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4 JUILLET

Bonne fête aux Florent

Naissance de Gina Lollobrigida

Gina Lollobrigida naît le 4 juillet 1927 à Subiaco, un village pittoresque du Latium, en Italie. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour les arts et la scène. Dans l’Italie d’après-guerre, elle fait ses premiers pas au cinéma, d’abord dans des rôles modestes, mais son talent et sa beauté magnétique ne tardent pas à attirer l’attention des réalisateurs et du public.

Dans les années 1950, Gina Lollobrigida s’impose comme une icône internationale. Elle captive les spectateurs dans « Pain, Amour et Fantaisie » (1953), où elle incarne la vivacité et la malice de la jeunesse italienne. Ce rôle la propulse sur le devant de la scène et lui vaut une reconnaissance critique durable. Elle séduit également le public français dans « Fanfan la Tulipe » (1952), une comédie d’aventures pleine de panache, qui lui ouvre les portes du cinéma européen.

En 1956, elle prête ses traits à Esméralda dans « Notre-Dame de Paris », adaptation grandiose du roman de Victor Hugo. Son interprétation bouleverse par sa sensibilité et sa force, confirmant son statut de star mondiale. Trois ans plus tard, elle partage l’affiche avec Yul Brynner dans « Salomon et la Reine de Saba » (1959), où elle incarne une reine mystérieuse et envoûtante, symbole de la fascination qu’elle exerce sur le public.

Mais Gina Lollobrigida ne se contente pas de briller devant la caméra. Dans les années 1970, elle choisit de s’éloigner du cinéma pour explorer d’autres formes d’expression artistique. Passionnée de photographie, elle sillonne le monde, appareil à la main, capturant des instants de vie, des visages célèbres ou anonymes, et publie plusieurs ouvrages salués pour leur regard singulier. Son talent de photographe la mène à rencontrer de grandes figures de son époque, de Salvador Dalí à Fidel Castro. Elle expose également ses sculptures dans des galeries prestigieuses, révélant une créativité sans cesse renouvelée.

Tout au long de sa carrière, Gina Lollobrigida reçoit de nombreux honneurs : elle est faite Commandeur de l’Ordre du Mérite de la République italienne et reçoit une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Ces distinctions témoignent de l’empreinte qu’elle laisse dans l’histoire du cinéma et des arts visuels.

Surnommée affectueusement « La Lollo », elle incarne la beauté, le charisme et l’indépendance. Sa vie privée fascine autant que sa carrière : elle épouse Milko Skofic, un médecin yougoslave, en 1949, et donne naissance à un fils, Milko Jr. Leur union dure jusqu’en 1971, marquée par des hauts et des bas, mais aussi par une profonde complicité.

Jusqu’à son dernier souffle, le 16 janvier 2023 à Rome, Gina Lollobrigida reste une figure admirée, symbole d’une époque dorée du cinéma et d’une femme qui, par sa passion et son audace, inspire des générations d’artistes et de spectateurs.



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Un peu de bonne humeur

La puissance de la pensée

Hier, je suis allé chez le caviste à vélo et j’ai acheté une bouteille de whisky. Spontanément, j’ai mis la bouteille dans le panier porte-bagage du vélo. Alors que je m’apprêtais à partir, je me suis rendu compte que si jamais je tombais, la bouteille se casserait. Alors, j’ai bu toute la bouteille de whisky d’une traite et je suis rentré.

Vous n’allez pas me croire mais cette magnifique idée de boire tout mon whisky s’est avérée providentielle car je suis tombé sept fois sur le chemin de retour ! Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé à la bouteille si je n’avais pas été aussi bien inspiré.

Je suis toujours épaté par la puissance de la pensée !

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

 

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.

Reportage de Paul Linnman

Savais-tu ?

Le requin qui vit jusqu’à 500 ans

Le requin du Groenland vit dans les eaux très froides de l’Atlantique Nord et de l’Arctique, près du fond marin, ce qui en fait une espèce dite bathybenthique. Il se nourrit de manière opportuniste, en se spécialisant dans la consommation de poissons, de calmars, de mammifères marins et de charognes, jouant à la fois le rôle de prédateur et de charognard au fond des océans. Sa lente nage et sa faible activité lui permettent de s’adapter à un environnement où la nourriture est parfois rare et dispersée.

Ce requin possède une longévité exceptionnelle, souvent estimée entre 300 et 500 ans, ce qui en fait l’un des vertébrés les plus longévifs connus. Cette longue vie s’explique par un métabolisme très lent, favorisé par l’eau glaciale dans laquelle il évolue, et par des gènes qui protègent son ADN et limitent le vieillissement cellulaire. Sa croissance est extrêmement lente, avec quelques millimètres par an seulement, et sa reproduction intervient très tardivement, ce qui s’inscrit dans une stratégie de vie « ralentie ».

L’espèce est connue depuis des centaines d’années dans les peuples inuits et les communautés nordiques, où elle était pêchée pour sa chair (souvent fermentée) et son huile. Depuis le 19ème siècle, les biologistes l’ont classifié et décrit comme Somniosus microcephalus, en le comparant à d’autres requins dormeurs. Les données ont ensuite été enrichies par des captures accidentelles ou ciblées (pêche commerciale, pêche sportive, études de plongée), qui ont fourni des spécimens pour la mesure, la dissection et l’analyse de tissus. Pour estimer son extrême longévité, les chercheurs utilisent la datation au carbone 14 des protéines du cristallin de l’œil, un tissu qui ne se renouvelle pas et fixe la proportion de carbone au moment de la naissance du requin.

Les requins du Groenland peuvent vivre 400 ans. Comment est-ce possible ? - www.nationalgeographic.fr

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