Bonne fête aux Émeline
Aujourd’hui
Les évènements notables
1992 – Lancement de Znamia-2
Le 27 octobre 1992, la Russie lance Znamia-2, un dispositif expérimental destiné à réfléchir la lumière du Soleil vers la Terre à l’aide d’un miroir spatial. Conçu pour étudier la possibilité d’éclairer artificiellement des zones plongées dans l’obscurité, le projet ne dure que peu de temps mais marque une étape fascinante de la recherche spatiale post-soviétique.
1981 – Le sous-marin soviétique S-363 s’échoue sur les côtes suédoises
Le 27 octobre 1981, le sous-marin soviétique S-363, surnommé « Whiskey on the rocks », s’échoue accidentellement près de Karlskrona, en Suède. L’incident provoque une crise diplomatique majeure entre Moscou et Stockholm, en pleine Guerre froide, car le bâtiment se trouve dans une zone militaire hautement sensible.
1972 – Constitution légale du parti politique français Front national
Le 27 octobre 1972, le Front national pour l’unité française est officiellement fondé par Jean-Marie Le Pen. Le parti, d’abord marginal, prône le nationalisme, l’ordre et la lutte contre l’immigration. Il deviendra une force politique majeure dans les décennies suivantes, rebaptisé Rassemblement national en 2018 sous la direction de Marine Le Pen.
1922 – Benito Mussolini entame sa marche sur Rome
Le 27 octobre 1922, Benito Mussolini lance la « marche sur Rome », mobilisant ses partisans fascistes pour s’emparer du pouvoir en Italie. L’opération force le roi Victor-Emmanuel III à le nommer chef du gouvernement. Cet épisode marque le début du régime fasciste, modèle d’autoritarisme qui influencera durablement l’Europe.
1817 – Proclamation du Royaume de Madagascar à Toamasina, immédiatement reconnu par le Royaume-Uni
Le 27 octobre 1817, à Toamasina, le roi Radama Ier proclame la fondation du Royaume de Madagascar. Modernisateur, il unifie l’île et engage des relations diplomatiques avec le Royaume-Uni, qui reconnaît immédiatement le nouvel État. Cette alliance ouvre une période de réformes et d’influences européennes sur l’île.
1720 – Capture des pirates Jack Rackham et son équipage, dont Mary Read et Anne Bonny, par les troupes du Gouverneur de la Jamaïque
Le 27 octobre 1720, les célèbres pirates « Calico Jack » Rackham, Mary Read et Anne Bonny sont capturés par la marine du gouverneur de la Jamaïque. Leur arrestation met fin à l’une des dernières aventures de l’âge d’or de la piraterie. Mary Read et Anne Bonny resteront célèbres comme rares femmes pirates de l’histoire.
1662 – Louis XIV rachète Dunkerque à l’Angleterre, la ville devient ainsi définitivement française
Le 27 octobre 1662, Louis XIV achète Dunkerque à l’Angleterre pour cinq millions de livres. La ville, alors sous domination anglaise depuis 1658, redevient française et le restera définitivement. Le port stratégique de Dunkerque devient un atout militaire et commercial majeur pour le royaume.
1614 – Ouverture des États généraux
Le 27 octobre 1614, Louis XIII convoque les États généraux à Paris, pour la première fois depuis 161 ans. Réunissant le clergé, la noblesse et le tiers état, ils sont censés résoudre la crise financière et politique du royaume. Ces États généraux marqueront la fin d’une époque : ils ne seront plus réunis avant 1789.
1553 – Michel Servet est brûlé vif, sur ordre du Grand Conseil de Genève
Le 27 octobre 1553, le théologien et médecin espagnol Michel Servet est exécuté à Genève pour hérésie. Opposé au dogme de la Trinité, il avait aussi critiqué Jean Calvin. Son supplice choque les esprits et relance le débat sur la tolérance religieuse, faisant de lui un martyr de la liberté de conscience.
