Bonne fête aux Dimitri
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1965 – 1er passage à la télévision française, pour la chanteuse Mireille Mathieu
Invitée dans l’émission “Télé-Dimanche”, Mireille Mathieu impressionne par sa voix puissante et son style rappelant Édith Piaf. Ce passage lance sa carrière fulgurante, faisant d’elle l’une des chanteuses françaises les plus populaires.
1946 – Parution du roman J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
Publié sous pseudonyme (Vernon Sullivan), le livre choque par son contenu violent et érotique. Il devient un best-seller, provoquant scandale et procès. Boris Vian y dénonce l’hypocrisie raciale et morale de la société.
1945 – Publication du 1er numéro du magazine Elle
Fondé par Hélène Lazareff, Elle vise un lectorat féminin moderne en proposant mode, culture, vie pratique et engagement social. Le magazine devient rapidement une référence internationale de la presse féminine.
1922 – Rebecca Latimer Felton devient la 1ère femme à accéder au Sénat des États-Unis
Nommée temporairement en Géorgie, Felton entre symboliquement au Sénat, ouvrant la voie aux femmes en politique américaine. Elle a 87 ans au moment de sa nomination, établissant aussi un record de longévité parlementaire.
1921 – L’Endurance, goélette de l’expédition Shackleton, sombre dans la mer de Weddell
Prisonnier des glaces depuis 1915, le navire finit broyé par la banquise. Shackleton et son équipage survivront à une épopée mythique de plusieurs mois, devenant l’un des récits les plus célèbres de l’exploration polaire.
1920 – Bloody Sunday durant la guerre d’indépendance irlandaise
À Dublin, l’IRA abat des agents britanniques au matin. En représailles, l’armée et la police ouvrent le feu dans un stade durant un match de football gaélique, faisant 14 morts. L’événement marque une escalade de la violence du conflit.
1916 – Violet Jessop et Arthur John Priest victimes d’un naufrage… encore
Rescapés du Titanic et du Britannic, Jessop, infirmière, et Priest, marin, survivent une nouvelle fois à un naufrage. Cette incroyable série alimente leur légende comme les “survivants insubmersibles” de l’histoire maritime.
1831 – 1ère révolte des Canuts
Les ouvriers tisserands lyonnais se soulèvent pour obtenir un salaire minimum face à l’exploitation croissante. La révolte, sévèrement réprimée, est l’un des premiers grands mouvements ouvriers de l’époque industrielle.
1783 – Au-dessus de Paris, 1er vol officiel habité en montgolfière
Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlandes s’envolent dans l’aérostat conçu par les frères Montgolfier. Le vol dure environ 25 minutes et parcourt près de 9 km, marquant la naissance de l’aviation humaine.
1620 – Signature du Mayflower Compact
À bord du Mayflower, les colons pèlerins établissent un accord de gouvernance collective. Ce texte fondateur, basé sur la loi et le consentement, est considéré comme une préfiguration de la démocratie américaine.
1430 – Jean de Luxembourg vend Jeanne d’Arc aux Anglais
Capturée à Compiègne, Jeanne d’Arc est vendue contre rançon. Les Anglais l’emprisonnent et la jugent pour hérésie. Cette transaction scelle le destin de l’héroïne, qui sera brûlée à Rouen l’année suivante.
Les naissances et décès notables
1965 – Naissance de Björk, chanteuse et comédienne islandaise
1948 – Naissance de Daniel Guichard, chanteur français
2018 – Décès de Nicolas le Jardinier, journaliste français
Un peu d’humour
🤔 Pourquoi le croco est en prison ?
Parce que le crocro deal 😉
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Maladie mortelle
😧 Attention !
Sexuellement transmissible avec un taux de mortalité de 100%, sachez que la vie tue.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
« Antiquaire » / « Brocanteur » ?
Un antiquaire vend au présent des objets qui ont en général plus de cent ans, possèdent une vraie valeur artistique ou historique, et il les sélectionne avec soin, les authentifie grâce à ses connaissances en histoire de l’art, peut les restaurer et délivrer des certificats d’authenticité dans le cadre d’une boutique ou d’un stand spécialisé où il agit presque comme un conservateur privé du patrimoine.
Un brocanteur, lui, vend au présent surtout des biens d’occasion et de seconde main, pas forcément anciens ni rares, qu’il chine dans les maisons, les débarras, les vide-greniers ou en ligne, puis qu’il revend en l’état sur les brocantes, marchés aux puces ou petites boutiques, en mettant l’accent sur le réemploi et les petits prix plutôt que sur l’authentification et la restauration.
Sur le plan juridique et fiscal, la loi classe au présent comme « antiquités » les objets de plus de cent ans, soumis à un régime spécifique, tandis que ce que vend le brocanteur entre au présent dans la catégorie générale des « biens d’occasion », avec des règles plus simples, ce qui renforce la différence entre ces deux métiers.
