Bonne fête aux Fiacre
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JE DÉCOUVRESommaire
Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !
PLAF
VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...
…PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !
Un peu de bonne humeur
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004
Savais-tu ?
La Fontaine, conteur érotique
Jean de La Fontaine est peu connu pour avoir écrit à ses débuts bien des histoires érotiques, sous forme de contes libertins et grivois comme les Contes et nouvelles en vers. Ces textes, publiés dans les années 1660, adoptent un ton osé et licencieux qui lui vaut une réputation sulfureuse dans certains milieux.
Ces contes ne constituent pas l’essentiel de son œuvre mais lui assurent tout de même un début de notoriété dans les cercles littéraires et libertins avant d’être vraiment reconnu pour ses fables. Pour pouvoir candidater à l’Académie française, La Fontaine renie publiquement ces écrits jugés indécents, préférant miser sur les Fables, à partir de 1668, qui surpassent largement les contes en popularité et en impact universel.
Avant ces contes de 1664-1665, La Fontaine publie des œuvres comme la comédie L’Eunuque (1654), le poème Adonis (1658) ou Le Songe de Vaux (1659), qui connaissent un succès très limité ou passent inaperçus. Ces textes précoces ne le font pas connaître publiquement ; ce sont précisément les contes érotiques qui marquent son premier vrai triomphe littéraire.

