Bonne fête aux Elisabeth
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2019 – Apparition officielle du SARS-CoV-2, coronavirus responsable de la Covid-19, à Wuhan, en Chine
Les autorités sanitaires chinoises identifient un nouveau coronavirus chez plusieurs patients atteints de pneumonies atypiques. Le SARS-CoV-2 se révélera hautement contagieux et à l’origine d’une pandémie mondiale. L’épisode marque le début d’une crise sanitaire planétaire qui bouleversera systèmes de santé, économies et modes de vie.
2018 – En France, début du mouvement des “Gilets jaunes”
Né d’une contestation contre la hausse des taxes sur les carburants, le mouvement évolue rapidement vers une critique plus large du pouvoir d’achat et de la représentation politique. Les rassemblements, souvent massifs, se déroulent chaque samedi. Le mouvement devient un symbole de colère sociale et de revendication de justice fiscale.
1970 – Brevet attribué à Douglas Engelbart pour la première souris informatique
Douglas Engelbart, pionnier de l’informatique interactive, obtient le brevet de ce dispositif révolutionnaire. La souris, initialement en bois, permet de manipuler un curseur sur l’écran, ouvrant la voie à l’interface graphique moderne. Son invention transformera l’usage des ordinateurs et démocratisera leur accès auprès du grand public.
1888 – Mise en service du Gymnote, premier sous-marin torpilleur à moteur électrique français
Le Gymnote, conçu par Gustave Zédé et Henri Dupuy de Lôme, entre officiellement en service. Innovant, il est entièrement propulsé par l’électricité et préfigure les futurs sous-marins militaires. Ses essais démontrent la faisabilité de la propulsion électrique sous-marine et renforcent le rôle stratégique de ces navires.
1869 – Inauguration du canal de Suez, en Égypte
Après dix ans de travaux dirigés par Ferdinand de Lesseps, le canal reliant la mer Méditerranée à la mer Rouge est inauguré. Il révolutionne le commerce mondial en raccourcissant considérablement les routes maritimes entre l’Europe et l’Asie. Son importance stratégique et économique sera immense, jusqu’à nos jours.
1720 – Jack Rackham, pirate britannique, est condamné à mort
Le pirate Jack « Calico Jack » Rackham est jugé en Jamaïque après sa capture par la marine britannique. Connu pour son pavillon orné d’un crâne et de sabres croisés, il est aussi célèbre pour la présence de deux femmes pirates dans son équipage : Anne Bonny et Mary Read. Sa condamnation marque la fin d’une figure emblématique de l’âge d’or de la piraterie.
1558 – Élisabeth Ire devient reine d’Angleterre
À la mort de sa demi-sœur Marie Tudor, Élisabeth accède au trône et inaugure l’ère élisabéthaine. Son long règne apporte stabilité religieuse, expansion maritime et essor culturel, notamment avec Shakespeare. Elle établit durablement l’anglicanisme et forge l’identité d’une Angleterre devenue puissance européenne majeure.
Les naissances et décès notables
1966 – Naissance de Sophie Marceau, actrice française
1944 – Naissance de Danny DeVito, acteur américain
1942 – Naissance de Martin Scorsese, réalisateur américain
1930 – Naissance de Arlette Gruss, artiste de cirque française
1749 – Naissance de Nicolas Appert, inventeur français
9 – Naissance de Vespasien, empereur romain
1917 – Décès d’Auguste Rodin, sculpteur français
Un peu d’humour
« Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue. » – Jules Renard
Un peu de bonne humeur
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Un peu de français
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
« Taudis » ?
Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.
Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.
Savais-tu que...
Colonisation française du Mississippi
< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.
Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.
L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.
