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27 NOVEMBRE

Bonne fête aux Séverin

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1963 – Sortie en France du film Les Tontons flingueurs
Réalisé par Georges Lautner, d’après un roman d’Albert Simonin, le film devient culte grâce à ses dialogues signés Michel Audiard. Cette comédie policière, portée par Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche, mélange humour, action et répliques devenues légendaires. Initialement accueilli modestement, il s’impose ensuite comme un classique du cinéma français.

1942 – Sabordage de la flotte française à Toulon
Pour empêcher la capture de la flotte par l’Allemagne nazie après l’invasion de la zone libre, l’amirauté française ordonne l’auto-destruction des navires stationnés à Toulon. Plus de 70 bâtiments, dont plusieurs cuirassés et sous-marins, sont sabordés. Ce geste marque la volonté de l’armée française de refuser toute collaboration militaire avec les nazis.

1895 – Testament d’Alfred Nobel instituant les prix Nobel
Inventeur de la dynamite, Alfred Nobel rédige un testament où il lègue presque toute sa fortune à la création de récompenses destinées à honorer des contributions majeures à l’humanité dans les domaines de la paix, des sciences, et de la littérature. Cette décision, inattendue, vise à laisser un héritage positif face à la mauvaise réputation de ses inventions explosives.

1857 – Décès d’Ada Lovelace, pionnière de l’informatique
Mathématicienne britannique, fille de Lord Byron, Ada Lovelace collabora avec Charles Babbage sur la machine analytique. Elle rédige le premier programme destiné à être exécuté par une machine, ce qui en fait la première programmeuse de l’histoire. Visionnaire, elle entrevoit le potentiel immense du calcul automatique au-delà des simples mathématiques.

1826 – Invention des allumettes à friction par John Walker
Le chimiste anglais John Walker met au point les premières allumettes modernes, en enduisant une tige de bois de composés inflammables s’enflammant par friction. Leur commercialisation révolutionne l’usage du feu domestique, rendant l’allumage rapide, simple et sûr. Malgré son invention majeure, Walker refusera de la breveter.

1674 – Exécution des membres du complot de Latréaumont
Le chevalier de Latréaumont et ses complices projetaient d’établir une république en Normandie, soutenus par l’Espagne et en profitant du mécontentement contre l’autorité royale. Découverts et arrêtés, ils sont exécutés à Paris. Ce complot illustre les oppositions politiques au règne de Louis XIV et la fragilité des équilibres diplomatiques de l’époque.

Les naissances et décès notables

1965 – Naissance de Rachida Dati, femme politique française
1942 – Naissance de James Marshall « Jimi » Hendrix, musicien américain
1941 – Naissance de Aimé Jacquet, entraîneur de football français
1940 – Naissance de Bruce Lee, réalisateur, acteur, producteur, scénariste américain

2014 – Décès de Phyllis Dorothy « P.D. » James, auteure de romans policiers britannique
1940 – Décès de Henri Guillaumet, aviateur français
1934 – Décès de Baby Face Nelson, braqueur de banque et assassin américain
1857 – Décès de Ada Lovelace, pionnière des sciences informatiques
1252 – Décès de Blanche de Castille, princesse espagnole, épouse de Louis VIII de France
511 – Décès de Clovis, roi des Francs

Recettes, trucs et astuces

Parmentier de boudin aux deux pommes

Couverts : 4 – Préparation : 20 min – Cuisson : 55 min

Ingrédients : 250 g de boudin noir – 500 g de pommes de terre Marabel – 500 g de pommes Boskoop – 2 oignons blancs – Chapelure brune – 40 g de beurre – 20 g de sucre – 40 g de crème fraîche – Thym – 1 pincée de curcuma – Huile d’olive – Fleur de sel – Salade mélangée

  1. Peler les pommes de terre et les cuire dans de l’eau bouillante pendant 30 min. Les passer au moulin à légumes pour réaliser une purée. Saler, poivrer et ajouter une pincée de curcuma. Incorporer la crème et le beurre tout en remuant.
  2. Faire suer les oignons blancs sans coloration avec une noix de beurre et l’huile d’olive. En cours de cuisson, ajouter le sucre. Saler et poivrer.
  3. Tailler les pommes en gros dés. Les faire cuire avec le reste de beurre dans une casserole à feu doux jusqu’à obtention d’une compotée. Ajouter une pincée de sel.
  4. Poêler les boudins à feu moyen. Après cuisson, les ouvrir en deux et récupérer la chaire à l’aide d’une cuillère. La mélanger aux oignons et ajouter le thym selon sa convenance.
  5. Dans un plat à gratin, monter le parmentier par couches successives : purée de pommes de terre, boudin et compote de pommes. Terminer par la chapelure.
  6. Enfourner à 180°C (th.6) pendant 15 min. Servir avec une salade mélangée.

Un peu de bonne humeur

Château et fantôme

Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :

– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?

– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.

 

Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou

Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.

 

Gare aux cachalots ! – 1

Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.

Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.

Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.

Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.