Bonne fête aux Constant
Les évènements notables
1984 – Premières Journées du patrimoine
Le 23 septembre 1984 se tiennent en France les premières Journées du patrimoine, une initiative lancée par le ministère de la Culture sous Jack Lang. Elles visent à ouvrir gratuitement au public des monuments et bâtiments d’ordinaire fermés. Le succès est tel que l’événement devient annuel et s’internationalise dès 1991 avec la création des Journées européennes du patrimoine.
1943 – Fondation de la République sociale italienne par Benito Mussolini
Le 23 septembre 1943, Benito Mussolini, libéré par les Allemands après sa chute, proclame la République sociale italienne (RSI), aussi appelée République de Salò. Régime satellite du IIIe Reich, installé dans le nord de l’Italie, la RSI symbolise la collaboration italienne avec Hitler jusqu’à la fin de la guerre en 1945, marquée par la capture et l’exécution de Mussolini.
1932 – Création de l’Arabie saoudite, par la fusion du Nejd et du Hedjaz
Le 23 septembre 1932, le roi Abdelaziz Ibn Saoud proclame la naissance du royaume d’Arabie saoudite, unifiant le Nejd et le Hedjaz. Cette fondation marque la consolidation de son pouvoir après plusieurs décennies de conquêtes. Le pays devient un acteur majeur du monde musulman et, après la découverte du pétrole, un acteur central de l’économie mondiale. Cette date est la fête nationale saoudienne.
1920 – Alexandre Millerand devient président de la République française
Le 23 septembre 1920, Alexandre Millerand, président du Conseil et ministre, est élu président de la République française par le Parlement. Ancien socialiste réformiste devenu modéré, il marque son mandat par des tensions avec les institutions et sa volonté de renforcer l’exécutif. Contesté, il démissionnera en 1924, cédant la place à Gaston Doumergue.
1913 – Roland Garros réussit la 1ère traversée aérienne sans escale de la Méditerranée
Le 23 septembre 1913, l’aviateur français Roland Garros relie Fréjus à Bizerte (Tunisie) en 7 h 53 à bord de son monoplan Morane-Saulnier. Cette traversée historique de la Méditerranée, réalisée sans escale, démontre les progrès spectaculaires de l’aviation et fait de Garros une figure emblématique de l’aéronautique. L’aéroport de Paris-Orly portera plus tard son nom.
1895 – Création du syndicat français de la Confédération générale du travail (CGT)
Le 23 septembre 1895, à Limoges, plusieurs fédérations ouvrières et bourses du travail s’unissent pour créer la Confédération générale du travail (CGT). Le syndicat, qui deviendra l’un des plus puissants de France, se fixe pour objectif la défense des droits des travailleurs et la lutte contre le patronat. Il jouera un rôle central dans les grandes mobilisations sociales du XXe siècle.
1459 – Bataille de Blore Heath, 1er affrontement majeur de la guerre des Deux Roses
Le 23 septembre 1459, la bataille de Blore Heath, dans le Staffordshire, oppose les partisans de la maison d’York à ceux de la maison de Lancastre. Victoire des Yorkistes, ce premier grand affrontement inaugure une série de guerres civiles pour la couronne d’Angleterre. Ces luttes dynastiques dureront près de trente ans, jusqu’à l’avènement des Tudor en 1485.
Dans le calendrier républicain, le 23 septembre correspond au 2 vendémiaire mais aussi au jour du safran.
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
A l’arrière d’une voiture avec une blonde
Une blonde est avec son copain dans une voiture garée à l’abri des regards indiscrets. Ils s’embrassent tendrement quand le garçon lui propose :
- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?
La blonde fait la moue, et refuse l’invitation. Le garçon, courtois, ne brusque pas les choses. Les 2 amoureux repartent de plus belle dans des embrassades sans fin…
Au bout de quelque temps, le garçon réitère sa proposition :
- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?
La blonde ne semble décidément pas d’accord. Le garçon reste dubitatif, car tout se passe bien et il ne comprend pas les motifs de son refus. Il lui demande :
- Mais pourquoi ne veux-tu pas aller sur la banquette arrière?
La blonde lui répond :
- Parce que je préfère rester avec toi !!!
Un Président à l’écoute
Le président se rend dans un petit village très pauvre de Lozère et demande au maire quelles sont les trois priorités de la commune.
Le maire répond :
- La première, c’est notre hôpital. Le bâtiment est là, mais il n’y a plus de médecins.
Le Président sort son téléphone, passe un appel et annonce :
- C’est réglé. D’ici quinze jours, cinq médecins seront affectés ici.
- La deuxième, ce sont nos routes. Elles sont défoncées.
Il reprend son téléphone, échange quelques mots et déclare :
- C’est réglé. Les travaux commenceront dès le mois prochain.
Puis il demande :
- Et la troisième ?
Le maire répond :
- La troisième, ce sont les téléphones portables.
- Quel est le problème ?
- Ici… il n’y a pas de réseau.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
« Sabir » ?
Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.
Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).
Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.
Astuce
Prolonger les fleurs coupées
Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».
Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com