Les naissances et décès notables
1979 – Naissance de Léa Salamé (Hala Salamé), journaliste de télé et radio franco-libanaise
1975 – Naissance de Loránt Deutsch (Laszlo Matekovics), comédien français
1967 – Naissance de Joey Starr (Didier Morville), rappeur et comédien français
1958 – Naissance de Emmanuel « Manu » Katché, chanteur et musicien français
1952 – Naissance de Roberto Benigni, acteur et réalisateur italien
1943 – Naissance de Jean Schultheis, chanteur français
1922 – Naissance de Michel Galabru, acteur français
1996 – Décès de Madame Soleil (Germaine Moritz Soleil), astrologue française
1990 – Décès de Jacques Demy, cinéaste français
1974 – Décès de Ferdinand Lop, journaliste, dessinateur, écrivain, humoriste, philosophe de café connu pour sa candidature perpétuelle aux élections présidentielles
939 – Décès de Æthelstan, roi d’Angleterre de 924 à 939
Humour
« Mes amis, pour faire baisser le prix des produits laitiers, il faut remplacer les vaches par des tôles.
Parce que les tôles on-du-lées » – Ferdinand Lop, candidat à l’élection présidentielle française
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Château et fantôme
Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :
– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?
– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
Une New Atlantis éphémère
Leicester Hemingway, frère cadet d'Ernest Hemingway, fonde le 4 juillet 1964 New Atlantis, une micronation éphémère. Elle consiste en un radeau de bambou ancré sur un banc de sable dans les eaux internationales des Caraïbes, à 10-15 km au large de la Jamaïque.
Leicester, aventurier et journaliste, s'inspire du Guano Islands Act américain de 1856 pour revendiquer la souveraineté, arguant que des fientes d'oiseaux sur le radeau en font un territoire exploitable. Il installe une barge d'environ 22 m², divise le radeau en deux moitiés symboliques (une américaine, l'autre New Atlantis), et rédige une constitution inspirée de celle des États-Unis sur sa machine à écrire.
L'initiative vise à promouvoir la recherche marine, protéger la pêche locale et créer un aquarium. Leicester se proclame président, émet une monnaie, des timbres-poste et un drapeau (triangle jaune inversé sur fond bleu). Parmi les six "citoyens" figurent sa famille, un agent de la CIA et une assistante liée à la mafia.
Malgré des recrutements de personnalités (comme Lady Pamela Bird), aucune reconnaissance internationale n'intervient. Des tempêtes tropicales détruisent plusieurs versions du radeau, et le projet s'arrête définitivement en 1966.
Savais-tu ?
Siméon le Stylite
Ce moine chrétien syrien du Vème siècle a choisit de vivre une existence d’ascète radical. Né vers 389 dans une famille modeste, il entre jeune au monastère de Téléda et adopte des pratiques de jeûne et de prière extrêmes qui attirent l’attention. Pour échapper à la foule de disciples et intensifier son retrait du monde, il s’installe au sommet d’une colonne (stylos, en grec) près d’Antioche (Qalaat Siman au nord-ouest d’Alep), dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Syrie.
Sur sa colonne, initialement haute de quelques mètres puis surélevée à plus de 15 mètres, Siméon demeure immobile pendant près de 37 ans, exposé aux éléments. Il prie sans relâche, enseigne les pèlerins qui affluent de tout l’Empire byzantin et dispense conseils spirituels ou médiatise des conflits. Ses disciples l’entourent en bas, lui remontent de la nourriture minimale et entretiennent un complexe religieux autour de son pilier.
Siméon incarne le stylitisme, cette forme spectaculaire d’érémitisme chrétien qui inspire de nombreux imitateurs, tel Syméon le Jeune (521-596) ou au faîte d’un arbre (appelés dendrites du grec dendron signifiant « arbre »). Sa sainteté rayonne jusqu’à l’empereur, et sa mort en 459, debout en prière sur sa colonne, fait de lui une icône de l’ascèse orientale. L’Église le fête le 27 juillet. Son site attire encore les archéologues pour ses vestiges imposants.
Astuce
Recette anti-puce pour Médor
Si Médor ou Kiki n'ont pas la chance, comme beaucoup de leur congénères aujourd'hui, de dormir dans un panier bien au chaud à l'intérieur de la maison mais plutôt dans une niche à l'extérieur, ils ont plus de chances de rejoindre le club des sacs à puces. Pour leur éviter ce désagrément, il semblerait que quelques feuilles de noyer dans leur paillasse éloigneraient miraculeusement les indésirables... enfin selon les dires de ma grand-mère, bien évidemment.
Un instant en ce bas monde

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.
La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.
Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.
Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

