition, décidée par les autorités britanniques dans la précipitation, provoque l’un des plus grands déplacements de population de l’histoire avec quatorze millions de personnes contraintes de fuir, et des violences intercommunautaires entre hindous, musulmans et sikhs qui font entre deux cent mille et deux millions de morts selon les estimations.

1941 – Dans la Charte de l’Atlantique, Roosevelt et Churchill réaffirment comme principes des relations internationales

Le 14 août 1941, le président américain Franklin Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill signent à bord du HMS Prince of Wales au large de Terre-Neuve la Charte de l’Atlantique, déclaration commune définissant les grands principes devant régir les relations internationales après la guerre. Ce texte fondateur, qui proclame le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le refus des annexions territoriales par la force, préfigure la future Charte des Nations Unies de 1945.

1901 – Instauration du certificat de capacité, ancêtre du permis de conduire en France

Le 14 août 1901, un décret instaure en France le certificat de capacité pour la conduite des automobiles, premier ancêtre du permis de conduire. Ce document, délivré par les préfectures après un examen de conduite et de connaissance mécanique, vise à réguler la circulation croissante des véhicules à moteur sur les routes françaises. Il ne concerne d’abord que les voitures de plus de trois chevaux et préfigure le permis de conduire moderne instauré en 1922.

1791 – Début de la cérémonie vaudou du Bois-Caïman qui déclenche la Révolution haïtienne

Le 14 août 1791, dans la forêt du Bois-Caïman au nord de Saint-Domingue, le prêtre vaudou Dutty Boukman préside une cérémonie nocturne rassemblant des esclaves de plusieurs plantations. Ce rite fondateur scelle un pacte de révolte collective qui déclenche le 22 août suivant le soulèvement général des esclaves de Saint-Domingue. Cette insurrection, unique dans l’histoire, aboutit en 1804 à la proclamation de la République d’Haïti, premier État noir indépendant du monde.

Les naissances et décès notables

1983 – Naissance de Mila Kunis, actrice américano-ukrainienne
1974 – Naissance de Tomer Sisley, humoriste et acteur français
1973 – Naissance de Romane Bohringer, actrice française
1966 – Naissance de Halle Berry, actrice américaine
1966 – Naissance de David Hallyday, musicien et chanteur français
1963 – Naissance d’Emmanuelle Béart, actrice française

2024 – Décès de Gena Rowlands, actrice américaine
1988 – Décès de Enzo Ferrari, pilote automobile et industriel italien, fondateur de l’entreprise Ferrari



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Bien écouter sa femme

😳 Ma femme me dit que si je ne ferme pas cet ordi pour l'aider à faire la vaisselle, elle va m'écraser la face sur le clavier.

😠 Sérieux ! Qui est le patron ici ? Elle va devoir comprendre que dfvmlzouxc;:,nsdsdkj,;n:xcazazé" ('"àçsdfmljklkj"'çà)é"'çàé";: klsjdmlsjkdsdsdx;sq<w;,::za'"(

 

Autres brèves de comptoir

😏 «Le spermatozoïde, s'il savait qu'il allait faire un gosse, peut-être qu'il irait pas».

🤨 «Les esclaves au moins, ils avaient du boulot!»

🥴 «Il faudrait qu'à l'auto-école, on nous apprenne à conduire bourrés, on apprend bien la conduite sur glace».

Gare aux cachalots ! – 1

Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.

Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.

Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.

Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004

Lien vers la page

Savais-tu ?

« Rosbifs » et « Froggies »

Les Français appellent les Anglais « rosbifs » et les Anglais appellent les Français « froggies » : derrière ces deux sobriquets se cache une longue histoire de rivalités, de moqueries et de stéréotypes culinaires.

Le terme « rosbif » vient du plat emblématique britannique, le roast beef, ce bœuf rôti que les Français découvrent au XVIIIᵉ siècle. Dans un contexte de guerres et d’anglophobie, le mot devient rapidement une insulte : il désigne d’abord la viande, puis l’Anglais lui‑même, gros mangeur de chair rôtie. On se moque aussi de son teint qui rougit au soleil comme une pièce de bœuf mal cuite. Aujourd’hui, « rosbif » sonne encore comme une taquinerie familière, plus affectueuse que vraiment méchante.

Du côté anglais, « froggy » (petite grenouille) renvoie d’abord à l’image des Français « mangeurs de grenouilles », un plat perçu comme exotique et un peu répugnant outre‑Manche. Mais l’origine remonte aussi à Paris : un quartier marécageux plein de grenouilles, « La Grenouillère », où vivait un petit peuple au langage jugé rustre. Les nobles français en exil à Londres reprennent ce surnom pour ridiculiser les révolutionnaires, et les Britanniques l’étendent alors à tous les Français. Comme « rosbif », « froggy » oscille aujourd’hui entre insulte légère et clin d’œil entre voisins.

Deux mots, deux caricatures, mais une même histoire : celle de deux nations qui adorent se détester.

Lien vers la page

Astuce

Corriger un plat trop salé

Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !... PLAF... VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras... PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Lien vers la page

Espace lecture

Le corbeau – Edgar Allan Poe

Traduction par Charles Baudelaire (1871)

Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »

Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.

Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »

Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !

Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.

Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »

Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.

Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !

Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »

Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !

Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !

Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !

Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !

Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d'Edgar Allan Poe, l'auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.

Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.

À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».

Lien vers la page